Ce Pharao est le deuxième du nom : Digiflavor avait déjà sorti, avec la collaboration de RippTripper, un atomiseur nommé Pharao, un gros machin, pas très joli à mon goût, mais semble-t-il de de bonne qualité pour une vape très très aérienne.
C’était l’époque ou les concepteurs exploraient l’idée d’un deuxième air flow sur le drip tip, pour augmenter la production de vapeur.

Ce système a fait long feu… Digiflavor (filiale de GeekVape) revient aujourd’hui sur son design, toujours avec RippTripper, et nous promet une vape superlative en simple coil avec un atomiseur joliment dessiné (proche du Zeus), le Pharao mini… qui, tout mini soit-il, contiendra toute de même 5 ml de liquide dans son réservoir de 24 mm de diamètre.

Le Pharao nous est présenté dans une petite boite en carton, qui se révèle être une corne d’abondance : 3 drip tips, des valises de joints de rechange, 4 vis de secours pour les posts avec leurs ressorts, des outils, un petit et un grand pyrex… c’est bien sympa.

Il est équipé d’origine de son petit réservoir (2 ml, TDP mon amour…), ce qui le rend compact.

Le drip tip est surprenant : c’est un 810 enveloppant, comme sur le Zeus, mais il est encore plus large : 20 mm. Ca fait un peu “ouvre grand la bouche je vais te gaver”.

Sa structure est classique : une base, un réservoir qui contient la cloche.

Le plateau ressemble globalement à celui du Ammit 25, les arrivées d’air inférieures sont identiques, à ceci près qu’ici il y a pas de troisième dimension, l’air arrive uniquement par le bas.
Il sera intéressant de comparer le rendu des deux atomiseurs.

Le pin 510 n’est ni réglable ni démontable.

En fait la base est constituée de deux pièces : un coupelle qui intègre la bague de réglage de l’air flow, et le plateau dont le pin est fixe, qui se visse dans la coupelle.
Le pin 510 ressort largement, il sera utilisable sur une connexion hybride, mais il peut poser problème sur des mods qui auraient des connecteurs peu profonds.

Le réservoir se démonte en 3 parties plus une : un contre écrou, qui empêche la bague de remplissage de se dévisser.

Le réglage d’arrivée de liquide se fait en tournant directement le réservoir : on le dévisse d’1/8° de tour pour fermer l’arrivée. Il faut donc que les pièces du réservoir soient bien bloquées.

J’ai décidé de le remonter avec le grand réservoir (5 ml), donc il faut ajouter une rallonge à la cloche, et un contre écrou plus long.

Le Pharao devient alors plus imposant, sans modifier beaucoup son apparence, il passe de 42 mm de haut à 49 (sans drip tip).

Le système de fixation du coil est constitué de 2 serres joints symétriques.

Il accepte tous les coils, quel que soit le sens dans lequel ils ont été bobinés, et s’accommode aussi bien de fils fins ou épais, ronds ou plats, sans les déformer.
Un ressort fait monter le serre joint lorsqu’on dévisse la vis de serrage, dont l’empreinte est cruciforme.

Clairement, c’est le système le plus agréable que j’ai utilisé jusqu’à ce jour.

Le coil se place donc très facilement, tant en largeur qu’en hauteur.

Les pattes doivent être coupées courtes, mais il y a un bon millimètre de marge de sécurité.

La pose du coton ne pose pas plus de problème : elle est évidente, inratable.

Bref, jusque là, c’est du gâteau cet atomiseur : il est techniquement irréprochable, et sa finition satinée change agréablement de l’acier brossé.
Le seul reproche que je pourrais lui faire est de ne pas arriver aussi propre qu’il pourrait l’être : je l’ai passé aux ultra sons avant de le monter.


Non seulement le Pharao est très agréable à voir et à monter, mais il est agréable à vaper !

Sa vape est typique des atomiseurs simple coil actuels : ouvert à fond il est franchement aérien, juste un peu restrictif. Le réglage d’air flow est progressif mais il sera impossible de vaper en MTL. En fait si, c’est possible, mais ça n’a pas d’intérêt.
Il naviguera donc entre restreint et presque pas restreint, mais toujours en inhalation directe, et il ne fuit pas. A la longue, il peut y avoir un peu de condensation sur le plateau de la box à côté des arrivées d’air, c’est tout.

A 20 watts ça ne donne pas grand chose, il lui faut au moins 25 watts avec du fil simple, et 30 watts avec du fil composé pour s’animer correctement, et il supporte de monter assez haut. De mon point de vue, il est au mieux entre 30 et 45 watts suivant l’ouverture de l’air flow. Au-delà il perd en saveurs et le risque de dry hit devient réel : ce n’est qu’un simple coil.

Il serait très tentant de le comparer à ses frangins Zeus et Ammit. Je ne vais pas le faire parce que j’ai l’intention de faire un comparatif plus complet des trois oiseaux.
Mais disons qu’on est dans la même cour : la vapeur est assez dense, même avec la cheminée longue, les saveurs sont très bien restituées, y compris dans les détails.
Je le trouve assez neutre par rapport à d’autres atomiseurs : il restitue ce qu’on lui donne, sans caricaturer, il est fidèle.

La vapeur n’est ni chaude ni froide, à peine tiède à 30/35 watts, et elle se réchauffe en montant en puissance, ou en choisissant le réservoir court.

Le seul aspect qui me gêne, c’est le drip tip. Il est très doux, tout arrondi, mais quand même un peu trop large, du moins pour moi, et puis esthétiquement il est un peu massif, je préfère mettre un 810 plus raisonnable.

Bref, c’est encore un excellent atomiseur simple coil pour qui aime la vape en inhalation directe. Geek Vape assure pas mal en ce moment, dans le domaine des RTA au tarif raisonnable, que ce soit en termes de vape ou de finitions.

Merci à Mr Noël de m’avoir confié cet atomiseur depuis ses entrepôts de Fasttech, ou l’on peut le trouver, avec le code MAP, [mode camelot on] non pas à 50 $, pas plus qu’à 40 $, mais bien plutôt à 29 $ [mode camelot off]   :bye: