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Et le Fat Rabbit RTA sortit du chapeau…

P*tain mais qu’est-ce que c’est qu’cette m*rde ??!!!?

Qui ne s’est jamais fait cette réflexion lors de la découverte d’un nouvel ato ? Des fois, on a le malheur de tomber sur des atomiseurs tellement mauvais qu’on se demande immanquablement comment c’est possible que des marques – parfois mondialement reconnues – aient foutu sur le marché des daubes pareilles. OK c’est bien connu, le vapoto moyen est souvent suffisamment neuneu au point qu’il suffit de lui agiter une carotte innovante bien dodue devant le museau pour lui extorquer sans mal quelques biftons, mais tout de même… Rendu de saveurs dégueulasse, problème d’irrigation des mèches conduisant au dry-hit, fuites récurrentes, entre-axe sans-queue-ni-tête des plots de montage, systèmes d’airflow inadaptés à la taille de la chambre d’atomisation… Parfois, c’est à se demander si les gonz’ qui conçoivent les atos sont vraiment des mecs qui vapent, ou bien plus sûrement de sombres idiots d’ingés en col blanc qui s’empressent d’aller s’enquiller des tueuses blanches autour de la machine à café à la pause de 10h00… :scratch:

En tout cas chez Hellvape, on n’a pas ce genre de problèmes : avant de commercialiser un atomiseur, on n’hésite pas à confier des prototypes en amont à des reviewers Youtube plus ou moins renommés, afin de s’assurer que le matos fonctionne correctement et ainsi éviter de prendre ses clients pour des cons. Dans le cas du Fat Rabbit RTA que m’a gentiment envoyé Fasttech pour revue, le design a été assuré par « Vaping with Vic », un britannique qui n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a, par le passé, réalisé les RTA et RDA Kelpie, de EhPro. Bien, nous voilà en partie rassurés, d’autant plus que l’ambition initiale de Vaping with Vic était de créer un RTA capable de concurrencer le Ragnar de SteamCrave. Ah ouais quand même, pas froid aux yeux le type !!

Tout ça est plutôt de bon augure pour nous, petits vapotos lambda anonymes, mais il faut tout de même savoir que le Fat Rabbit RTA voit le jour avec une sale polémique en toile de fond.

A en croire la discussion présente sur le fofo de la pastèque, le Fat Rabbit RTA aurait normalement dû s’appeler le « Wulver », en référence à l’homme-loup de la mythologie écossaise. À la limite ça on s’en cogne un peu, sauf que dans les faits, Hellvape aurait purement et simplement volé à Vaping with Vic 90% du design de l’ato, en ne modifiant à la hâte que quelques détails dans la dernière ligne droite. Moche ! Un vrai coup du lapin, qu’il s’est mangé dans les ratiches, le pauvre Vic. C’est quand même incroyable qu’il faille toujours qu’il y ait un cocu dans l’histoire, mais bon, chacun jugera en son âme et conscience cette sombre affaire. Moi j’suis pas là pour compter les points entre un type honnête mais sans doute trop naïf et une firme moralement peu scrupuleuse, mais pour chroniquer l’atomiseur. Allez c’est parti, revue !!

 

Description

Le Fat Rabbit RTA est, comme son nom l’indique, un gros lard de 28,4 mm de diamètre (à l’occasion, faudra m’expliquer le « virgule 4 », parce que là franchement, j’ai beau chercher, j’vois pas), évidemment équipé d’un drip-tip au format 810 (11 mm de diamètre intérieur) et évidemment destiné à la vape (très) aérienne.

À l’unboxing, l’impression est bonne, sans toutefois en rester bouche bée la bave aux lèvres : l’ato est massif mais bien proportionné, moins lourd qu’il n’y parait (88 grammes tout de même) et l’usinage global est très bien fini, rien à redire à ce niveau-là. C’est juste que de mon point de vue, ce Fat Rabbit fait très « production de masse » et personnellement, il me manque ce petit charme indescriptible propre aux atos de moddeurs pour être tout-à-fait conquis. Mais bon, on ne peut pas tout avoir, surtout au vu du prix réclamé pour le bouzin.

Équipé exclusivement d’un tank droit en pyrex – Hallelujah !!  :yahoo: – il embarque 5,5 ml de jus, ce qui est plutôt pas mal. Dans sa grande bonté, Hellvape en fournit même un 2è en spares, comme ça c’est cool, on n’a pas la pression de le péter.  ;-)

Ce qui est cool également, c’est le remplissage. Il s’effectue par le haut :
1) facilement grâce à deux haricots absolument énormes qu’on ne peut pas louper, même avec des gros contenants et en étant bourré :

2) rapidement grâce à un système ¼ de tour du top-cap :

Le joint entourant le top-cap étant parfaitement calibré, la manœuvre se fait tout en souplesse. Impeccable.

Sous le cul de l’ato, là aussi c’est parfait :

Non seulement le pin positif dépasse suffisamment du connecteur 510 pour utiliser l’ato sur mod méca hybride, mais en plus, on remarque que l’isolant en peek dépasse lui aussi légèrement du connecteur, ce qui procure une sécurité supplémentaire.

Encore un truc cool : il n’y a aucun système de ‘juice-control’ sur ce Fat Rabbit. Pas besoin. Une fois chargé dans le tank, le jus descend vers les mèches en empruntant 2 gros canaux verticaux

Puis finit sa course de manière horizontale, pile-poil en face des mèches :

À l’usage, le système s’avère sans faille et repousse le spectre du dry-hit au fin fond de la galaxie : même en chain-vaping à forte puissance et avec des jus à fort taux de VG (70), les mèches sont toujours parfaitement imbibées.  :good:

L’intérieur de la chambre d’atomisation n’est quant à lui pas usiné en dôme mais le toit n’est pas plat non plus : c’est étagé avec des découpes en biseau. Quoi qu’il en soit, l’ensemble est vraiment très propre, ça fait plaisir.

Jusque-là, c’est donc un sans-faute pour le gros lapin, mais comme une revue sans point négatif ce n’est franchement pas rigolo, enchainons sans plus tarder sur le plateau de montage !

 

Le Deck du Fat Rabbit

En soit, le plateau du Fat Rabbit RTA n’a rien de scandaleux : il est même très facile à monter. Le seul hic, que personnellement je ne pardonne pas, c’est qu’une fois totalement démonté, l’atomiseur ressemble à ça :

Ouais, vous avez bien vu : seule la partie tank (drip 810, top-cap, bottom-tank, top-tank et pyrex) se désassemble. Le plateau, lui, reste désespérément d’un seul bloc !! Hellvape nous pose un bon gros lapin sur ce coup-là et ça, c’est vraiment pas classe. On peut bien entendu dévisser le pin positif, mais comme ça s’arrête là, ça ne sert strictement à rien ! Impossible donc d’aller ausculter les entrailles de la bête, ce qui pour moi est de l’ordre de l’inconcevable. Si on veut un truc fixe, on prend un clearo, un pod, de l’héro ou je ne sais quoi encore :wacko: :wacko: , mais pas un RTA… Ok, donc gros lapin crado en perspective quoi, qui ne semble pas faire de l’hygiène une priorité… #coupdepelle là !! :-( :-( :-( :negative:

Passée la déception et en zoomant un peu, on découvre un deck de type postless prompt à accueillir un bon gros double coil, l’entre-axe des ‘posts de montage’ étant de 9mm.

On y distingue sans peine une énorme grille centrale destinée à refroidir les coils par le dessous. Pour l‘anecdote, sachez que c’est cette grille qui constitue le point de grief principal entre Hellvape et Vaping with Vic, puisqu’initialement, il était prévu que les canaux d’admission d’air soient plus nombreux mais beaucoup plus petits et resserrés, façon nid d’abeille. Enfin bref, ne nous attardons pas plus que ça sur « ce qui aurait dû être », ce n’est pas nos oignons.

Le deck du Fat Rabbit RTA a également la bonne idée de présenter 2 ailettes, positionnées juste devant les emplacements de coton.

Elles servent à soutenir les mèches, et ainsi empêcher que ces dernières ne viennent s’affaisser sur la grille d’airflow centrale comme de vieilles nouilles trop cuites. (ahahah, je l’adore celle-là, mon Nes’ !!  :yahoo: )

 

Montage du Fat Rabbit RTA

Pour le montage, je me suis arrêté sur du Tri-Core Fused Clapton 3*28/36, câble que j’ai toujours majestueusement délaissé jusqu’à présent, mais qui fait parfois des merveilles dans des gros mastodontes bien ventilés. Quasiment 5 spires tortillonnées sur axe de 30, pour une double réz. stabilisée à 0.18 ohm. Étape 1 :

Étape 2 :

Et voilà :

Pour la longueur des pattes, je coupe à 6mm, mais je n’utilise pas le coil trimmer fourni par Hellvape car ce dernier est… mal calibré !! Un comble. Chez eux, 5mm font en réalité 6mm. Toujours bon à savoir ! Il ne reste plus qu’à positionner le corps des bobines vers le centre du plateau, comme ceci :

L’espace situé sous les bobines doit être suffisamment important :

Pour le cotonnage, je coupe à la largeur du plateau, ni plus ni moins. Après avoir bien aéré les mèches, on constate cependant que les loges à coton sont plutôt étroites, jugez vous-mêmes.

Comme je ne suis pas particulièrement fan des dry-hits, il est absolument hors de question de tasser tout ça à la sauvage. Je coupe donc l’extrémité des mèches en biseau, bien délicatement :

Et là, ça va bien : les arrivées de liquide sont parfaitement comblées. Ainsi préparé, le Fat Rabbit RTA est au top, et se montre parfaitement étanche. Zéro fuite de chez zéro fuite. Pas de suintement non plus. J’vous le dis : si c’est pas le cas chez vous, c’est que c’est mal cotonné.  :bye:

À présent, il ne reste plus qu’à placer le tank sur le deck, grâce à un système de baïonnette efficace : ¼ de tour, et c’est plié. Mais il faudra veiller à bien engager le tank à fond, jusqu’à ressentir la butée. C’est fondamental pour que les arrivées de juice soient positionnées bien en face des mèches de coton. Dans le cas contraire, attendez-vous à l’inévitable et tant redouté dry-hit.
Bien, maintenant que vous savez tout, on peut passer à la vape !

 

La Vape du Fat Rabbit RTA

Quoi il manque quelque chose ? Meuuuh naan il manque rien. J’ai juste gardé le meilleur pour la fin !  ;-)
Hé oui, le meilleur sur ce Fat Rabbit RTA, c’est bien évidemment son système de double airflow ! Difficile à ce stade de ne pas évoquer le Fatality M25 de QP Design. Comme sur l’ato canadien, le Fat Rabbit RTA est équipé de 2 bagues d’airflow indépendantes qui, soit dit en passant, coulissent tout-à-fait souplement. Il est juste extrêmement dommage qu’à l’image du deck, elles ne se démontent pas : si un jour on a besoin de changer les joints pour une raison X ou Y, on est marrons les amis ! :cry:

En haut : 4 trous de 2mm. En bas : un cyclope de 12x2mm. Un combo de chaque côté de l’atomiseur. Très logiquement, la bague du bas commande l’airflow central situé sous les coils, tandis que celle du haut s’occupe de refroidir les bobines latéralement. Latéralement oui, mais comme on est sur la série « Rabbit », les arrivées d’air ont été usinées à 45 degrés.

Bon ok, et ce double airflow alors ?? Allez, on se fait ça en musique. Je l’adore, elle (la chanteuse, pas la meuf du clip). :heart:

Ben alors il est génial, car il autorise une palette de tirages ET de rendu de saveurs quasiment infinie. Avec ce Fat Rabbit, chaque aficionado de vape DL trouvera obligatoirement son réglage idéal. Vape plus ou moins aérienne, plus ou moins dense, plus ou moins nuageuse, plus ou moins chaude, plus ou moins précise… sur ce coup-là, tout est possible ! Le Fat Rabbit RTA c’est, sur le créneau de la vape DL, l’incarnation même de la polyvalence. Mais pas de la polyvalence de bas étage, non Madame ! De la polyvalence avec un grand ‘P’, de la vraie ! Du sur-mesure, où chaque demi-millimètre aura une influence significative sur le rendu global.

L’ato est capable d’encaisser sans broncher un double coil de Framed Staple à 0.15 ohm chauffé à plus de 80 watts, et c’est dans cette configuration que je me suis délecté du gourmand « Madeleine-Pistache » de chez La Bonne Vape (merci mon Bruce pour la découverte, ce jus est une vraie pépite !! :heart: ). Grosse vape, gros nuage, grosse saturation des arômes et gros rendu de saveurs. Bref, grosse claque. Une pure merveille pour les gourmands !!

Mais le Fat Rabbit n’est pas qu’un ato de bourrin : il a plus d’un tour dans son sac, et se montre tout à fait capable d’offrir un rendu plus précis. Le montage en Tri-Core indiqué plus haut dans l’article et vapé à 64 watts m’a ainsi offert une vraie régalade avec le fruité complexe « Pomme Fuji-Fraise-Nectarine » de chez Charlie’s Chalk Dust. La vape est alors beaucoup moins chaude, moins dense également, mais infiniment plus précise : chacune des strates de ce jus est restituée. On sent la fraise, puis la petite pointe acide de la pomme Fuji, le tout étant enveloppé par la douceur sucrée de la nectarine en fin de tirage. Une dinguerie, j’aurais jamais cru, moi qui ne suis pas particulièrement fan de vape fruitée ! (Notez à quel point je me suis sacrifié pour la Science là :-) ). Seuls mes indéboulonnables extraits de tabac ne trouvent pas grâce dans cet ato mais ça, c’est plus que normal.

Alors voilà, comme il faut bien conclure à un moment donné, on en vient à ma « note plaisir » de l’atomiseur, parfaitement subjective. Pour ce Fat Rabbit RTA, ce sera un 9/10. Ouais c’est beaucoup, je sais. Mais son rendu est vraiment incroyable avec, à la clé, la possibilité de personnaliser son tirage vraiment aux petits oignons. Il faut avoir testé pour comprendre.
Ce n’est à mon avis pas l’ato ultime pour autant car des défauts subsistent, mais même le Ragnar a les siens, et pas des moindres de mon point de vue. D’ailleurs en parlant de Ragnar, le Fat Rabbit RTA ambitionnait de le concurrencer… On ne saura malheureusement jamais ce qu’il serait advenu avec le deck initial de Vaping with Vic. Toujours est-il que dans sa configuration actuelle, aussi délicieux qu’il soit, le Fat Rabbit RTA n’est pas loin mais n’arrive pas tout à fait au même niveau. Faut quand même pas pousser mémé dans les orties… :whistle: En revanche, toujours de mon point de vue, il est meilleur qu’un Glaz V2 de SteamCrave (saturation des arômes plus intense), et bien bien au dessus du Fatality de QP (rendu beaucoup plus détaillé). Du (très) lourd, quoi.

Bonne vape les loulous !  :bye:

Ecrit par Clandestino

Passager clandestin du Navire pendant des années, les rats ont failli avoir ma peau dans les soutes, alors j'ai dû quitter ma planque. Mais maintenant que je suis à découvert, pas le choix, je vais filer un petit coup de main à l'équipage, en toute subjectivité bien-sûr. Pas envie de finir balancé aux requins... Loin d'avoir l'expérience et la roublardise des vieux loups de mer qui sévissent sur ce rafiot, je vais humblement commencer par aller frotter le pont, histoire de pas faire de vagues.

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