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La bonne box Wolverine, par Nikola Vapor

Porky, le cochon-tirelire plutôt connu pour ses jérémiades et pleurnicheries incessantes peut aussi se montrer rieur, voire affectueux dans certaines circonstances, envers certaines personnes. C’est justement le cas avec notre cher Cap’tain à qui il voue un culte à la limite de l’idolâtrie. Oh bien sûr, un cochon-tirelire ne réagit qu’à des stimuli basiques liés à son rôle de superviseur des finances, ne voyant ni ne considérant la charge de travail énorme requise pour l’écriture d’un article sur un blog comme DV mais il faut bien reconnaître que les dons du Cap’s sont fort agréables, amenant des matériels que je n’aurais sans doute pas achetés mais cependant riches en découvertes voire en bonnes surprises comme ce fut encore une fois le cas avec la box Wolverine de Nikola Vapor dont il va ici être question.

Découverte de la Wolverine

Inutile je pense de préciser que je n’avais jamais entendu parlé de Nikola Vapor avant de voir cette marque portée sur l’emballage soigné de la box. Inutile non plus de rêver, il ne s’agit pas d’un moddeur russe descendant du dernier tsar, tournant l’acier 316L à la main depuis une grotte perdue de l’Oural mais bel et bien d’une entreprise chinoise sortie de terre aux alentours de l’an dernier du côté de Shenzhen.

Ne boudons pas pour autant notre plaisir, la Wolverine a de l’allure et un niveau de finition excellent. Le fameux “zinc alloy” ou alliage de zinc dont se réclament 95% des boxes à vaper et dont on connaîtra peut-être un jour la composition est ici poli en mode soyeux, les découpes et les assemblages sont proches de la perfection. La forme générale de la box est censée rappeler le mouvement gracile des griffes d’un célèbre membre des X-Men de chez Marvel Comics, je laisserai à chacun le soin d’apprécier l’analogie. Me concernant, la box aurait pu s’appeler Bob L’éponge ou Fifi Brindacier, je n’aurais guère moufté. Les designers de la Wolverine, malgré un clin d’œil marqué à une crosse de pistolet ont su rester dans le raisonnable, évitant de froisser les vapotos détestant les objets de vape à connotation guerrière. L’afficheur, rectangulaire comme celui des autres boxes est ici placé sous une fenêtre trapézoïdale du plus bel effet tandis que les boutons “+” et “-“, également disposés en oblique accentuent le côté dynamique de la box. Un port USB capable de recharger les accus en 1,5 ampère termine le tableau fonctionnel de la Wolverine, tout compte fait assez complet et réussi.

L’autre face de la Wolverine présente bien sûr le même niveau de finition que sa consœur de droite et fera peut-être mentir mes perfides remarques éloignant la forme de la box des griffes de son modèle, le super-héros.

En vue frontale, nous découvrons le switch de la Wolverine placé assez haut, légèrement incliné vers l’arrière et très agréable à l’usage. Il ne clique pas lors des appuis, sa course est courte et précise. Les espèces d’encoches ressemblant à des poignées de vélo pour enfant ne m’ont pas emballé au premier regard, ni au second d’ailleurs mais ne se révèlent pas gênantes à défaut de servir réellement à quelque chose. Il faut sans doute préciser ici que je me retrouve régulièrement avec la box à l’envers dans la main gauche, le switch pressé par le pouce, soit une position non nominale pour la Wolverine.

La face arrière est revêtue d’un caoutchouc compact gravé au nom de la box, permettant d’assurer la prise contre la paume de la main lorsque l’on ne tient pas la box à l’envers. L’assemblage de cette pièce est soigné, loin des approximations parfois rencontrées chez de célèbres fabricants tels Wismec ou Kangertech et sa matière ne semble pas vouloir se déliter en bouloches gommeuses après une semaine d’utilisation. Le top-cap de notre Wolverine s’inscrit dans le même esprit de qualité :

Le connecteur 510 semble robuste, son contact doré monté sur ressort s’enfonce souplement sous la pression et remonte prestement une fois libéré. Les atomiseurs en 24 mm et plus n’auront pas l’air ridicules sur la large surface proposée.

La trappe à accus de la box tient fermement sur une rainure qui ne devrait pas partir en sucette trop rapidement, je préfère pour ma part ce système aux clapets sur charnière qui finissent en général par partir en grouille, toujours au mauvais moment. Les vapotos les plus éveillés l’auront déjà compris, la dite trappe masque les habituels compartiments à piles, ici au format 18650.

Comme l’indique le marquage rouge visible au fond des trous, les accus s’insèrent tête-bêche pour un montage vraisemblablement en série. Ici encore, la Wolverine brille par sa qualité de finition. Les spécifications proposées par le constructeur Nikola Vapor finiront je pense de fixer les idées à propos de cette box.

La Wolverine est donc une box plutôt compacte mais assez dense puisqu’elle dépasse les 200 grammes avec accus. Elle reste cependant agréable en main et respire la qualité, peut-être pas exactement selon les critères suisses ou allemands mais largement selon ceux habituels de l’Empire du Milieu. Ainsi donc, si finitions et polissages sont incontestablement au top, la box cliquette bizarrement lorsqu’on la secoue, le switch et les boutons de commande, quoique proprement ajustés à première vue et ne menaçant apparemment pas de se faire la malle souffrant d’un léger jeu latéral. Made in China

Utilisation de la Wolverine

Pour sortir la belle de sa léthargie, il faut bien sûr commencer par lui fournir deux accus au format 18650.

Cinq pressions rapide sur le switch plus tard, la Wolverine s’éveille en nous présentant le logo de son fabricant. Rien de bien extraordinaire il est vrai, toutes les boxes ou presque font la même chose à l’allumage.

Après quelques secondes, l’affichage opérationnel apparaît, lumineux et lisible. Une fois ici, on peut déjà régler la puissance délivrée par la box grâce aux boutons “+” et “-“, par pas de 0,5 watt.

En opération, la box nous informe de la résistance du montage en cours, non renseignée sur la photo ci-dessus puisque aucun atomiseur n’y est vissé, de la différence de potentiel mesurée aux plots de l’atomiseur, de la puissance demandée, du type de “boost” programmé, du type de fil attendu, de la charge estimée des accus insérés sous forme d’un pictogramme et d’un pourcentage et enfin, du mode mémoire courant. Trois pressions rapides sur le switch mènent au mode menu presque à notre insu.

La Wolverine se démarque en effet de ses concurrentes en conservant son affichage lors du passage au menu, se contentant de placer l’item sélectionné en inversion vidéo. Ainsi, sur la photo ci-dessus, la valeur de résistance mise en surbrillance annonce l’écran de réglage de cette résistance, accessible d’une simple pression sur le switch.

Ne voyant pas très bien l’utilité de ce réglage le plus souvent laissé aux bons soins de la box, j’imagine qu’il s’agit du verrouillage requis lors de la pratique des modes en contrôle de température que je n’ai malheureusement pas encore testés à l’heure où j’écris ces lignes. On pourrait sauter de joie à la vue d’une précision de mesure au milliohm mais en fait non car la box demande confirmation de la valeur de résistance à chaque démarrage et parfois même en cours de vape, à chaque différence détectée. Du coup, elle nous casse les arpions plus souvent qu’à son tour avec des messages du type “old 0,65 ohm, new 0,65 ohm” en nous demandant de choisir une valeur n’évoluant que dans des pouillièmes d’ohm dont on a strictement rien à talquer. Mais bon… On s’y fait. Une fois revenu à l’écran principal, le bouton de droite permet d’illuminer l’option de menu suivante, celle du symbole de l’ohm.

Une pression de switch plus tard, nous avons le choix entre l’oméga standard :

… Et le cadenas qui devrait normalement correspondre au verrouillage des réglages, traditionnellement proposé pour éviter que tout parte en vrille à cause d’une pression de fond de poche traître et non maîtrisée.

L’option suivante ressemble fort à un “boost” positionné en mode normal ou “norm” sur la photo ci-dessous.

Gagné ! La Wolverine propose quatre boosters, les traditionnels “norm”, “soft” et “hard” complétés d’un distrayant mode “user”.

Distrayant, le mode “user” ? Mais pourquoi donc ? Et bien il se trouve qu’il permet de programmer finement la puissance délivrée lors des dix premières secondes de feu. Un vrai truc de geek, le vapoto qui peut expliquer l’intérêt de ce truc gagne un beau cadeau offert par le Cap’s !

Comme on a désormais bien pigé le système, on se doute bien que la surbrillance suivante donnera accès au choix d’un type de fil résistif.

Et bien voilà, la box dispose des réglages habituellement proposés pour vaper sur Kanthal, acier 316, nickel 200, titane ou fil exotique (TCR).

Nikola aurait pu s’arrêter là avec la satisfaction du devoir accompli mais non… Cette passionnante visite continue donc par un mystérieux arrêt sur le pictogramme de charge restante.

Fichtre… Que va-t-on bien pouvoir trouver sous cette option ? Un réglage improbable de la charge restante permettant l’essorage des accus pour gagner quelques taffes ? Une visualisation de la réserve particulière de chaque accu ? Et bien non…

Après toutes les merveilles vues jusqu’ici, on serait limite déçu par ces informations de version certes indispensables mais quand même un poil en dessous de nos attentes fébriles de geek avide de nouveautés décoiffantes. Heureusement, la dernière option relève le niveau.

Un “M”… Mais que que souhaite donc nous faire comprendre la Wolverine par cette lettre ? Hum.. Peut-être qu’il ne serait pas complètement idiot de parier sur quelque chose en rapport avec une merdouille… Ou une mémoire ?

Au premier abord, cette option n’est guère évidente à percevoir, on ne peut alors s’empêcher très longtemps de presser la touche “+”, histoire de voir de quoi il retourne, des fois que la box s’intéresse aux civilités genre “M”, “Mme” ou “Mlle”.

Pour être franc, je n’ai pas vraiment compris le rôle de ces “M”, “M1” et de leurs petits camarades “M2” et “M3” également disponibles, même après lecture attentive de la petite documentation accompagnant la box. Il se pourrait qu’ils correspondent à des mémorisations de réglages, bien pratiques pour retrouver immédiatement les paramètres optimaux définis pour un atomiseur donné et préalablement mémorisés mais je n’en suis pas sûr à 100%. Oui, je sais, c’est moyen mais voilà… Je n’ai pas beaucoup de temps pour rédiger cette revue et il me faut malheureusement renoncer à l’exhaustivité journalistique pour livrer la revue dans les temps et éviter les foudres jupitérienne du Cap’s, notre tortionnaire esclavagiste préféré.

La vape en Wolverine

C’est toujours difficile de donner un avis sur la vape d’une box… Certaines paraissent sympa et péchues, d’autres molles et poussives mais à défaut de mesures précises, l’appréciation reste toujours subjective. Disons que la Wolverine me paraît très correcte, envoyant autant que je puisse en juger à vue de truffe, un signal régulier. Bien sûr, il aurait peut-être été possible de la transcender en jouant avec son mode booster option “user” au lieu de m’en moquer comme une grosse quiche mais franchement, je la trouve bien comme ça.

Alors, pourquoi la Wolverine ? Et bien déjà, elle peut plaire grâce à son look original et ses réglages poussés mais on est d’accord, ce n’est pas suffisant. Il faudrait un truc en plus, quelque chose qui la démarque sur un marché complètement saturé de nouveautés.

Ce quelque chose, elle l’a et c’est une qualité importante pour une box à vaper. Notre chouette Wolverine propose en effet une autonomie absolument bluffante pour une double 18650 ! Je ne sais pas si Nikola Vapor a investi plus que les autres dans son chipset mais en tout cas, cette box tient longtemps, beaucoup plus longtemps que mes autres électro en 2 x 18650.

Ici encore, point de mesures pour étayer l’affirmation, juste de l’empirique. Toutes choses égales par ailleurs, même atomiseur et mêmes accus, la Wolverine équipée d’une paire de VTC-6 en bon état résiste à presque trois jours de vape là ou ses consœurs en encaissent à peine deux. Le chiffre sera plus faible pour un vapoto vapant plus haut que moi, plus élevé pour un MTListe mais normalement, la Wolverine devrait battre largement ses copines de gamme, d’au moins 50% et ça, c’est trop de la balle !

Cette intéressante box est disponible chez notre partenaire AVE40 ici

Longue vape à toutes et tous, en box Wolverine ! :bye:

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Grand contributeur

Ecrit par Nesquick

Fonction sur le navire : Gabier promu Lieutenant de vaisseau - Nesquick, dans la vape depuis 2013, intéressé par la découverte de ce nouveau monde de saveurs et de techniques... Bonne vape à tous !

5 Comments

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« Chef, ces Boston Shaker Vape sont de véritables pièges… il faut le dire au monde entier !… Chef, je n’en peux plus… il m’en faut encore… je me consume !… je vous en supplie, Chef… ».

Boston Shaker Vape : la rechute fatale

Bomb Cat RDA de AceVape Tech, merci les gars !