Son nom peut nous mettre la puce à l’oreille, le Vapor Giant Extrême n’est pas fait pour les vapoteurs qui aiment la vape pépère à 15 watts, mais plutôt pour ceux qui aiment la vape velue avec du poil aux pattes.
Monté avec du gros fil entre 0,15 et 0,2 ohm, il produit à partir de 50 watts une vape puissante, gourmande, dense et chaude, capable de satisfaire les appétits les plus gloutons, et qui consomme les 5 ml de son réservoir en un temps record.
J’en ai fait l’acquisition au travers d’un troc, et j’ai vérifié, c’est un original, autant le préciser :-)

L’atomiseur est composé de 6 pièces principales, et il est accompagné d’un adaptateur pour drip tip 510 à droite, et 4 câbles en acier pour l’alimentation des mèches. Je n’ai pas démonté le réservoir de la base, parce que le joint est très serré, et que je n’ai pas osé forcer.

Il n’est pas livrée en puzzle, mais dans une jolie boite noire, entier et prêt au montage. Il est accompagné d’un lot de joints, de câbles et de vis de remplacement, de deux coils mais pas de manuel : c’est un atomiseur à découvrir soi-même.

Assemblage !

Rien de plus simple. On visse d’abord le plateau sur l’axe central…

… et on revisse le pin 510.

On peut ensuite clipser le baril sur le plateau.
Ici, deux possibilités s’offrent à nous puisqu’il y a 2 flux d’air : un par le bas et un par le côté.
Le baril est percé de deux fois deux trous, décalés de 90°.
Ceux du bas permettent de choisir et de régler un flux d’air par le bas, qui entre par le biseau sur le bord du plateau.

Il se règle en tournant le baril, et l’on peut admirer au passage la qualité des gravures.

L’autre couple de trous alimente les coils en air par les côtés, et il se règle en tournant le top cap.
Les deux flux d’air ne sont pas très différents, mais leur influence est sensible : le flux par les côtés peut être un peu plus aérien, et il favorise la production de vapeur, alors que le flux par le bas produit des saveurs plus soutenues.
Il est aussi possible d’ouvrir les deux, mais dans ce cas le flux par les côtés n’est pas face aux coils, il rajoute simplement de l’air dans la vapeur. Personnellement je n’apprécie pas.

Mais avant de tout refermer, il convient de placer les 4 câbles.

Ils sont parfaitement ajustés dans leurs orifices, et c’est une des caractéristiques de cet atomiseur : la qualité des ajustements est remarquable à tous les niveaux : les pas de vis sont fluides et ne se bloquent jamais, toutes les pièces tiennent en place juste ce qu’il faut, c’est une merveille.

 

Montage !

Vous avez déjà remarqué que le plateau est de type velocity, j’ai donc confectionné deux coils à l’avenant, en Flapton de nichrome, pour une résistance totale de 0,18 ohm une fois stabilisée.

Leur placement dans les posts est enfantin, j’en profite pour placer un interlude purement esthétisant du rodage…

Et du résultat du bleuissement du nichrome légèrement boosté :-)

Le placement du coton ne pose pas de problème non plus, il faut simplement qu’il soit bien dense pour constituer une petite réserve de liquide que les câbles lui apporteront.

Il s’agit ensuite de le replier et de le poser sur les câbles, en laissant libre l’espace en dessous des bobines.

Ne reste plus qu’à remplir le réservoir, par cet orifice bien pratique, avec une fiole à embout fin.
Si on attend 5 mn, la capillarité humectera le coton toute seule, mais ça va plus vite avec la méthode traditionnelle.

Vapage !

Avec un tel montage, je confirme que la vape est celle d’un ours, mais un ours qui fréquenterait les salons de thé Viennois.
C’est à dire que les saveurs sont intenses et assez bien respectées. Pas comme sur un atomiseur dédié aux saveurs, mais c’est très honorable.
La vapeur est dense, chaude, elle donne une belle sensation crémeuse. Vous l’aurez compris, c’est avec des liquides du genre gourmand que la rencontre sera la plus belle : les fruités délicats ne sont pas son carburant naturel, alors qu’un Tallak, une tarte ou un gâteau sont à la fête.

Il est possible de le monter avec des coils simples (comme ceux qui sont livrés d’ailleurs), et dans ce cas il est possible de vaper de manière plus raisonnable à 35 watts en utilisant l’adaptateur pour drip tip 510, mais je dois bien admettre que ça ne fait pas le même effet de densité de vapeur et de saveur.

Au-delà de la qualité de vape, c’est aussi un bel objet, dont les finitions renforcent le plaisir de l’utiliser, et, surtout, dont la fiabilité est étonnante : il est robuste, il se manipule facilement, tout en restant très ferme, et il ne fuit jamais, même avec l’air flow par le bas. C’est du bel ouvrage.