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Nettoyage des coils sans dry-burn

Gunk coil
Gunk coil

Mille sabords, j’ai plus le droit de “dry-burn” mes coils!

 

Avant de commencer à rentrer dans la technique du nettoyage à proprement dit, voici quelques explications pour ceux à qui le terme “dry-burn” n’évoque qu’un nuage de point d’interrogation.
Tout d’abord la technique du “dry-burn” s’applique principalement à un atomiseur reconstructible (RBA) ou un dripper (RDA). Après de nombreuses heures de vape (ou pas car cela dépends majoritairement du e-liquide utilisé), la résistance d’un RDA/RBA ressemble au fond de mon barbecue après une bonne séance de grillade.
Autrement dit à ça (et encore j’ai eu bien pire):

Gunk Coil demo

Et, jusqu’à présent, pour nettoyer cette résistance, la pratique courante consistait à effectuer un dry-burn c’est-à-dire :
1. Enlever son coton
2. Faire chauffer à rouge sa résistance
3. Éventuellement, la passer sous l’eau claire
4. Recommencer si ce n’était pas suffisant jusqu’à ce que la résistance ait retrouvé le look de sa première jeunesse

Mais voilà ça c’était avant, avant que le docteur Konstantinos Farsalinos ne mette cette technique “Hors la loi” (voir : https://danyvape.com/dry-burn-loi-selon-dr-farsalinos/ )

Les solutions:

La première consiste à refaire un coil neuf à chaque nettoyage : simple, efficace, mais pas économique. Voici donc celle que j’utilise personnellement :

Le matériel

Coton-tige, brosse à dent, eau et patience

Dry-burn_matériel

1.    Enlevez le coton

Dry-burn_cotonout

2.    Pulsez de manière à faire chauffer son coil mais sans le rougir (régler son Mod de préférence entre 8W et 12W)

Dry-burn_temp

3.    A l’aide d’un coton-tige préalablement mouillé, balayez sa résistance.

Dry-burn_ct

4.    Passez un coup de brosse (type brosse à dents) pour enlever les éventuels résidus persistants

Dry-burn_brosse

5.    Si le coil est vraiment sale, pulsez de nouveau et trempez-le délicatement dans l’eau

Dry-burn_baignade

6.    Recommencez les opérations 2-3-4-5 jusqu’à obtenir le résultat escompté.

Dry-burn_resultat

Et voilà un magnifique coil prêt à vaporiser de nouveau.

Dry-burn_fin

Conclusion

La technique vaut ce qu’elle vaut, mais a le mérite de fonctionner. Certes, cela prend plus de temps qu’un bon vieux dry-burn, mais pas beaucoup plus que de refaire son coil (compter 5 à 10 minutes en fonction du degré de crasse de votre coil) et puis lorsque l’on agit pour sa santé, on ne compte pas son temps :-)

Attention toutefois, cette technique ne fonctionne pas sur du résistif Ni200, d’une part ce n’est pas bon (pour la santé) et d’autre part le fil est tellement souple que vous allez tout écraser.

Lexique

Pulser : appuyer sur le bouton de son mod par petite impulsion.

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Ecrit par Till [tgvape]

Passionné de vape depuis plus de 2 ans, j’aime me triturer le cerveau avec de nouveaux challenges.

29 Comments

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  1. je prefere changer de coil cest pas les quelques centimes de kanthal qui vonts me ruiner de plus j utilise du nichrome sur les dripper qui eux s encrassent beaucoup moins vite et pour le nickel cest pareil si les coils ressemblent au tien ce qui m arrive jamais poubelle direct

  2. D’autre part, Forsalinos il est bien gentil mais on est toujours dans l’attente de précisions sur ce problème depuis le mois de mai.
    D’autre part encore, n’oublions pas non plus qu’on c’est envoyé xx clopes durant xx années sans se poser de questions existentielles autres que “vient la mort, on va danser”…

  3. Hello !

    Sympa comme pistes…
    J’ai moi aussi ma solution pour nettoyer les coils :
    On trempe le coil dans l’eau, et on fait bouillir l’eau restée piégée à l’intérieur du coil. On fait fire pendant 6-7secondes jusqu’à ce que l’eau soit presque toute évaporée. On répète l’opération jusqu’à avoir un coil bien clean.
    Ça fonctionne plutôt bien, et je trouve ça plus rapide.

    Pour rebondir sur les commentaires “c’est toujours mieux de dryburn que de fumer”, je suis d’accord, cependant, je trouve que la vape ne doit pas être un “moins pire que la clope” mais une alternative vraiment safe !
    Mieux vaut se prémunir de toute critique de la part des détracteurs de la vape, en éliminant le maximum de risques, aussi petits soient-il. Même remarque pour le diacétyl et autres saloperies dans les e-liquides. Ce qui ne m’empêche pas de vaper des liquides douteux sur ce plan, et de dryburn mes coils de temps en temps.

  4. Loin de moi l’idée d’aller contre un article clair, précis et prônant la prudence mais je dois avouer n’être que très moyennement convaincu par les allégations du Dr Farsalinos…

    Du coup, je continue obstinément à pyrolyser mes coils de préférence sur une box mécanique dotée d’accus chargés à bloc de façon à ce que le bazar rougisse comme y faut. Bien sûr, je fais ça dehors ou fenêtre ouverte car ce type de destruction du charbon résiduel ou “gunk” génère du monoxyde de carbone, doté d’une fâcheuse tendance à mettre la grouille au niveau du rôle respiratoire du sang.

    Comme j’aime bien quand ça crépite et encore mieux quand ça s’enflamme, je continuerai jusqu’à ce que preuve soit faite des dangers courus à porter au rouge un alliage conçu pour l’exposition à la chaleur, dont la température de fusion se situe autour de 1.400 °C.

    Oxydes de fer, de chrome, d’aluminium ? Sans doute, mais si c’est le cas, le Kanthal ne les diffuse pas seulement pendant les dry-burns mais aussi en cours de vape, certes en quantités moindres mais des heures durant.

  5. C’est comme ça que j’ai fait fondre une brossé à dents. Le ni200, il en faut beaucoup pour l’encrasser le coil. Pas besoin de dry. Pour le kanthal je suis convaincu de ce que dit farsalinos. Sauf si le coil reste couvert de liquide où la, je modererai ses propos.

    • C’est toujours la même crainte de ma part, celle de l’effet “buzz”…

      Si demain je me mets à glapir sur tous les media, analyses en main, que le PG libère de l’arsenic à partir de 45°C, bim ! Je deviens une star… Jusqu’au jour où quelqu’un fera remarquer que 2 . 10^-12 mg / l de ce poison n’ont jamais tué personne.

      Il y a beaucoup trop de pression autour de la vape pour qu’on puisse prêter attention à toutes les affirmations non étayées qui visent à la noircir. Qu’on nous donne des chiffres et leur provenance…

  6. Heu, moi je continue à dry burner aussi. C’est con, mais vraiment ça va vite, et c’est reparti…
    Après le débat sur ce qui est safe, je crois déjà qu’il y a plusieurs vapes en fonction de la température de la vapeur en premier lieu. Et la chauffe des coils, c’est à chaque fois qu’on chain-vape, donc pour ce qui est du dry-burn, je pense qu’on parle de quelque chose ou d’insignifiant si vaper c’est sain, ou d’insignifiant si vaper est problématique.

  7. Voilà des chiffres en provenance du blog du Dr. Farsalinos :(c’est ce qui l’a poussé à faire une étude sur les dryburns)
    http://www.ecigarette-research.org/research/index.php/research/research-2015/209-metals

    Il est bien souligné qu’il n’y a pas vraiment de risques majeurs pour la santé.
    Ce qui n’est pas une raison pour vouloir une vape irréprochable ! :yes:

    La communauté des vapoteurs s’est indigné suite à l’annonce de Farsalinos quant au dryburn, mais il faut bien savoir que c’est un acteur important dans la défense de la vape. Ce n’est pas parce qu’il a (pour une fois) donné des informations en contresens qu’il faut tout de suite le faire passer à la planche ! Après tout, ce qu’il veut, c’est que la vape soit la plus saine possible. Ici il ne cherche pas à comparer les risques en comparant avec la cigarette traditionnelle, et c’est bien là qu’on voit tout le professionnalisme de son travail.

  8. Avec le Captain Jack et le Tiki Juice j’arrive à colmater mes bobines de belle manière alors je vire ma fibre, je fais un dry-burn sauvage au point d’enflammer le dépôt crado, une petite secousse et tout tombe sur le Sopalin , un coup de brosse pour virer les dernières scories, mes bobines sont comme neuves.
    Je re-meche et roule ma poule !
    Et pendant ce temps là, je ne vape pas……….
    Donc je ne vois pas trop où est le danger :-(
    (mais, bon, je peux me gourer)

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