Il est convenu, sans doute depuis des lustres, d’appeler « tabatière » le creux que nos mains font au niveau du pouce… Cavité physiologique bien pratique pour y ( physio ? ) loger… Du tabac à priser ! Nul ne sait encore si cette appellation ancienne est ou non promise à un bel avenir, car nul ne peut ignorer que, d’une part, on ne prise plus guère dans nos contrées, et que, d’autre part, il y a maintenant des moyens en pleine expansion de courir après le tabac perdu, de le prolonger, en somme,… mais par d’autres moyens… bien plus favorables à nos santés quelquefois vacillantes après des années de combustion tabagique !

La maison du Sud de la France qui fabrique et distribue la collection de concentrés La Tabatière a compris ça et s’aligne avec opiniâtreté avec des concurrents ( mais néanmoins amis ? ) Italiens ou Américains dans la recherche et dans le développement de liquides à vaper à base de feuilles naturelles macérées de tabacs d’origines variées et choisies pour leur excellence gustative, en mono ou en mix savants et aventureux.

Le pari, s’il n’est pas encore gagné, de convertir une bonne frange de vapers à ces e-concoctions exceptionnelles qui ne jouent pas dans la beaucoup trop grande cour des saveurs soi-disant tabac et dénommées pudiquement « classiques » ; ce pari, donc, j’aime à le croire, est en voie de réussir… et c’est tant mieux, au minimum, pour nos sens du goût et de l’odorat renouvelés… tout en évitant, au maximum, les multiples dangers de l’herbe à Nicot grillée !

VapoDistri m’a fait gracieusement parvenir sa collection de petits flacons en verre bleu, La Tabatière, il y a un moment déjà je l’avoue et je n’ai pas goûté immédiatement ces « classiques modernes » pour deux raisons principales : je voulais, après dilution ( conseillée à 10 % avec, éventuellement rajout de 5 % d’eau déminéralisée ), leur laisser, même s’il n’en est pas besoin, un temps considérable de maturation ; la deuxième raison, plus prosaïque, est le corollaire d’une fin d’année de travail un peu trop remplie… Grand merci, tardif mais sincère, à toute l’équipe pour sa compréhension, sa gentillesse et sa disponibilité !

Pour faire mes cinq tests, j’ai cette fois choisi un tout petit dripper par la taille et le prix et étonnant par son rendu savoureux et aromatique, le Wasp Nano ( Oumier ), monté avec un mono-coil de Kanthal à 0,75 ohm ; le tout installé sur une box envoyant gentiment 25 watts teutoniquement régulés. Et, ça va de soi, en changeant de Fiber n’Cotton entre chaque liquide. Ah, oui, j’ai nicotiné les cinq à environ 3 mg.

Voilà, enfin, ce que ça a donné :

L’Extra Virginia

À tout seigneur… c’est par le Virginia que j’ai commencé. Ma mémoire des cigarettes anglaises sans filtre étant encore pernicieusement active !… et… auquel je reviens après mes parcours en allers-retours de la gamme. Pas de doute : les qualités fondamentales d’un bon macérat sont présentes à chaque rendez-vous. Un hit clair et net ; une propulsion directe vers la plante « nue » ; un voyage buccal harmonieux et précis ; une exhalaison odorante et raffinée ! Que dire pour minorer ce concert de louanges ? Allez, signalons juste, comme pour les autres, l’impression émolliente ( un poil trop de présence glycérinée ) qui, à mon sens, tient un peu trop longtemps… Pour éviter ça, la solution (!) pourrait être, justement, dans l’équilibre PG/VG (70/30) et dans l’ajout d’eau (un taux supérieur à 5 %) de la solution initiale avant steep… À tenter !

L’avis de VapoDistri : « Laissez-vous surprendre par le goût intense de l’Extra Virginia véritable… Classic blond provenant directement des USA. Saveur extra ambrée et caramélisée qui vous procurera un hit surprenant. »

L’Extra Burley

Pour le Burley, base de pas mal de tabacs à rouler, me disais-je dans ma grande naïveté, il se peut que je retrouve une vieille marque que les batteurs Bataves devaient bien aimer (ah ah ah…)… euuh, ben non ! Ce Burley, au hit sensible en gorge, est riche et bien aromatique, et ( un peu ) plus sec que le Pueblo, mais on retrouve, malgré la dilution à l’eau, la présence onctueuse de la glycérine. On est, certes, en direct avec la plante, et comme relevée par un soupçon de « miel épicé ». Je dis ça, mais je sais que, avec cette gamme, on est sur du plant sans rajout d’autre chose que du tabac… c’est donc une interprétation de ce que je ressens, ce qui est, d’ailleurs, le plus souvent le lot du goûteur. En tout cas, on n’est pas loin d’un très bon e-liquide tabac pour la vape quotidienne ( après courbe d’apprentissage pour celles et ceux qui n’ont pas encore fait le pas vers les macérats ).

L’avis de VapoDistri : « Laissez-vous surprendre par le goût intense de l’Extra Burley véritable…Un classic séché à l’air. Goût extra doux et délicat de différents classics mélangés dont on ne se lasse pas… »

L’Extra Pueblo

Je ne sais pas si le concentré Pueblo doit son nom à un célèbre tabac à griller « bio » de naguère, ou si c’est un des crus de Virginie, par exemple, mais ce macérat est d’une légèreté confondante, aux vapeurs aromatiques pourtant présentes, ce qui n’enlève rien, de plus, à ses notes herbeuses en bouche, mais fait ressortir un poil trop le sucré-glycériné. Je pense qu’il peut servir de base plus qu’honnête à un mix un peu plus corsé… Je l’imagine combiné à des saveurs plus rudes pas trop dosées ( réglisse, chocolat amer, etc… ) et relevé d’un concentré whisky.

L’avis de VapoDistri : « Laissez-vous surprendre par le goût intense de l’Extra Pueblo véritable… Le classic par excellence ! Avec des nuances douces. Extra semblable à la saveur d’une cigarette. Étant le plus léger de la gamme La Tabatière, le Pueblo se dose légèrement plus concentré que les autres : 15 %. »

L’Extra Black Cavendish

 

Quand j’entends le mot Cavendish… je  sors mon… Mais nooon !, c‘est à un tabac à pipe que je pense aussitôt. Association d’idées farfelue ou non ? Non, pas tant que ça ! Le Black Cavendish apporte sa touche très personnelle avec quelque chose de « fruité ». Ce qui fait que la sensation de « sucre » s’intègre très bien à sa vape, qui, d’ailleurs, produit un hit sensiblement moindre que ses camarades. Ce Black Cavendish, en effet proche des sensations de mixture à pipe est, comme les autres, bien goûteux, mais je ne me vois pas le vaper toute une journée. Pour moi, il sera réservé à des moments de détente et à des envies de « moelleux ».

L’avis de VapoDistri : « Laissez-vous surprendre par le goût intense de l’Extra Black Cavendish véritable… Pas proprement une variété de classic, mais plutôt un mélange de classics bruts. Doux et sec mais extra aromatique ! »

L’Extra Cyprus Latakia

Pour finir ce rapport de dégustation, j’ai gardé celui qui me faisait le plus beau sourire au départ… Bien que Chypre soit moyennement dans les Balkans ( quoique ), je soupçonnais que j’allais m’approcher de mon défunt et immodéré amour pour un tabac ( déjà oublié du monde bien avant le phénomène de la vape ) unique en son genre : le « Balkan Sobranie ». Eh bien, déjà… le fond de son petit flacon bleu était celui où il restait le plus de « tanin »… un bon signe de macérat véritable ! Eeeeet… BING ! le goût fumé caractéristique me saute aux papilles ! Perso, j’ai l’impression que les vapemakers se penchant sur les macérats sont tous à la recherche de ces sensations uniques à la « Balkan Sobranie » ( je fais peut-être une fixette ). En tout cas, La Tabatière se sort bien, voire mieux que bien, du challenge ! Point important, toutefois, et de nouveau : j’aurais apprécié une sécheresse plus affirmée… Je crois que je vais passer, pour ces tabacs, sur du 70/30 de base. En tout cas, en écrivant ces lignes, je suis environné des vapeurs « fumées-tourbées » et troublé par leur étrange alchimie !

L’avis de VapoDistri : « Laissez-vous surprendre par le goût intense de l’Extra Cyprus Latakia véritable… Classic Latakia séché au feu, provenant de l’île de Chypre. Extra corsé, extra aromatique et légèrement fumé ! En effet, ce produit est fumé avec différentes qualités de bois et d’herbes aromatiques. »

En guise de conclusion-continuation

Tiens ? une tabatière !

 

Sur notre Navire d’élection, en réalité, la parole s’est libérée au sujet de cette gamme… bien avant que j’aie pu me lancer enfin dans ma rencontre avec elle ! Dans le dernier post de la saga Azhad’s Elixirs, les commentaires ont précédé mon intervention. Et on peut dire qu’ils sont allés bon train… une loco à toute vapeur, même ! Euuuh… je me suis laissé surprendre, pour le coup !

Sachant que j’allais faire la revue, je n’ai fait que survoler tous ces avis pour ne pas avoir trop d’influences. Ainsi, c’est maintenant, comme certains parmi les lecteurs, que je vais aller y voir de plus près ! Et reprendre la première discussion commune — si l’envie de continuer à commenter ci-dessous vous prend !

Ma conclusion, provisoire certes, sera un satisfecit affirmé, du plus « léger » au plus « typé » de cette gamme. C’est pour moi une indéniable réussite.

Le fait que VapoDistri encourage les heureux vapers à expérimenter des mélanges et à partir à l’aventure de l’extension de leurs concentrés avec d’autres arômes est une preuve de confiance et de compréhension envers les chercheurs de nuages que nous sommes !
Et c’est bien agréable de dire que je n’en ai pas fini avec ces cinq concentrés, qui offrent, au-delà de leur qualité, de nombreuses perspectives alléchantes…

La maceramania… quand on commence… Oh mamma mia… !