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Le Dripper (La Box Française) : Cocorico ?

En vrai, c’est quoi, le but d’une revue matos ? Faire le buzz à tout prix en faisant dégouliner les babines de son auditoire façon « labrador qui vous mate quand vous êtes en train de dîner », quitte à arranger la réalité et/ou à raconter n’importe quoi avec aplomb, ou tout simplement dire la vérité ? Je me permets de poser la question, là comme ça, sans préambule et comme un cheveu sur la soupe, parce que le matos dont il est question aujourd’hui s’y prête parfaitement. Alors voilà, pour planter le décor : il y a quelque temps, je suis tombé complètement par hasard sur la vidéo d’un gars – dont je tairai le nom par pudeur – qui passait en revue « Le Dripper », un RDA fabriqué par « La Box Française », un moddeur bleu-blanc-rouge basé à Lyon. Une revue tout ce qu’il y a de plus classique, néanmoins ponctuée par des réactions dithyrambiques au moment d’évoquer les sensations de vape obtenues. Jugez vous-même : puff : « Le rendu… le rendu est ultra-précis, c’est très impressionnant » … re-puff : « Franchement, pffff, c’est… whaowww… » … re-re-puff : « Cest… pffff, c’est vraiment une petite tuerie ce truc… » … re-re-re-puff : « Pfiou, c’est juste fabuleux, on sent bien les arômes, c’est… whaoww… Franchement c’est du pur bonheur ce truc-là… » … re-re-re-re-puff : « Alors le rendu bah j’vous l’ai déjà dit, c’est fffffff, ouais, c’est …voilà … ». Bon j’arrête là, mais vous voyez le délire : le mec se trouve devant un matos tellement hors norme qu’il ne trouve plus ses mots ! Forcément, moi, quand j’entends des trucs comme ça, j’ai le cerveau qui bugge et qui switche instantanément en mode « neuneu achat compulsif ».

 

Face à ça, deux possibilités : soit ce que dit ce guss est vrai, et dans ce cas il me faut absolument me procurer en urgence ce matos avant qu’il soit hors-stock, soit c’est carrément un de ces putains de mange-merde prêt à baisser son froc et pourrir sa réputation d’envergure régionale, dans le simple but de « vaper gratos » en faisant de la pub mensongère à son pote qui lui a gracieusement fourni le matos. Alors, bluff ou pas bluff ? Évidemment, comme au poker, y’a pas 36 possibilités de le savoir : faut payer pour voir. Ok, sauf que là, la relance est quand même à 130 balles… Alors ?? Alors c’est sacrément pas donné, mais en même temps, ce serait quand même ballot de passer à côté d’un dripper exceptionnel… Attends 2 secondes, bouge pas mon pote, j’reviens ! Comme il est tout-à-fait hors de question que j’affame une nouvelle fois mes gosses à cause d’un matos high-end dont on m’a vanté les mérites, je dégaine mon portable, et j’appelle un de mes dealos préférés : Gheorghe Pastek, un mec de l’Est. Trop cool, il a la came en stock, pour la modique somme de $7.87 ! Bon ben voilà, c’est réglé. Alors, tu bluffes Martoni, ou pas ? On va enfin en avoir le cœur net, et pour pas cher en plus ! Allez c’est parti, revue express, totalement freelance, et totalement transparente. 25 minutes à battre !

 

Le Dripper

« Le Dripper » est un tout petit machin de 22mm de diamètre, 23mm de haut avec drip-tip, et 15 grammes sur la balance. Dimensions rikiki donc, tout comme le nombre de pièces composant l’ensemble : 3 ! Une bague d’airflow, un baril/drip-tip, et un plateau.

 

Une conception minimaliste ! Toute la question est de savoir si elle tient du génie, ou plus vraisemblablement de l’escroquerie… Approchons-nous, ça nous aidera peut-être à apporter un semblant de réponse.

Commençons par le plateau : une simple photo fera beaucoup mieux le travail que n’importe quel commentaire :

 

Ça calme, hein ?? Une cuve plus basique tu meurs, au milieu de laquelle trônent les pôles positif et négatif, constitués par 2 lamelles superposées et isolées l’une de l’autre par une mini-couche de peek, et qui se démontent en dévissant le pin 510. Les 2 vis de serrage à empreinte plate sortent de nulle part : elles sont énormes – génial, on va pouvoir y fourrer tout type de fil exotique de-la-mort-qui-déchire-sa-çeura ! – et chacune d’elle est prise en tenaille par 2 petits ergots, forts bienvenus : techniquement parlant, ça nous promet un montage simplissime !

 

On passe la seconde, pour commenter rapidement le baril/drip-tip : il est tout en plastique – sans doute en Ultem comme sur l’original – et d’un seul tenant, ce qui veut dire qu’on peut d’ores et déjà oublier toute idée de customisation : pas cool, notre drip-tip favori restera au placard.

 

Les arrivées d’air sont situées sur le haut du baril, de part et d’autre du drip-tip.

 

L’intérieur du baril est la raison première pour laquelle j’ai succombé aux sirènes du Dripper : l’ovale central forme une chambre d’atomisation minuscule, laissant augurer une vape hyper-saturée en saveurs.

 

On voit très distinctement les 2 grosses arrivées d’air, mais en réalité, une fois le baril mis en place sur le plateau, les 2 gros trous latéraux viendront se poser sur les têtes de vis du plateau, si bien que les seuls endroits où l’air pourra passer se situent au niveau des 2 petits traits rouges photoshopés sur l’image précédente.

La gestion du flux d’air se fera quant à elle grâce à une bague d’airflow en acier percée de 2 rangées de 5 trous de 1.2mm diamétralement opposées, qu’il faudra ajuster minutieusement pour boucher plus ou moins les 2 fentes encore photoshopées en rouge sur la photo suivante (bien moisie : y’a encore du boulot pour maîtriser les flous, désolé) :

 

La Vape Du Dripper

Je vais être cash : j’ai bien cru que cette revue ne verrait jamais le jour, tant il m’a longtemps semblé évident que « Le Dripper » était une daube finie dont la place légitime était la benne à ordures et nulle part ailleurs. Mais comme je suis plutôt du genre à pas lâcher l’affaire comme ça, j’me suis acharné et j’ai bataillé comme un ouf’ pour dompter ce petit bout de plas-tal ridicule, et je crois qu’au final, on tient là un truc improbable qui délivre, dans son domaine, une vape de l’ordre de l’exceptionnel.

 

Mais attention, je préviens : d’une part, le seul montage que je trouve viable nécessite de la précision dans la mise en œuvre, et d’autre part, toutes les autres tentatives de montage se sont soldées par des échecs plus cuisants les uns que les autres. En d’autres termes, « Le Dripper » et la versatilité, ça fait deux !

De plus, ce RDA n’est pas fait pour changer d’airflow « en cours de vape », car si la bague s’avère assez smooth à manipuler, il faut en revanche s’arracher littéralement les yeux pour « savoir où on en est » au niveau des trous ouverts ou fermés. En fait, dès qu’on veut changer d’airflow, il faut retirer la bague en métal complètement et la réajuster, c’est encore le plus simple.

Quant au pin BF, je vous conseille vivement de le laisser là où il est le mieux : dans son sachet de spares ! Le remplissage par le bas est une vraie catastrophe, qui se traduit, au choix, par : du brûlage de truffe avec du liquide bouillant, ou du buvage de liquide en bonne et due forme. Voire, si vous êtes chanceux, les 2 à la fois ! Je sais, j’utilise des mots qui n’existent pas, mais c’est parce que l’autre trompette m’a gonflé grave, à occulter ces légers points de détail, alors je fais c’que j’veux !! Tu crois qu’il l’aurait dit tout ça, l’autre clown empaffé ? Bien-sûr que non, vu qu’on lui a gentiment offert tous les accessoires disponibles du Dripper (cloche en ultem ambré et cloche en quadrant), détail qui aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Du coup, ne vous fiez pas à la photo à venir, c’est juste pour le style :

 

La cuve du bouzin étant ridiculement petite, il vous faudra donc recharger la bête souvent, et « à l’ancienne » en soulevant le baril par le drip-tip. Voilà pour les réjouissances ! En somme, « Le Dripper » est donc un petit teigneux caractériel peu propice à la diplomatie, ce qui ne conviendra pas à tout le monde !

 

NÉANMOINS, si en dépit de ces petits désagréments, totalement insignifiants au regard du prix réclamé par Corentin pour « Le Dripper », vous osez tenter l’aventure, vous aurez le plaisir de goûter à une vape typée, avec une vraie identité : douce et particulièrement sèche, mais extrêmement riche en saveurs, avec un volume de vapeur conséquent et une saturation sortie de la 4è dimension. Mais attention, vous ne sentirez pas cette saturation dès l’inspiration, comme sur un Hypersonic par exemple. Au contraire, avec « Le Dripper », c’est à l’expiration que tout se passe ! J’ignore si ce résultat est voulu et n’est autre que la conséquence logique des « canaux de transfert », un système d’air piqué à la mécanique moto et au moteur 2 temps, mais les faits sont là : à l‘expiration, les saveurs s’agglutinent en fond de palais et fond de langue, de manière surchargée et persistante. Même après la bouffée, lorsque l’on frotte la langue sur le palais, on continue de sentir et de détailler les saveurs inspirées précédemment, c’est totalement bluffant ! Je sais, ce petit laïus n’engage que moi et ne pèse pas bien lourd dans la balance tant les points négatifs sont nombreux, mais… c’est fait exprès ! À vous de voir…

Je pense que les 9/10è d’entre-vous ont d’ores et déjà mis les voiles et repris une activité normale, mais pour ceux qui sont encore là, on va quand même voir le montage à mettre en œuvre pour tutoyer les sommets vapistiques.

 

Montage du Dripper

Dans l’absolu, rien de compliqué ! Micro-coil de 6 tours et demi de « MTL Fused Clapton » SS316L de chez Coilology, sur un diamètre de 3mm. Entre nous, vu le prix du Dripper, je vous recommande chaudement d’ajouter au panier le fil utilisé dans cette revue.

 

Juste un petit mot sur « pourquoi ce fil et pas un autre ? » : c’est tout simple. Compte tenu de la configuration du circuit d’air de ce dripper, le cahier des charges n’était pas évident : il fallait un coil bien large et avec une grande surface de chauffe, mais qui en même temps ne descende surtout pas trop dans les ohms. Oui parce que vous l’avez vu comme le pif de Zlatan au milieu de sa tronche, le drip-tip intégré est vraiment très court, donc coil trop bas dans les ohms = brûlage (je fais c’que j’veux, j’vous ai dit) de groin assuré.

Le coil proposé ici sort aux alentours de 0.7 ohm. Du coup, sur la HexOhm, c’est pas terrible, et en méca, c’est carrément minable. Par contre, sur électro à 25 ou 26 watts, ce n’est plus du tout la même chanson : c’est superbe ! Ça chauffe juste ce qu’il faut pour condenser les saveurs au maximum sans se cramer la truffe pour autant.

Petite précision fondamentale, qui fera passer « Le Dripper » du statut de bouse internationale à celui de rock-star planétaire en un battement de cil : une fois vissé sur le plateau, le coil devra impérativement être très légèrement relevé, de façon à ce qu’il y ait un micro espace entre le bas du coil et les têtes de vis. Pas aussi important que sur la photo à venir, où c’est trop surélevé, mais à contre-jour, l’idéal serait tout de même de voir un minuscule jour :

 

C’est vraiment là qu’il faudra faire l’effort, et faire étalage de ses talents d’horloger suisse ! Si l’espace est trop grand, vous le sentirez direct par des saveurs non saturées.

 

Le cotonnage quant à lui est relativement simple : il doit être généreux, du genre à frotter à presque se bloquer à l’intérieur du coil, sans toutefois être tassé. Contrairement à ce que la photo suivante laisse penser, les moustaches ne devront pas dépasser, et être coupées à fleur du plateau, avant qu’un très léger peignage ne vienne achever l’opération.

 

Dernier petit truc : après imbibage des mèches, il conviendra de repositionner le coton en le plaçant délicatement le plus près possible du centre du plateau, et de façon à ce qu’il touche le fond de la cuve.  Ah oui, j’allais oublier : évitez à tout prix de mettre trop de liquide et qu’il y en ait dans le fond de la cuve. Vous le ferez peut-être une fois, pour voir ce que ça fait, mais à mon avis pas deux ! Un dernier petit effort sera nécessaire pour ajuster correctement la cloche sur le plateau : prenez les grosses vis comme repère, mettez le ovale central dans le sens du coil, et tout se passera bien, il n’y a aucun besoin de forcer ! Ah, oui au fait, avant de partir : je n’ai rien dit sur le réglage d’airflow : personnellement, je l’ouvre à 2 trous, pour une vape DL restreinte un poil plus aérienne que l’Hypersonic. À un trou, on est sur une vape DL très restreinte, mais certainement pas MTL. Et à partir de 3 trous ouverts, on passe sur ce que j’appelle du DL. À 5 trous, on n’est pas du tout sur du DL restreint comme on peut le lire ou l’entendre sur les autres revues disponibles : on est dans le clairement aérien ! Mais dans cette configuration, « Le Dripper » est peut-être ce qui se fait de pire en dripper en 2019, aucun intérêt !

 

Voilà, il est à présent grandement l’heure de conclure cette petite chronique d’un carnage annoncé, alors que dire pour finir en beauté ? Que ce Dripper offre une vape à mon sens hors du commun (si et seulement si il est correctement monté) ? Déjà dit ! Alors je lâcherai juste une info, comme ça, en loozedé, dont chacun fera ce qu’il veut en son âme et conscience : « Le Dripper » est présenté par La Box Française comme « le luxe à la française », et vendu au tarif qui va avec, mais il faut savoir qu’il est entièrement usiné… en Chine, sans que cela ne soit spécifié nulle part sur le packaging de l’original. Voilà, j’dis ça, j’dis rien, c’était juste pour informer…

Le Dripper : le luxe à la française, vraiment ?

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Amiral

Ecrit par Clandestino

Passager clandestin du Navire pendant des années, les rats ont failli avoir ma peau dans les soutes, alors j'ai dû quitter ma planque. Mais maintenant que je suis à découvert, pas le choix, je vais filer un petit coup de main à l'équipage, en toute subjectivité bien-sûr. Pas envie de finir balancé aux requins... Loin d'avoir l'expérience et la roublardise des vieux loups de mer qui sévissent sur ce rafiot, je vais humblement commencer par aller frotter le pont, histoire de pas faire de vagues.

 

♪♫♪♪  Let's swim to the Moon, let's climb through the tide... ♫♪♫♫♪

38 Comments

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  1. Merci pour cette revue!

    J’ai vu aussi ce dripper hors de prix plusieurs fois sur les réseaux. C’est assez insolite de voir un RDA aussi petit, peu importe la vape qu’il procure il ne conviendrait pas à tout le monde (moi le premier). On en parle souvent comme du dripper parfait pour “tester” les liquides, à part ça aucun côté pratique finalement.

    Question qui n’a rien à voir, je vois que tu as une Pumper. J’en ai commandé une (version 18650) pour 43€ neuve sur 3avape, vu son tarif habituel j’ai pas hésité! En es-tu content?

    • Oui, le choix d’un drippper aussi trapu s’avère finalement tout sauf anodin, car les conséquences sont nombreuses, au premier rang desquelles la chauffe de l’ato. Les mensurations rikiki, promesses dans mon imaginaire de saveurs ultra-saturées, ont largement contribué à l’acquisition de ce matos, mais l’expérience m’a appris, ou plutôt confirmé, que la taille de la cloche/chambre d’atomisation ne fait pas tout dans un dripper.
      Mise à part la revue mentionnée en intro, je n’ai pas cherché à savoir ce qui se disait sur ce Dripper (je ne le fais jamais, d’ailleurs), afin de ne pas être influencé pour la revue. J’ignore qui considère qu’il s’agit du dripper parfait pour goûter des juices, mais personnellement, je ne dirais pas ça. La précision du rendu est très honnête, mais à mon avis il y a mieux sur le marché. Mais c’est surtout que comme je l’ai dit dans l’article, avec ce RDA, tout se passe enfin d’inhalation et à l’expiration. Il est difficile, sur un jus inconnu, de capter ce qui se passe “à l’attaque”, voilà pourquoi au contraire, je réserve ce Dripper à des jus que je connais bien, pour m’offrir de temps à autre une relecture, et une sensation de vape qu’aucun autre dripper de ma collec’ n’est en mesure d’offrir. Il y a donc du positif et du négatif, tout dépend de ce que l’on recherche.

      Pour la pumper, moi aussi j’avais craqué à cause d’une offre un poil plus chère que la tienne, et parce que je n’avais pas encore craqué pour la hexohm (rien à voir, mais du coup je m’étais “vengé” sur la asmodus :wacko: ). J’en suis ravi. Le squonking est loin d’être ma pratique fétiche, mais dans le domaine, elle fait parfaitement ce qu’elle a à faire. Le système de pompage est efficace, la fiole est fiable, le remplissage est propre, et la vape pas trop dénaturée par le chipset embarqué. On n’est pas sur du full-méca, c’est là mon seul reproche. Pour le reste, cette box allie esthétique et fonctionnalité avec brio, de mon point de vue tout subjectif.

  2. Tu sais ce qu’il te dit le labrador? Ahahah, comment ça je suis soupe au lait? Blague à part Martoni belle intro. :good: Et tu commences à maitriser grave le rapport taille du coil/puissance/chambre d’atomisation pour tirer le meilleur du matos. Merci pour cette revue tant teasé ;-)

    • Mouais, attends, c’est toi qui t’es un peu emballé à interpréter un truc que j’avais écrit comme ça. ;-)
      J’avais dit “peut-être”… :whistle:
      Ben finalement, le Hyper reste en tête ! :yes: Mais peut-être plus pour très longtemps….. :whistle:
      Quant au truc d’essayer de tirer le meilleur d’un matos, c’est vrai que c’est quelque chose qui me passionne pas mal. La différence de rendu d’une machine à vaper, donc l’appréciation que l’on s’en fait, est quand même très largement dépendante du montage effectué. Alors quand tu écris une revue, il me semble juste normal d’avoir testé en amont plusieurs montages, pour voir comment se comporte l’atomiseur dans telle ou telle configuration. :-)

    • Tu te cherches un 1er dripper ? Quels sont tes critères ?
      Pour celui de la revue, il ne demande pas de savoir-faire particulier, si ce n’est de réhausser un petit peu le coil une fois vissé dans le deck. L’air inspiré doit venir taper le bas du coil, mais doit surtout pouvoir circuler les plus librement possible à l’intérieur de la chambre d’atomisation, afin d’obtenir les meilleures saveurs possible. Vu la configuration particulière du système d’airflow du Dripper, si tu ne relèves pas légèrement le coil, les saveurs ne saturent pas et tu penses instantanément que ce matos est une grosse daube bien moisie.

      • Mes critères : le meilleur rendu saveur possible pour un prix modique (moins de 30e), et que je n’ai pas de doute sur est-ce qu’il est pas terrible parce que j’ai pas mis le bon fil etc.., et pas de fuite ! De préférence en métal, et en fait plutôt avec un réservoir RDTA donc, single coil. Les péripéties que tu décris sont marrantes mais pour une débutante comme moi, je me dis que je pourrai jamais savoir si j’en tire ce dont il est capable. Quand on maîtrise c’est sans doute jouissif de “dompter la bête”, mais j’en suis au stade où çà me prend 1/4h pour un coilage qui ressemble aux photos ! Et encore avec des coils tout fait, parce que je sais pas encore quel fil acheter.

      • Déjà pour les coils, il existe des outils genre “coiling kit” de chez Coil Master, qui s’avèrent très pratiques pour faire des coils parfaits, de tout diamètre.

        Pour ce qui est du dripper, il y aurait bien le Narea chroniqué par Nes’, valeur sûre et archi facile à monter, tout en métal, mais pas de cuve.
        En RDTA, il y aurait le Flave RDTA, également chroniqué par Nes’ il me semble. Valeur sûre également. Réservoir, mais peut-être un poil plus compliqué à mettre en route.
        Mais celui qui fait quasi l’unanimité ici, c’est le Hypersonic. Par contre, il est assez touchy à monter, car le positionnement du coil demande d’être assez précis.

        Après, tout dépend aussi si tu cherches un truc plutôt typé nuages ou saveurs, et quel genre de vape tu souhaites : serrée, aérienne ?

  3. Non, j’ai pas du tout eu envie de mettre les voiles, tant ta revue est drôle et rythmée.
    Et tes photos ( à part celle qui est floue ) ; Whaooooo !
    Et oui, les drippers bas on tendance à la chauffe ! C’est peut-être la raison pour laquelle ses airflows sont en haut ?

    Pour 7 roros, ça va, mais 130, c’est abusé, vu sa conception simplissime mais cheap, la difficulté à le mettre en oeuvre et son absence de versatilité…
    Je ne suis pas fan de son look et encore moins de son drip-tip propriétaire.

    • Merci pour tes gentils mots Zaza :-)
      Les airflows sur le haut de l’ato, c’est je crois ce qui donne ce rendu si particulier quand on vape ce Dripper. Le trajet emprunté par l’air inspiré est particulier : descendant dans un premier temps, puis latéral au final. En distance parcourue, l’itinéraire est donc plus long que si ça avait été des airflows latéraux. Est-ce que ça joue sur les saveurs? la chauffe ? :unsure: Franchement, aucune idée, faudrait demander à un ingé ce qu’il en pense… :whistle:
      La raison première à mon avis, c’est que la cuve étant particulièrement petite, le risque d’oversquonk est important. Le concepteur devait donc trouver une solution technique pour rendre étanche le bas de son ato. Il dit s’être inspiré d’un principe utilisé en mécanique moto : les canaux de transfert. J’ignore de quoi il s’agit vraiment, mais en tout cas, dans les faits, ce Dripper rend une vape très sèche, bien plus sèche qu’un Taifun par exemple.

      Quoi qu’il en soit, 130 boules pour un truc comme ça, je te rejoins à 100%, c’est vraiment délirant ! Surtout que d’un point de vue purement fonctionnel, cet ato est loin d’être sans défauts.
      M’enfin bon, il en faut pour tous les goûts et tous les portefeuilles. Je suis sûr que certains ont acheté l’original juste parce qu’il était aussi cher ! :wacko:

  4. Superbe revue et… Belle patience !
    À mon avis, il y a bien des reviewers flûtistes qui rendent service à leur sponsor et des atomiseurs improbables qu’il faut aborder avec une foi inébranlable pour obtenir du résultat. Un moddeur ne se casse vraisemblablement pas la nénette à sortir un produit qui ne marche pas mais encore une fois, un schéma et quelques mots d’explication pourraient faire gagner du temps à tout le monde.
    Ceci étant, quoi de plus plaisant que de parvenir à tirer le meilleur d’un matos difficile quand on aime se prendre un peu la tête ! ;-)

    • Merci Nes’,
      Franchement, j’étais très loin de me douter que ce matos me donnerait autant de fil à retordre ! Quand tu vois le plateau et l’ato dans sa globalité, il est tellement simplet que tu t’attends à un truc hyper simple à mettre en oeuvre, ce qui est finalement loin d’être le cas ici si personne ne t’a dit comment faire… C’est aussi pour ça que j’ai finalement écrit un truc, même si l’article n’est pas franchement vendeur : que ça puisse éventuellement servir à d’autres.
      L’autre pignouf et sa revue sans concession, il n’a pas forcément menti au niveau du rendu de l’ato, qui est vraiment très bon. Mais par contre, dire qu'”il n’a pas de points négatifs”, alors là fallait oser ! Cette expérience me servira d’orénavant à garder la tête froide devant des commentaires aussi élogieux. J’ai pas le sentiment de m’être fait barber, car le rendu est vraiment très bon, mais j’aurais bien aimé être averti en amont des bémols de l’ato, et ne pas avoir à les découvrir moi-même. Moralité de l’histoire : plus c’est gros, mieux ça passe ! enfin, plus pour moi désormais !

    • Vraiment ? Tu crois vraiment que j’aurais passé des plombes à faire un article sur un matos tout pourri de A à Z ?? ;-)
      En fait, ce matos fonctionne aussi avec d’autres montages que celui indiqué dans l’article (hier, je l’ai vapé avec un simple kanthal 0.51 mm, sans me brûler le groin), mais je ne sais pas, je n’arrive pas obtenir la saturation que je recherche autrement qu’avec le fil de chez coilology.
      En tout cas, même s’il n’est pas le plus fonctionnel, loin s’en faut, je suis bien content d’avoir ce dripper dans ma collec’, surtout à 8$. :yes:

      • hello clandestino renseignements pris alors montage alien en diamètre 03 pour 030ohm pas de pose particuliere du coils er du coton j’ai regardé le montage il me semble qu’il y a moins de coton et aucune fuite je confirme .

      • Super Mex’ !!! Je te remercie sincèrement pour ta petite attention ! :rose:
        Diamètre 0.3 je pense qu’on est OK.
        Par contre, Alien ??!!??? Comment il fait pour pas se brûler la truffe, ton pote ? Il le vape à 15 watts ? En contrôle de température ? Mouarf, je suis scotché là ! :yes: J’avais essayé avec du Tiger, j’ai fait 2 lattes et j’ai démonté direct !! Mais je vais réessayer, on sait jamais…
        Pour le placement du coil, si on fait le vissage avec un gabarit encore dans la rés. au moment du vissage, alors le coil est quasi-directement bien placé en hauteur.
        Pour le cotonnage, là aussi je suis surpris qu’avec moins de coton, il n’ait pas remontée de liquide quand il vape, surtout qu’avec un gros fil comme l’Alien, les projections sont monnaie courante…. C’est très étonnant, mais ça prouve que tous les goûts sont dans la Nature, et que chacun a sa perception des choses.
        Merci encore pour le retour !! :good:

  5. Super article comme d’habitude !!

    Cela fait parti de ces atos qui sont des pépites sous réserve que tu les montes correctement. Mais dans ces cas-là, est ce que cela vaut le coup ?
    Pour ma part je suis plus sur des trucs seront certes un peu moins bon, mais plus permissif en terme de montage. Notamment car je suis souvent en train de coiler entre deux rdv et que je n’ai pas le temps de m’appliquer pour obtenir le coil parfait…

    • Merci Charlie !
      Tu as parfaitement résumé le truc : cet ato ne m’a pas paru très permissif, du moins si l’on veut en tirer le meilleur. Et il faut effectivement prendre le temps d’être appliqué. Ça va bien le soir, posé à la maison, mais pas quand on a un train à prendre !
      Son coté “précieux” me gonfle un peu, car j’ai remarqué que sur le moyen/long terme, tous les atos que j’ai trouvés chiants à monter ont fini au cimetière, excellent rendu ou pas.
      Le ratio rendu/temps passé à coiler est quand même important, et j’ai l’impression que la majorité des vapotos privilégient la facilité-rapidité de montage, quitte comme tu le dis à avoir un rendu un peu moindre. :unsure:

  6. Hey les Pirates !!!!

    ÉNORME retournement de situation avec ce “Le Dripper” !!!! Je suis vraiment une trompette ! :cry:

    Les indications fournies hier par @mexicano m’ont poussé à reprendre les tests, et je lui ai trouvé un montage très simple qui CHANGE RADICALEMENT la perception que je me fais de cet ato.
    Un montage qui fonctionne partout : sur électro, sur VV, sur méca, et qui fait que ce Dripper est une vraie putain de tuerie !!!

    Clairement, ça mériterait une revue V2 :mail: :mail: :mail: , tellement je ne dirais pas du tout les mêmes choses sur ce matos maintenant que je lui ai trouvé LE montage qui va bien !!

    D’emblée, je le dis, MEA CULPA à La Box Française, ce Dripper est une petite merveille qui à mon sens vient très clairement titiller le maître-étalon du Navire ! :yes:

      • Ben ouais, je sais, ce qui a été dit a été dit, et c’est maintenant gravé dans le marbre. A moins que ne n’efface mon texte ? Nan, pas mon genre ! J’assume.
        Le montage indiqué dans l’article marche vraiment super, mais j’en ai trouvé un qui marche encore mieux : il sature encore plus, pour moi au même niveau que le hyper, tout en conservant sa précision de rendu. Pour moi, oui, les 2 jouent dans la même catégorie.
        Par contre, ils n’offrent pas du tout la même sensation de vape : celle du hyper est “enrobée”, limite grassouillette, et attaque direct dès l’inhalation. Celle du Dripper est beaucoup plus sèche, et ne rend son verdict qu’en fin d’inhalation et surtout à l’expiration.
        2 registres totalement différents donc, qui se complètent parfaitement, plus qu’ils ne s’opposent. :yes:
        Dans les 2 cas, pour moi c’est du très haut niveau. :yes:

      • Il va vraiment mériter un épisode II alors…

        C’est sympa et surprenant quand les choses se passent à l’expiration. J’ai connu ça avec le Ring Lord à mesh et c’est bluffant et très agréable.

      • Je vais faire comme dans les séries actuelles alors : couper en plein milieu de la saison, au bout de 10 épisodes, et ne sortir la suite que 8 à 12 mois plus tard……… :whistle:

    • Wouhaaaa la revue de ouf qui m’a donné une grosse banane ! Y a même plus besoin de prendre un bouquin, je te lis ainsi que les com et je suis ailleurs. Merci beaucoup pour ce nouveau voyage, j’adore :heart:
      Et ça finit comme dans un bon gros polar, retournement de situation, quel scénario mazette !
      Si tu décides de sortir une suite, comme tu l’as évoqué (ce qui est dit est dit hein !), je serai ton premier lecteur. Si tu passes dans une Fnac pour dédicacer, fais-nous signe !!!
      Bon aller, je remonte tout en haut pour un deuxième passage plaisir…

      • Oulà, tout ça ?? Ah ouais quand même ! Bah merci Kif ! :rose:
        Je ne sais pas pour la suite, faut voir. Faudrait que je reteste en BF méca avec le nouveau montage et le réajustement en cotonnage. Mais il y a d’autres articles sur le feu, et d’autres en projet également. Le temps risque de me manquer dans les semaines à venir, surtout avec cette merde d’heure d’hiver (faudra qu’on m’explique un jour en quoi elle est économe en énergie, cette heure d’hiver…. pour moi c’est même tout l’inverse, mais bon… :whistle: )

  7. C’est étonnant, j’ai abusé du Hyper toute la journée d’hier et je trouvais qu’il n’y avait pas grand chose à l’inhalation, alors qu’à l’exhalation c’était l’explosion des saveurs. Peut-être encore une histoire de montage.
    Hier soir, de sortie, je suis repassé sur le Wasp avec du Hooch. Après du Azhad sur Hyper je ne sentais absolument rien. C’était impressionnant ! Ces Azhad te tue toutes les autres saveurs !
    Ce matin toujours sur le Hootch puis Grincheux tout va bien :good:

    • J’ai le même problème en ce moment. À cause de tout le latakia que je m’envoie, il m’arrive de ne plus savoir ce que j’ai mis dans mes atos et impossible de retrouver au goût car tous les liquides de tous mes atos ont le même goût… :wacko:
      Un petit coup de Ragnarok et un nouveau montage et ça repart pour un tour! :scratch:

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