in

Le GP Paps v3 par VapourArt

Incroyable…
J’ai passé commande du Paps v3 sur le site de VapourArt un dimanche après-midi, reçu la facture et le numéro de suivi postal le lendemain à 11h45 et surlendemain à 17h, le mod en provenance de Sophia, Bulgarie, était à la maison. Deux jours… Y’a pas à dire, ils savent y faire. Ou alors…

Ou alors, VapourArt non submergé de demandes sur ce batch a eu tout le temps requis et plus encore pour traiter mon achat dans les meilleurs délais. Serait-ce un signe de fin d’engouement pour ces produits artisanaux délivrés au compte-gouttes, adulés par certains et détestés par les autres ? Le temps de la disparition des pièces proposées à la vente en moins d’une demi-heure est-il révolu ? Quoi qu’il en soit, Paps, Paps X et autres merveilles sont encore disponibles cinq jours après leur mise en vente et je n’avais jamais vu ça.

Du coup, je me demande si l’émergence des boxes déclinées sur une large gamme de prix ne serait pas en passe de pousser les mods mécaniques vers les oubliettes. Cette tendance me paraît actuellement assez nette, notamment sur le Navire où ces petits conteneurs d’accus de forme rectangulaire semblent fortement prisés. Has-been, le meca ?

01 - agecanonixOui, peut-être… Il faut quand même préciser que j’utilise un mod électro Dicodes Dani “Extreme” au quotidien. Le circuit électronique de ce mod est certes un peu daté mais reste sur le papier au moins aussi performant que la plupart des boxes de bas et milieu de gamme proposées, ma préférence pour la vape mécanique n’est donc pas totalement issue de l’ignorance même si je reste absolument incapable de l’expliquer. Mais peut-être ces boxes gomment-elles vraiment la différence subtile mais déterminante existant entre l’électro et le meca, peut-être devrais-je en essayer une…

 

 

Pour l’heure, le Dicodes n’en est qu’à la moitié de sa garantie de deux ans et je viens de recevoir une petite merveille de mod tout ce qu’il y a de plus mécanique :

 

Les pièces de rechange accompagnant la livraison figurent au premier plan. De gauche à droite : une bague en plastique pour le bottom-cap, un contacteur et un ressort pour le top-cap, un ressort pour le switch. Derrière, l’indispensable outil mystérieux et complexe permettant de démonter le top-cap. Derrière encore et à gauche, le mod monté sur un tube 18350 optionnel, le tube 18500 de série figurant à sa droite, ces deux tubes arborant le grigri de la marque, l’aeolipile. Enfin en arrière plan, l’étui de ceinture fourni pour trimbaler le matos partout en toute sécurité, extrêmement pratique pour les vapeurs à ceintures dont je ne fais hélas pas partie.

Le démontage d’un VapourArt est un sommet de satisfaction pour qui est sensible à ces choses-là. Une brève impulsion rotative suffit à dévisser le top-cap ou le bottom-cap, tant l’ajustage des filetages confine à la perfection. Les aciers sont durs, lourds et magnifiquement polis, rien ne dépasse, rien ne couine, rien n’accroche. Le mod est propre, finement lubrifié où c’est nécessaire, prêt à l’emploi.

Le top-cap

03 - top_view

Le top-cap est comme un paysage paisible dont la contemplation se passerait de commentaires.

Heureusement, les traces de doigts visibles sur la photo nous ramènent à la dure réalité le temps d’observer le magnifique polissage et la finesse de gravure des canaux de prise d’air.

 

05 - top_cap_dm1Une fois dévissé, le top-cap révèle un plot positif rétractile, détail auquel l’usage quotidien d’accus AW et Efest m’a rendu extrêmement sensible puisqu’en version 18350, une légère différence de hauteur existe entre les représentants de ces deux marques. Le plot positif rétractile gomme cette différence en toute transparence là où des systèmes à vis tels ceux des GUS nécessitent démontage et réglage en cas de passage d’une marque d’accu à l’autre.

 

06 - top_cap_dm2Le plot positif, apparemment en laiton est bien sûr entièrement démontable. Le ressort plaqué argent figurant à droite sur la photo est plutôt ferme pour assurer une bonne élasticité entre le contacteur des atomiseurs et celui des accus. Ce système, également mis en oeuvre sur le Paps X, constitue à mon sens une des rares faiblesses de ces mods, offrant un réceptacle de choix à des liquides fuyant le pôle positif d’un atomiseur pour s’adonner à une vile besogne d’oxydation sournoise.

Le bottom-cap

07 - bottom_view

Le bottom-cap est un miroir de laiton dont la brillance quasiment parfaite rend impossible toute tentative de photographie sans reflets visant la mise en exergue de sa forme particulière, définitivement élégante dans son brillant écrin d’acier poli certifié 316.

 

 

08 - bottom_cap

Le contact avec le pôle négatif de l’accu est assuré par une grosse vis de laiton ou de métal plaqué, également chargée du maintient du ressort et du switch cruciforme de l’autre côté de la pièce. Ce montage simple confère une course très courte au switch, qui en devient certainement le plus agréable qu’il m’ait été donné d’utiliser. Un effleurement suffit pour la mise à feu, minimisant les risques de capitainite, cette douloureuse tendinite des doigts particulière aux usagers de switchokus.

 

10 - bottom_open
Déverrouillé à droite, verrouillé à gauche

Le Paps se déverrouille en vissant le bottom-cap comme montré à gauche de la photo et se verrouille en le dévissant comme illustré à droite. De par la configuration particulière de son switch, il peut sans problème être posé déverrouillé sur une surface plane et exemptes d’accidents tels que des miettes de pain, un rebord de serviette ou encore, une pelure de saucisson.

 

 

 

En utilisation

Les 22 mm de diamètre du Paps le destinent au support d’atomiseurs de ce diamètre, comme le Magma par exemple et au hasard. Le montage ci-dessus constitue à mon sens le top du top esthético-fonctionnel que je laisserai bien entendu chacun apprécier selon ses propres critères !

Je n’ai pas effectué de mesures savantes sur son rendement mais ce mod fait grésiller le Magma d’une manière tout à fait agréable et réjouissante. La littérature le place généralement non loin des meilleurs mods mécaniques du marché, je lui accorderai volontiers ce rang, sans discuter et toujours en toute subjectivité.

Les pirates intéressés par le Paps v3 trouveront tout ce que j’ai oublié de mentionner sur e site de VapourArt !

 

12 - housse

Ecrit par Nesquick

Nesquick, dans la vape depuis 2013.
Intéressé par la découverte de ce nouveau monde de saveurs et de techniques... Bonne vape à tous !

17 Comments

Laisser un commentaire
    • 0

      Ben… J’aurais volontiers parlé du Heron, autre produit VapourArt taillé spécifiquement pour ce mod de surcroît mais on ne peut être sur tous les fronts, notamment financiers…

      Le Heron a la cote mais je ne comprends pas son mode de remplissage… On affirme à la maison mère qu’il faut garnir le tank de mousse pour retenir le liquide : “GP® Heron has been designed to be used with filler material (fluff). Any other kind of build without filler material (fluff) has to be considered experimental”

      Or Michel (le quartier-maître) a affirmé le contraire mais sans détailler. Et comme Michel s’y connaît genre grave, y’a un mystère !

      Si le pirate Patmaz peut expliquer tout ça… :-)

      • 0

        Avec le Heron tu peux effectivement mettre du fluff ou non (livré avec l’ato)… Mais tu peux aussi utiliser de la ouate filtrante juwel pour aquarium dispo en animalerie. Certains s’en passent tout simplement et effectivement ça marche plutôt bien mais cela aura tendance à créer quelques suintements. outre le bon dosage de fluff (en fonction de la viscosité du mélange PG/VG), le seul “problème” avec cet ato c’est un phénomène d’électrolyse qui aura tendance à oxyder via le pôle positif la partie intérieure de la base. L’utilisation sans bourre a donc tendance à accentuer ce phénomène. En cas d’achat d’occas, il vaut me mieux le savoir.
        Mais en faisant un petit nettoyage de temps à autre, ça peut aller.
        C’est pour ça que je préfère l’utiliser avec la bourre.

      • 0

        Merci pour ces précisions, je n’ai pour ma part vu cet ato qu’en photo mais il paraît en effet sortir des sentiers battus…

        VapourArt fait du bon matos, il y a deux ou trois références plutôt bien notées sur FT et au moins deux avis très favorables sur le Navire.

        De quoi éveiller la curiosité ! :wacko:

  1. 0

    Oui, une belle revue comme j’en fais pas! :cry:
    Interdit ce genre de revue, sinon je passe pour quoi moi??!
    C’est qui le Capitaine???
    Ca ira pour cette fois…De toute façon on y est habitué avec toi. B-)

    Bref, il a l’air vraiment chouette et complète bien ta collection de “ail Inde” comme dirait l’autre. En plus s’il ne donne pas de tendinite c’est un plus non négligeable mais qui sera sans moi car je suis sur d’en avoir une quand même! ;-)

    • 0

      Ah, Cap’taine ! Il irait pas loin, le Navire s’il n’y avait que des revues comme celle-ci ! Tout le monde serait gavé au bout d’une semaine, même moi :yes:

      Naaan… Il faut de la diversité, de l’imagination et tous les autres trucs qu’on trouve ici !
      ;-)

  2. 0

    Excellente revue, passionnée et inspirée. J’ai également le sentiment que le méca ne suscite plus le même engouement. Comme toutes les modes il reviendra sur le devant la scène le moment voulu. J’en profiterai sûrement alors pour me mettre à l’électro… ;-)

    • 0

      Mode ou avancée technique réelle des boxes électro ?

      Je n’ai pour ma part jamais réussi à vaper plus de deux ou trois tafs au-delà de 15 watts sur le Dicodes mais il suffirait vraisemblablement que je comprenne comment monter un ato pour qu’il encaisse 50 watts ou plus sans goût de crâmé pour me lancer dans la recherche frénétique d’une box capable de délivrer ce genre de puissance !

      • 0

        Tu as des “dry hits” si tu montes au-dessus, c’est ça ? Si c’est le cas, faut faire un “coil” plus long et plus large (la solution bêtement neuneu :mail: :whistle: ).

        Si ça ne suffit toujours pas (et vu que tu as déjà pensé à la chose ;-) ), ouvre ton montage, et inspecte ta mèche. Tu devrais alors voir des petits filaments de coton qui se redressent du “coil” (un simple bout de fil de coton suffit à gâcher la fête), et aux plus hautes puissances (en imaginant que le “coil” a une assez grande surface intérieure), ce sont les fautifs quant aux “dry hits” (j’appelle ça “simili-dry-hits”, parce que le problème n’est pas l’alimentation de la mèche en tant que telle, mais tout bêtement l’assèchement de ces petits filaments qui se redressent – ça a clairement un goût de brûlé, mais pas aussi violent que quand c’est la mèche entière qui chauffe trop – avantage, même sur du coton, ça n’est pas irrémédiable, cf plus bas).

        Ce que je pense qu’il se passe, c’est que quand ça fait des “pops” trop fort (voire perceptiblement, des “pops” tout court) dans le “coil”, c’est que la vapeur sort trop brutalement. Et surtout, ce jet qui sort trop brutalement vient déplacer des fibres individuelles ça et là (généralement, très proche de la sortie du “coil”, ce qui me fait penser que c’est ce qui se passe), faisant qu’elles s’assèchent en n’étant plus plaquées comme il faut.

        Deux autres points : tout d’abord, si ta mèche n’est pas assez dense, elle ne va pas assez bien plaquer contre la paroi intérieure du “coil”, et je pense qu’une poche de liquide va alors être directement chauffée, jusqu’à ébullition, provoquant un gros “pop” comme décrit au-dessus, quand la bulle éclate.

        Deuxièmement, le flux d’air : s’il n’est pas assez important, ça n’aide pas assez la vapeur à sortir du “coil”, et elle s’accumule sur place, monte en pression, ce jusqu’à finir par faire un gros “pop” également.

        Donc pour récapituler :

        1) un “coil” plus long et plus large (là, je dois tourner sur un truc genre 15 tours de 0,4mm sur 2,7mm de diamètre, à 30W sur DNA30D – mais je gagnerais en goût à faire un “coil” un peu plus petit)

        2) du gros flux d’air (sur le Taifun à 30W, j’enlève le tube du plateau, ainsi que son joint, et ça va, mais faut déjà pas aspirer trop-trop léger, d’autant plus en fin d’aspiration, pour ne rien laisser condenser, car il n’y a plus le tube pour faire barrière entre plateau et arrivée d’air)

        3) n’hésite pas à mettre une mèche plus grosse (il faut qu’elle ait un peu de jeu longitudinalement, sinon ça étouffe la vapeur, mais il ne faut pas du tout de jeu transversal, pour éviter l’ébullition de poches de liquide)

        4) une fois la mèche inserrée et amorcée, fait chauffer à l’air libre avant toute chose, et replaque les fibres qui vont éventuellement bouger à cause des “pops” (il y en a généralement sur les premières mises en chauffe, sûrement le temps que les fibres s’écartent “homogénement” – une fois ça fait, j’ai davantage un bruit de souffle continu que des crépitements, et plus aucun problème de “simili-dry-hit”, même à 30W et au-dessus en méca pur – et même si les filaments ont trop chauffé individuellement, ce n’est pas grave : une fois replaqués, le simili goût de brûlé disparait, contrairement à une mèche chauffée jusqu’à brunir)

        Oui, je sais : ça faisait longtemps, mes pavés de texte ;-)

      • 0

        Salut, Ludo ! Content de retrouver tes pavés de texte et ton analyse !

        Niveau coil, j’ai été jusqu’à 12 spires de Kanthal 0,5 en 2,5 mm de diamètre sur le dripper Taifun GT. L’effet “diesel” est devenu sensible et j’ai eu l’impression que le montage s’étouffait lorsque je suis monté en puissance.

        Pas d’augmentation sensible du volume de vapeur, pas de grésillement ni de pops mais chauffe importante du dripper et finalement, goût de brûlé.

        D’après tes observations, il se pourrait bien que la circulation d’air n’ait pas été suffisante… Je n’ouvre jamais le dripper Taifun GT au niveau du top-cap, préférant une vape serrée mais les ouvertures présentes sont peut-être là justement pour accompagner la monté en puissance.

        Je reessayerai, en veillant au lissage de la mèche si les pseudo-dry hits apparaissent. Je n’ai pas l’impression d’avoir déjà rencontré ce phénomène, il faut peut-être d’abord assurer la circulation d’air pour qu’il se manifeste.

        J’avais noté ta remarque relative au réglage du jeu de la mèche dans la spire sur le post des trucs et astuces de Pascal et vérifie désormais soigneusement ce point. Son influence est sensible sur tous les montages, une trop grande densité de coton (même japonais) peut vraiment gâcher le rendu d’un ato, quel qu’il soit.

      • 0

        :bye:

        Ouais, 12 spires de 0,5mm, ça fait presque la surface que j’utilise (~8% de moins, en 2,5mm vs 2,7mm)… chez moi, il y a tellement peu d’effet diesel que le “coil” chauffe presque uniformément d’un seul coup (faut vraiment faire gaffe pour voir que ça chauffe à partir du milieu).

        Mais bon, j’envoie 30W… donc forcément, ça fait une différence d’inertie, même si tu étais en méca (ça doit faire vers les 0,9ohm, donc entre 15W et 20W). Et le volume de vapeur produit en un temps donné étant beaucoup plus fonction de la puissance que de la surface (à l’effet diesel près)…

        Par contre, le goût de cramé sur cette surface et cette puissance, si la mèche n’avait pas de jeu transversal (ce qui semble confirmé par l’absence de “pops”), ça me fait penser à ces “simili-dry-hits” quand même :scratch:

        Dès que je monte en puissance, c’est le truc vicelard qui vient tout gâcher… des fois même pas besoin de “pops” pour qu’un minuscule fil de coton se décroche ((ça doit être la faute à pas de bol, à moins que…). Ca nécessite aussi du flux d’air : la chauffe du Dripper, c’est sûrement ça – quand je suis passé au DNA30D, le ‘drip tip” alu (notamment) chauffait vraiment trop, et c’est pour ça que j’ai essayé (avec succès) de virer le tube d’air du plateau (j’imagine que c’est la vapeur qui stagne trop dans la chambre, transmet sa chaleur à l’ato, et fait peut-être un peu bouger la mèche en tournoyant).

        Par contre, ouais, essaye déjà en ouvrant les trous latéraux du Dripper : le tube, en y insérant un embout-aiguille de seringue, il est facile à sortir sans l’esquinter, maisj’ai pas mal amoché le joint central en le virant (bon, m’en fous, maintenant, mais faut être sûr d’aimer). Après, plus que le tirage “aérien”, ce que j’aime vraiment, c’est le flux d’air par le dessous : j’aime pô, sur les côtés (moins efficace, trop aérien et risque de perlage accru).

      • 0

        (Regard perdu au-delà de l’horizon)
        Ça fait bien longtemps que j’ai renoncé à toute ambition politique, Cap’taine !

    • 0

      Merci, Lodse !

      J’espère bien lire un tas de trucs sur le Navire en cette fin d’année, des retours d’expériences de ta part, de celle des autres membres de l’équipage et des pirates sympathisants !

      Genre le Navire en mode sapin décoré pour le Noël du Cap’taine ! :-)

      • 0

        Ben j’aimerais bien participer à l’article sur le KF4 mais je crois que je vais manquer de moyens en cette fin d’année :cry:
        Je me fais arracher les 4 dents de sagesse mardi et à cause d’un souci avec la sécu je vais devoir avancer l’argent et me faire rembourser probablement qu’en février…

        M’enfin j’ai encore quelques articles en préparation !

      • 0

        Ah, les dents de sagesse ! Un bien mauvais souvenir mais ça peut aussi se passer pas trop mal. Question de racines et de clairvoyance du praticien.

        Ça va être chaud pour toper un KF4 vu le buzz… On en reparlera. :yes:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

:bye:  :good:  :negative:  :scratch:  :wacko:  :yahoo:  B-)  :heart:  :rose:  :-)  :whistle:  :yes:  :cry:  :mail:  :-( 
:unsure:  ;-) 
 

Istick Eleaf-démontage et composition du système.

Atomiseur Erlprinz : The Erlkönigin en mode Dacia