Le Heron est le successeur du Sphéroïd, mais en 22 mm. Le Sphéroid n’avait pas de « toit » au dessus de la chambre accueillant le coil, et donc il fallait que les brins de silice du coil « lèvent les bras » pour rentrer en contact avec la bourre enroulée dans le réservoir placé au dessus. Par ce moyen la silice du coil était alimentée en jus.

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Or la silice est comme nous, à force de lever les bras… On fatigue et les bras retombent.
Autre élément gênant il fallait visser le réservoir sur la chambre, et donc la silice, les bras en l’air, se tordait douloureusement tandis que le réservoir se vissait. Conséquence prévisible, les bras de silice ne touchaient plus correctement la bourre nourricière de jus… Dry hit assuré.

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Le coil dans la chambre sans le toit

Le Heron a vu quelques améliorations notoires.
La chambre se dote d’un toit qui s’emboite sur la chambre grâce à un joint torique, vulgairement appelé par le peuple anglo-saxon, o-ring.

Le toit possède deux trous, l’un au centre pour l’aspiration du flux d’air, l’autre est décentré. Logique car il ne peut pas y avoir deux trous au centre. Ceci se vérifie aisément en politique.

Ce trou décentré sert à passer le coton.
Le coton traverse le coil remonte vers le toit de la chambre et traverse le trou décentré.

 

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Le coton qui dépasse de la chambre, toit fermé

Une fois le toit emboité dans la chambre on voit le bout de coton dépasser.
On coupe le coton à 2 ou 3 mm.

L’opération suivante consiste à remplir le réservoir la tête en bas jusqu’au raz de la trompette, laquelle trompette servant de cheminée en se positionnant sur le trou central du toit de la chambre.
Hum… Ok dit comme ça… C’est étrange.
Plus simplement c’est pareil que le remplissage d’un Taifun, tête en bas.

 

 

Le trou décentré qui laisse passer le bout de coton va se retrouver gorgé de jus une fois le réservoir enfoncé dans la chambre, toujours tête en bas…
Le réservoir se positionne autour de la chambre et reste en place grâce au deux joints toriques qui entourent, forcément latéralement, la chambre.
Toute cette opération se fait tête en bas bien évidemment. Comme un Taifun.

Donc pour en revenir à la question initiale, non la bourre ne sert a rien puisqu’il y a un bout de coton qui dépasse du toit de la chambre et qui conduit le jus du réservoir vers le coil.

La bourre n’est qu’un vestige inutile venant du du principe de fonctionnement du Sphéroïd.

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Avec un tank transparent fait « maison »

J’utilise quotidiennement le Héron, qui est, à mon avis, une merveille en terme de rendu de saveur.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas un adepte quotidien du power vaping.
Ceci étant cela ne m’empêche pas de faire fonctionner mon Héron avec une résistance à 0,60 ohm, pour mon plus grand plaisir.
Le Héron en version 1.5 est plus aérien qu’un Taifun quand la bague d’arrivée d’air est réglée au maximum.

Bonne vape les pirates…

 

 

NB : Mon.. Enfin..mes Hérons sont des clones.
La modification en V1.5 consiste à supprimer le rétrécissement présent dans la cheminée et qui provoque des glouglous.
Ensuite élargir l’arrivée d’air composée de trois trous qui se retrouvent n’en faire plus qu’un mais oblong, plus couramment appelé cyclope.  C’est ce que j’ai fait sur les miens.

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