Attention, cet article est très long. Il raconte avec beaucoup de détails, un peu comme en temps réel, comment un vieux vaper comme moi a appréhendé l’Octopod et fait ici retour d’expérience. Il sera plus tard suivi de tests de liquides plus agréables à lire, mais ce long prélude doux-amer, mi-PG mi-VG, me semble nécessaire… étant entendu que je ne suis pas la cible directe de ce pod. Il faut lire ce premier témoignage en tenant compte de ce « biais ».

POUR COMMENCER… UN « OUI-MAIS »

L’excellente maison de négoce Vape Cellar est revenue au goût… que dis-je ? aux goûts du jour, et se signale en force et en beauté à notre attention par deux nouveautés de taille. D’abord une nouvelle gamme de « tabacs-spiritueux », déclinée en « light » et en « strong »… et puis… un pod, oui, vous avez bien lu, un pod destiné à ses liquides, à tous ses mémorables jus, les anciens relookés et les tout nouveaux, qu’elle distribue.

Éric Baucher m’a adressé un très généreux assortiment de tous les liquides, et un Octopod, afin de faire cette revue. Je le remercie grandement, car c’est un homme qui, pour le moins, possède élégance, distinction et savoir-vivre. Éric est également un professionnel aguerri à qui rien du monde de la vape n’est étranger. Vape Cellar est une maison de négoce qui se fait un devoir draconien de respecter toutes les normes en vigueur ; en cela, la communauté des vapers lui doit beaucoup et peut, les yeux fermés, lui accorder sa confiance.

Il me semble, mais c’est tout à fait personnel, que l’idée sous-jacente à ce retour regarde de très très près la question fondamentale du sevrage tabagique. Il s’agit, selon moi, de mettre à disposition des personnes visant l’arrêt du tabac ce qu’il y a de meilleur en termes de matériel et de liquides. Un véritable défi que Vape Cellar se lance à lui-même ! À mon sens, les risques sont importants si on examine l’offre pléthorique de pods qui envahit la scène de la vape. Toutefois, les risques sont très minimes si, cette fois, on s’arrête sur l’offre encore vraiment limitée des rares liquides « tabacs » qui, comme ceux que Vape Cellar propose, ne font pas semblant et bénéficient d’une recherche scientifique et gustative exceptionnelle.

Un logo qui a la classe : Vape Cellar !

Je pourrais traiter cette revue en ne mettant en valeur que les fort nombreuses qualités que Vape Cellar nous présente. Mais il y a un élément qui, de mon point de vue, tel un grain de sable grippant un rouage, amoindrit l’effet recherché (comment, je le rappelle, se sevrer du tabac avec facilité, élégance… et au juste prix).

Vape Cellar ressort son ancienne gamme de délicieux liquides — L’ABSOLV — ; inaugure une nouvelle gamme tout à fait extraordinaire — Spirit of Absolu — et assortit ses deux gammes d’un fort joli pod — l’Octopod —, et c’est, malheureusement à son propos, bien au-delà de l’élégance de l’objet, que, je le soutiens, le bât blesse un peu.

Comment expliquer le choix de ce pod-là, élaboré en totale coopération avec HCigar, fabricant chinois de bonne réputation, mais intégrant des restrictions structurelles rédhibitoires, alors que le panel de pods non restrictifs est immense ?

Ce choix bizarre, j’ose le mot, risque fort de freiner nombre de fumeurs prêts à se lancer dans l’aventure, alors que les jus exceptionnels sont parfaits pour stopper radicalement la fumée et la métamorphoser en vapeur. Quelle raison a-t-elle poussé Vape Cellar à proposer un pod dont l’atomiseur est à usage unique, de très faible contenance, et dont la batterie a une capacité minimale ? A-priori péjoratif, direz-vous ? Je me dois de faire tout pour vérifier !

POUR VÉRIFIER UN A-PRIORI, JE CALCULE

Difficile de calculer précisément !

Ce long test — qui traitera de l’adéquation d’un matériel nouveau avec des liquides puissants, bons et efficaces contre le tabac — m’oblige à un commencer par un calcul (approximatif).

Estimation pour envisager (à la louche et de mon seul point de vue issu de mes expériences de vieux tox du tabac) une désintoxication complète et confortable sur une année :

2 octopods + 730 résistances + 110 flacons.

(2 x 30) + (365 x 3,5 x 2) + (2,25 x 365) = 60 + 2550 + 820 = 3430

[ pods + atos + jus ].

[ J’achète 2 Octopods à 30 € / an (0,15 € jour) ; je consomme 2 résistances à usage unique à 3,5 € / jour (7 € / jour) ; donc 3 ml de liquide par jour à 7,5 € les 10 ml (2,25 € / jour).]

En résumé : env. 3400 € / an ; env., 284 € / mois ; env., 9,5 € / jour.

Je considère que c’est un budget maximal, relativement pessimiste, mais assez probable pour un nombre non négligeable de fumeurs, en demande de beaucoup de vapeur palliative.

Pour un fumeur « moyen », à 1 paquet à 10 € par jour… c’est grosso modo le même coût, sauf que, en un an au grand maximum, il est totalement  désintoxiqué du tabac par Vape Cellar.

Bon, ça passe ric-rac… si et seulement si ce fumeur est volontaire et prêt à lâcher sa clope !

Pour un « gros » fumeur, à 2 paquets à 10 € / jour, soit 20 € / jour, la désintoxication par Vape Cellar lui coûtera deux fois moins cher que son tabac. Ça aide à être volontaire !

Bon, là, il n’y a pas photo… et le fumeur en question n’a plus qu’à compter ses sous !

Ce calcul ne va évidemment pas s’appliquer à chaque individu et à chaque cas particulier, puisque il y a des paramètres comme la volonté, la longueur variable du sevrage, les habitudes à changer, le fait d’aimer ou pas les jus, etc., qui ne peuvent pas se chiffrer aussi facilement. Non, ce calcul est fait pour montrer deux choses très importantes… une bonne, et une moins bonne :

— la bonne, c’est qu’on peut se désintoxiquer avec d’excellents produits en prenant son temps… et ça coûtera moins cher que de continuer à fumer (au pire, la même somme) ;

— la moins bonne, c’est que, à cause de la faible autonomie de la batterie, il faudra acheter deux pods, mais, surtout, que la part la plus importante (énorme) du budget concerne l’achat des résistances à usage unique, jetables une fois le 1,5 ml de jus parti en vapeur.

 

J’ignore donc quelles raisons précises ont poussé la maison Vape Cellar à choisir son matériel, mais le fait que les résistances soient bonnes à jeter au bout de 1,5 ml de liquide vapé… donc non rechargeables… me fait un peu mal au ventre ! Ça pique, non ? Je trouve ça dommage !

MAIS, BON, RELATIVISONS

L’écrin de l’Octopod et son contenu

Dans la description (très optimiste à mon sens) que Vape Cellar donne de ses résistances, il est déclaré qu’une seule résistance donne une autonomie de deux jours… Alors, bien entendu, selon cet angle, le budget de désintoxication se réduit considérablement. De plus, il est spécifié que l’autonomie d’un pod (350 mAh) est suffisante pour une journée… encore une baisse radicale du budget !

Heureux, par conséquent, seront les fumeurs qui pourront se contenter de ça. Je le leur souhaite sincèrement, mais j’ai du mal à y croire quand je pense à nos lointaines premières expériences (2 batteries de 650 mAh, 2 réservoirs de 2 ml rechargeables, et du liquide qui n’avait de « tabac » que le nom), qui étaient largement insuffisantes (il fallait que je vape sans décrocher du réveil au coucher… et si je n’avais pas eu un véritable conseil en boutique physique, j’aurais, par épuisement, voire dégoût, repris la clope).

Pourquoi Vape Cellar, d’un côté, propose-t-il une des meilleures (aux sens propre et figuré) méthodes pour un sevrage génial ; et, de l’autre, place une restriction décourageante en plein milieu ?!! Même si, quelle que soit la façon de compter, le sevrage sur une année coûte moins cher qu’une année de tabac.

Foin des calculs ronchons et des réticences de vieux vaper rompu à l’art des atos reconstructibles, du calcul de coils, des liquides DIY à moins de 1 euro les 10 ml et de box d’une autonomie de 9000 mAh ! Il faut clore de façon optimiste cette introduction nécessaire : une chose, donc, est « absolu »-ment certaine : dans tous les cas (même le pire que j’ai imaginé), la désintoxication avec cette configuration coûtera moins cher que de continuer à fumer…

Et, nom de nom, voilà, malgré les restrictions bien regrettables, une sacré bonne nouvelle !

L’OCTOPOD : PREMIERS PAS

Que nous dit la présentation ?

Faces avant et arrière : beau !

 « OCTOPOD a été conçu dans l’objectif de fournir aux fumeurs qui désirent passer à la vape un dispositif de vaporisation de grande qualité, simple, efficace et durable, associé à un taux de nicotine élevé pour ne pas reprendre la consommation de tabac. Il convient également à tous les vapoteurs aguerris, notamment à ceux qui vapent en 3 mg ou 0 mg de nicotine, afin de retrouver le plaisir et l’efficacité d’une vape indirecte (MTL). »

Que nous dit la fiche technique ?

Une boîte de 3 atomiseurs…

Air control system (déclenchement par simple aspiration).

Atomiseur doté du système U-type, à usage unique, avec clip de sécurité enfant, remplissage par le haut, qui évite les fuites et les remontées de liquide.

Capacité du réservoir : 1,5 ml.

Résistance en céramique de 1,8 ohm.

Capacité d’utilisation : environ 300 puffs.

Dimensions : 37 x 20 x 9,5 mm.

Poids : 3 g

Notice d’emploi et certificat de garantie.

Les atomiseurs sont vendus en boîte de 3.

 (Disponible uniquement auprès de nos revendeurs référencés.)

Et moi, je dis quoi [mis à part qu’il me plaît beaucoup esthétiquement et que sa « main » est carrément (mais vraiment !) très agréable) ] ?

TOUT PREMIER ESSAI (À LA BRUTE)

DÉCLIPSEZ – JETEZ – RACHETEZ…

Bon, OK, la légende de l’image ci-dessus est du très mauvais esprit !

Même si les atos sont jetables, donc pas terrible pour l’environnement… il suffit de compter les mégots qui jonchent les sols pour penser que ce n’est pas tellement pire !

Je passe (enfin !) au test en réel…

Je remplis à ras-bord l’ato de liquide « 1776 » en 11 mg / l ; après avoir un peu lutté avec les bulles d’air, je remets le petit bouchon noir en silicone ; je clipse définitivement le drip-tip et ; enfin, je place l’ato en l’enfilant sur la batterie (que j’ai rechargée à fond, sur un port USB de l’ordi (batterie à charger sur un voltage cool), c’est-à-dire que j’ai laissé le voyant s’éteindre, et que j’ai répété l’opération trois ou quatre fois, pour être bien sûr que l’Octopod soit chargé à bloc). Il est 10 h 30 pile.

À la première aspiration, la lumière témoin de charge est bleue (batterie entre 70 % et 100 %) Les premières taffes sont archi-bluffantes ! Mais il faut tirer très très fort, exactement comme sur une clope qui aurait été roulée trop serré. Moyennement agréable, car la quantité de vapeur m’est « décevante » ; il faut que j’enchaîne pas mal les taffes pour avoir une quantité acceptable.

Par contre, la qualité de la vapeur est extraordinaire : tiède, un hit puissant, une légère irritation au bout de la langue et, à l’exhalaison, que ce soit par le nez ou par la bouche, ou mixte, une sensation de cigarette incroyable… quant à l’odeur des volutes, c’est à s’y tromper !

Attention, comme je tire en chain-vape, une condensation se fait et le drip-tip suinte très légèrement…

Je suis en train de taper ce texte sur mon clavier avec l’Octopod bien calé entre l’index et le majeur de la main gauche, exactement comme je le faisais avec mes clopes… mais sans la crainte que les cendres viennent à tomber sur le clavier ou que je me crame les doigts.

La sensation en main est présente, mais suffisamment légère pour être bien agréable.

J’ai la trouille que l’Octopod s’éteigne et qu’il faille le rallumer… eh bien, non… déclenchement automatique… il suffit de le remettre aux lèvres et de tirer, quel que soit le temps entre deux taffes !

Il est 10 h 53, et le voyant bleu vient de passer au vert, ce qui indique une charge entre 20 % et 70 %… Déjà ?!

À chaque taffe, maintenant, j’ai un peu de liquide sur les lèvres : c’est pas vraiment agréable, ça commence même à devenir un peu lassant…

Je suis allé faire un tour dans la maison, je retrouve tous les gestes du fumeur, mais, décidément, il faut tirer comme une brute et plusieurs fois… le liquide continue à suinter (pas beaucoup, mais j’aime pas tellement…) je reviens au clavier et je peux taper ces mots l’Octopod au bec !

Le fait qu’il faille que je tire très fort, combiné au dosage à 11 mg / l de nicotine, me fait un peu « tourner la tête ».

J’aime bien le voyant (encore au vert) qui s’allume à chaque taffe : ça rapproche encore plus du monde de la clope. Ici, pas de bouton, il suffit d’aspirer… abondamment.

Il est 11 h 22. Je viens de regarder le niveau de liquide par la petite fenêtre de contrôle… ça y est, je vois le « haut » du liquide… Déjà ?!

Je fais essayer à ma femme, qui me dit que c’est archi-serré, mais que, par contre, l’idée est super de seulement devoir tirer sans appuyer sur un bouton. Elle ne fait pas de réflexion sur le suintement… qui, moi, me dérange de plus en plus.

Il est 11 h 29, et le voyant vient de passer au rouge (batterie inférieure à 20 %) Déjà ?!

Si je compte bien, ça fait donc 1 heure que j’ai « allumé » l’Octopod…

À aucun moment je n’ai éprouvé le besoin de le poser, parce que je ne suis absolument pas rassasié.

Je décide de poser l’Octopod quand même, et cela pendant 10 à 15 minutes, juste pour voir. Mais je n’ai qu’une envie : me jeter sur un ato sub-ohm à 0,15 ohm et à 60 watts ! Ce que je me contrains violemment de ne pas faire !

Je pose l’Octopod vertical, drip-tip sur un sopalin propre, pour voir si des coulures apparaissent.

Il est 11 h 48. Je reprends l’Octopod, qui n’a, heureusement, absolument pas coulé. Mais les suintements recommencent à la première taffe.

Le voyant a le rouge qui faiblit… mais ça continue à vaper.

L’impression de clope, elle, ne faiblit jamais : c’est un grand grand plaisir. Super hit, saveur bien rendue, exhalaison picotante… bien !

Je continue à être obligé de vaper à la chaîne pour avoir une quantité de vapeur tout juste correcte.

Il est 12 heures. Le niveau de liquide descend à vue d’œil !

Il est 12 h 05. Je ne vois plus une goutte de liquide par la petite fenêtre de contrôle, même en tournant l’Octopod dans tous les sens… si ! en sortant l’ensemble de l’ato, je peux voir qu’il reste un petit quart, soit moins de 0,30 ml de jus. Je réenfile l’ato sur la batterie.

Je peux donc continuer à tirer puisqu’il reste du liquide, mais le suintement s’accentue encore, avec une très légère sensation de glougloutement.

Il est 12 h 10. Plus une goutte de liquide visible, même si, en fait il en reste un chouïa.

Mais, en aspirant comme une brute épaisse, plus de vapeur, et le voyant rouge clignote 7 ou 8 fois…

End of the story !!!!! Déjà ?!

Bilan : de 10 h 30 à 12 h 10… 1 heure et 50 minutes d’autonomie et 1,15 ml de jus vapé comme une brute. Je n’ai pas compté mes puffs… L’ato, au tirage pour moi trop serré, à 3,34 €, est bon à balancer à la poubelle sans autre forme de procès. La batterie est à recharger de toute urgence car je n’ai qu’un Octopod. Mais, même si je ne suis pas du tout rassasié, le liquide procure de très bonnes sensations, meilleures qu’une clope, mais je suis habitué au « sucré-glycériné » des « tabacs » de vape. En sera-t-il de même pour un fumeur habitué à son goût amer et perpétuel de tabac froid en bouche ?

Il est 12 h 15, je rebranche la batterie. Le voyant s’allume. À tout à l’heure.

Va falloir être sobre en attendant !

Je ne suis pas du tout certain que, si j’avais vapé des liquides en 16 mg / l de nicotine au lieu de 11 mg / l, ça aurait changé beaucoup…

Il est 13 h 34. Le voyant de recharge vient de s’éteindre. Je débranche le cordon et le rebranche. Il s’éteint une deuxième fois à 13 h 38. Le temps de recharge a été de 1 h 25, soit sensiblement moins que le temps de décharge (très bon point, mais juste suffisant).

Je peux ré-enfiler (après remplissage et le drip-tip définitivement reclipsé) un deuxième ato sur la batterie.

Les capsules à usage… unique…

BON, OK, RELATIVISONS DERECHEF

Il est évident que je suis bien mal placé pour faire un test parfaitement objectif. Je suis déjà sevré de nicotine, d’une part, et je vape comme un malade sur des matériels taillés pour le sub-ohm, d’autre part. J’ai donc un gros besoin de vapeur épaisse, et sans rupture… le contraire de ce que l’Octopod me propose aujourd’hui…

Mais au diable les réticences, je me suis promis de faire ce test et de nous pousser avec l’Octopod dans nos derniers retranchements, en essayant de me placer dans les conditions d’un fumeur en désir de sevrage… Gageure ? Tant pis ! Je continue.

L’ESSAI « VOITURE ET TRAVAIL »

Beauté et restriction : mais pourquoi ?

Mon trajet pour aller de chez moi au travail dure une demi-heure aller. Je vape trois ou quatre fois en pauses de 10 minutes ou plus dans la journée. Et je rentre. Total : 1 h 50 environ.

Je suis parti avec l’Octopod chargé à bloc et un nouvel ato rempli à craquer, toute bulle d’air chassée, de « Red Skin » (en 11 mg / l de nico) équilibré et vanillé, délicieux. Arrivé au taf, le voyant bleu était déjà passé au vert, mais c’était évidemment plus agréable de conduire avec un objet tout léger qu’avec la Reuleaux ou la Pipeline 9 / Corona que je prends d’habitude, en conduisant (d’une main !).

Je me suis retenu pendant mes pauses car le voyant m’inquiétait.

Et… en plein milieu de mon trajet retour… les clignotements fatals !!!

Encore une chance que je ne puisse pas vaper pendant les heures de travail, contrairement à un artisan, par exemple, ou une personne qui travaille en solo ; il faudrait presque trois pods.

Sinon, il faut dire que mes collègues étaient épatés par les parfums dégagés par la vapeur, bluffés par l’odeur tabac qui émanait de l’Octopod. Ils s’accordaient avec moi sur le côté super-pratique de ne pas avoir à rallumer et par le fait que ça vapait en aspirant, sans le moindre bouton. Toutes et tous trouvaient l’objet super bien fini et très classe.

Dans la voiture, les vapeurs comblaient mon odorat… et l’intérieur ne sentait pas l’infâme tabac froid d’antan ! Enfin, le peu de vapeur produit par l’Octopod n’avait aucun risque de me faire conduire dans un brouillard à couper au couteau créé par mes nuages sub-ohm habituels… et fort dangereux !

Bilan : encore une fois trop peu, et trop court. Pour moi, décidément, c’est surtout la durée de fonctionnement et le peu de vapeur qui me gênent le plus (je passe sur le tirage très serré et sur la petite condensation liquide sur les lèvres, car il faut dire que je m’habitue peu à peu, en prenant des taffes plus longues et plus douces).

CONCLUSION RELATIVISÉE

Le précieux objet du doute…

Paradoxale, tiraillée, relativisée, ainsi sera cette conclusion ; mais aussi et surtout provisoire. Je m’explique. Certes, je ne vous ai rien caché de mes expériences et j’ai toujours tenu compte du « biais » présent dans ce test : je ne suis plus un fumeur qui veut décrocher. Et j’ai besoin de quantité de vapeur (toxicomanie inversée ?).

Toutefois, je me suis placé au plus près possible dans cette position, j’ai fait des calculs, je me suis remémoré mes déboires dans mes débuts de vape, dans mon retour à la vape après avoir refumé. J’ai joué le jeu de l’abstinence…

Enfin, par la suite, je vais continuer à analyser la méthode et à focaliser mon attention sur la restitution gustative des liquides distribués par Vape Cellar au crible de l’Octopod et (au minimum) d’un autre set-up débutant ou d’un autre pod.

Pour moi, deux choses sont, quoi qu’il en soit, sûres :

— il me faut impérativement un deuxième Octopod pour ne jamais rester seul face à un paquet de clopes pendant sa recharge. Je souligne, d’ailleurs, que le temps de recharge est peu ou prou le même que celui de décharge. Bien pensé.

— Je n’arrive pas à admettre, malgré ma meilleure volonté, qu’il faille jeter les atos une fois vidés de leur minuscule quantité de liquide. Je souligne, d’ailleurs, que le temps de décharge de la batterie correspond peu ou prou au temps passé à vider cette quantité. Bien pensé.

Bref, je suis persuadé qu’il est possible à un fumeur léger, voire moyen, d’arrêter la clope avec ce matos et ces liquides. MAIS, s’il n’a pas d’explications préalables, s’il n’est pas prévenu, si goûteux que soient les liquides « tabac » de Vape Cellar, qu’il lui faudra faire le deuil de son tabac grillé et, strictement, à la lettre, APPRENDRE à aimer ces goûts différents qu’on nomme « tabac » dans la vape, la méthode comporte des risques dus aux restrictions internes de l’Octopod.

Je me permets donc de proposer une piste d’améliorations :

— Créer un « bundle » avec deux pods et un choix libre de deux liquides parmi les Vape Cellar, préalablement goûtés, et pour un prix avantageux. Le tout accompagné de toutes les explications (noir sur blanc, dans un livret) servant à commencer à lever les doutes légitimes et à encourager la démarche de la personne volontaire. Ce « bundle » pourrait être nommé, par exemple, « La méthode Vape Cellar »…

— Réviser le fait qu’il faille jeter les atos après utilisation. Que ceux-ci soient débloqués et rechargeables, sans forcément augmenter la dose de liquide.

— Faire en sorte de rendre le tirage franchement MTL, OK, mais surtout moins serré.

Pour finir sur une note plus encourageante, le vaper invétéré que je suis a pris beaucoup de plaisir aux goûts des liquides passés par l’Octopod. J’ai beaucoup aimé le tenir en main. Par contre, même si j’ai envie de MTL assez souvent, le tirage est trop juste… mais, heureusement, n’interfère pas sur la qualité ni sur le goût ni sur les volutes des excellents jus de Vape Cellar.

Nous reverrons tout ça ensemble, en tout premier lieu avec vos commentaires, puis lors de ma revue apaisée et à venir (dans quelque temps) des nouvelles gammes extrêmement travaillées de cette maison de choix ! Et, qui sait, j’aurai peut-être pris de nouvelles habitudes avec ce pod « trop étrangement » limité. Je me dois d’y arriver !

Une suite bien généreuse et carrément alléchante !

To be seein’ you, sista’s & bro’s de la côte !!! (si vous êtes courageusement arrivés jusqu’ici…) !