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Druga RTA (Augvape) : que justice soit faite !

J’ai beau avancer dans l’âge, y’a un truc qui m’insupporte toujours autant, et pour lequel je n’arrive toujours pas à mettre d’eau dans mon rhum. Pourtant, avec le temps qui passe et l’expérience qui s’accumule, la logique voudrait qu’on devienne plus sage, qu’on réagisse avec moins de véhémence, qu’on soit plus à même de relativiser les choses…  Ben faut croire que j’suis pas normalement constitué alors, parce que quand Madame Injustice pointe le bout de son nez, j’ai toujours autant de mal à me la voir en peinture celle-là : parfois, la tristesse succède à l’exaspération, parfois c’est la colère et l’envie de tout péter qui prennent le dessus. Tiens, l’autre jour par exemple : je vais pour faire mes courses de bouffe, quand le SDF posté à l’entrée du supermarché m’informe qu’une association est en train d’y effectuer une collecte de nourriture. Ah super! , belle initiative, que j’lui sors. Sauf que là, il me répond que non, et m’explique que ne cochant pas un certain nombre de cases auprès de cette asso, il n’aura pas la chance de se voir distribuer quoi que ce soit… Hé ouais, c’est aussi ça, la France : quand tu crèves la dalle, faut apparemment ne pas être trop en galère quand même, sinon, pffffft, ça te passe sous le nez… :cry: Enfin bref, on va pas jouer à Caliméro toute la nuit, le monde est profondément injuste, c’est comme ça, et tant pis pour les idéalistes. Revenons donc fissa à des choses beaucoup plus terre-à-terre et moins hors sujet : la vape !

Mais faut pas croire, le microcosme vapistique porte, lui aussi, son lot d’injustices : alors que certaines marques peuvent commercialiser de la vraie daube en toute impunité sans jamais voir leur réputation écornée, d’autres font régulièrement du bon voire du très bon matériel, sans pour autant que leur notoriété soit reconnue à sa juste valeur. Augvape, qui n’est pourtant pas née de la dernière pluie, s’inscrivant à mon avis dans cette dernière catégorie. C’est vrai quoi : Merlin RTA il y a 4 ans, Intake RTA, Druga 2 RDA ou box VX217 plus récemment… ont tous été plébiscités par la critique, sans pour autant qu’Augvape parvienne véritablement à se forger auprès du grand public l’image de marque qu’elle mériterait. Peut-être que le dernier atomiseur de la marque, le Druga RTA, va – enfin – changer la donne ? C’est ce que nous allons voir sans plus tarder.

Présentation

À première vue, le Druga RTA est un petit atomiseur tout simple, dont les dimensions sont à peine plus grandes que celles d’un gros dripper : 39mm de hauteur drip-tip compris, pour un diamètre de 24mm. Avec son tank droit monté d’origine, il n’embarque logiquement qu’un petit 2.4ml mesurés à la seringue, ce qui, disons-le franchement, est quand même un peu light pour un ato destiné à la vape directe. Cependant, compte tenu de sa silhouette trapue, il pourra se voir doter d’un tank bulbe – fourni en spares – de 3.5ml sans pour autant perdre son charme naturel, car oui, personnellement, j’adore le look épuré et sans fioriture de ce Druga. Et c’est pas mon petit Kalavera – Kala’ pour les intimes – qui dira le contraire, regardez comme il en pince pour cet ato :

Ah ouais, c’est carrément le coup de foudre là, mon p’tit Kala’ dis-moi… Contrairement aux derniers atos de la marque, pas d’arrivées d’air par le haut, on est ici sur un bottom-airflow ultra classique, contrôlé par une bague légèrement ciselée dont la course est limitée par une butée :

Hey dis donc, ça va comme tu veux, Kala’ ? Quand t’auras fini d’reluquer le derrière de l’ato, tu nous feras signe hein !  Côté drip-tip, c’est bien évidemment amovible, et c’est du 810 de 12mm de diamètre intérieur :

Heu…. Nan Kala’, c’est pas un tonneau de rhum… ‘Tain mais quel soiffard… Un vrai pirate, celui-là !  :whistle:  Niveau remplissage, ça se fera par le haut en dévissant le top-cap, et même bourré, Kala’ sera capable de recharger, tant les ouvertures sont confortables :

Comme on peut le voir, un énorme joint noir situé sous le top-cap viendra empêcher le jus de dégouliner à l’intérieur de la cheminée ; c’est parfaitement fonctionnel, mais c’est quand même un peu dommage cette histoire : il aurait suffi d’usiner une petite collerette tout autour de la dite cheminée, ce qui aurait permis d’augmenter sensiblement la contenance de l’ato ainsi que le confort d’utilisation lors du remplissage. Mais bon, c’est comme ça, ça marche bien, et c’est déjà pas mal.

A présent, un petit zoom sur les arrivées d’air :

Deux cyclopes diamétralement opposés de 10mm de large sur 1.5mm de hauteur viendront alimenter notre ato en air. Bien entendu, on pourra obstruer ces ouvertures à notre guise, mais niveau tirage, on restera toujours sur du DL. La configuration du système d’admission d’air n’est pas sans rappeler celui du Reload RTA 1er du nom : l’air inspiré tourbillonne dans un premier temps au sein d’une large chambre située sous le plateau. Niveau tirage, ce Druga est, en position full open, légèrement plus aérien que le Relaod, ce qui est a priori une mauvaise nouvelle pour les amateurs de vape serrée.

Sans atteindre des sommets d’orfèvrerie, l’ensemble de l’usinage de l’atomiseur est sérieux et qualitatif, les pas de vis sont satisfaisants et ne couinent pas. Le seul petit bémol sera à mettre sur le compte du joint supérieur qui solidarise le top-cap et le tank en pyrex :

Lors de mon premier désassemblage de l’ato pour le nettoyer, ce joint noir était comme « collé » dans le pyrex, et malgré d’infinies précautions, il a fini par casser lorsqu’enfin j’ai réussi à désolidariser le top-cap et le tank. Fort heureusement, des joints de rechange sont disponibles dans le traditionnel sachet de spares, mais c’est quand même toujours un peu ballot d’utiliser des pièces de rechange alors qu’on n’a pas encore utilisé l’atomiseur. Cela dit, pour avoir démonté plusieurs Druga RTA, l’incident sur ce joint n’est pas systématique ; j’ai juste pas eu de bol avec mon exemplaire, mais je tenais tout de même à le signaler pour les futurs possesseurs de Druga RTA.

Hé bien voilà pour le survol de l’atomiseur, c’était pas hyper original, mais c’est fait ! Dévissons à présent la chambre d’atomisation, afin de découvrir ce qui se cache sous le capot : c’est là que ça va devenir intéressant !

 

Le deck du Druga RTA

Le plateau du Druga est la raison pour laquelle j’ai choisi cet atomiseur, car il ressemble vraiment beaucoup à celui de mon chouchou DL single coil, le topissime Taifun GT4S :

À gauche, le plateau du GT4S, et à droite celui du Druga. Sur les deux decks, les canaux d’air sont disposés de la même manière, de façon à ce que le flux vienne frapper le coil de part et d’autre par le dessous, mais en diagonale : vu le rendu de dingue du Taifun, celui du Druga ne devrait pas être dégueu. D’autant que le Augvape ne se contente pas de pomper honteusement sur le maître allemand : il apporte sa petite touche personnelle !

Outre les canaux bottom coil, le flanc de chaque post de montage est également percé, ajoutant ainsi un flux d’air latéral sur la bobine. Airflow bottom + latéral, donc : pas besoin de faire un dessin, l’équation a toutes les chances d’être gagnante. Comme malheureusement, rien ne se démonte sur ce plateau, on ne pourra pas disséquer complètement ce système d’air, ce qui je dois bien l’avouer me laisse carrément sur ma faim. Mais l’avantage, c’est qu’on peut donc enchainer illico sur la partie montage de l’atomiseur.

 

Montage du Druga RTA

Comme le plateau est ambidextre, c’est cool, on ne se prend pas la tête à réfléchir dans quel sens tortiller son câble pour confectionner la résistance. Les emplacements destinés à recevoir les pattes sont chacun dotés d’un ergot pour empêcher le câble de se barrer lors du serrage :

OK, ces derniers sont minuscules, on les distingue à peine, mais ils sont là et jouent parfaitement bien leur rôle. L’entre-axe des plots de montage étant de 8mm, j’ai pile la place d’installer un coil de Framed Staple Coilology 2-28/4-.1*.3/36,  5 spires sur un axe de 30, stabilisées à 0.30 ohm.

La visserie étant tout à fait correcte, la mise en place de la bobine ne pose aucune difficulté particulière, mais il est à noter que même avec une pince coupante de précision, obtenir une coupe des pattes totalement chirurgicale relèvera du miracle. Et comme une fois vissée sur le deck, la cloche sera vraiment très très proche des posts de montage, gaffe au court-circuit !!!

Donc personnellement, afin d’assurer le coup, une fois le coil installé, je le… désinstalle :wacko: , et réduis chaque patte d’environ 1mm. Puis je le remonte. Cette étape un peu trouble-fête n’est pas obligatoire, chacun fera comme bon lui semble en son âme et conscience, moi j’aurai prévenu. Ensuite, libre à chacun d’ajuster – ou pas – la hauteur du coil, mais je vous l’dis d’emblée : elle a une très forte incidence sur le rendu de l’atomiseur. :yes:   Pour ma part, je le rabaisse de façon à ce que le haut de la bobine arrive à fleur du sommet des plots de montage :

Ainsi, le coil sera parfaitement bien enveloppé par les flux d’air, comme on peut le voir ci-après :

Pour le cotonnage, c’est vraiment RAS : on coupe les mèches à la même largeur que le plateau, on aère bien la fibre, puis on place son coton dans les emplacements dédiés, parfaitement calibrés pour recevoir du diamètre 30.

Comme le veut la tradition, on imbibe alors son coton, et si on ne veut pas que l’ato se mette à pisser par les airflows, on pense bien à fermer les airflows avant de remplir le tank. Ça y’est, on est bons, reste plus qu’à goûter ! :yahoo:

 

La vape du Druga RTA

Voilà donc venu le moment de rendre à César ce qui lui appartient : pour ce qu’il est, à savoir un ato DL single coil, le Druga RTA vape d’enfer !! Yes, it rocks !

Sur sa plage de confort, comprise à mon humble avis entre 40 et 55 watts, il envoie un gros volume de vapeur et un très bon rendu global des saveurs. Comme pour tout atomiseur qui passe entre mes mains, j’ai commencé par lui confier un extrait de tabac de La Tabaccheria, afin de tester son niveau de précision de rendu. Et sur ce terrain-là, il faut bien l’avouer, c’est pas vraiment le Pérou. Pourtant on  pourrait le croire, car la vape procurée est fine et légère, pas très dense, mais non. Nan, le Druga RTA, tu ne le prends pas pour faire de la vape analytique, ce n’est pas son registre. Un peu comme si tu foutais une vache sur une patinoire, tu vois ?  :wacko:

J’ai donc enchainé sur un gourmand peu complexe, le Granola Bar de Yogi qui s’était si bien révélé dans le iNtake MTL, et là, ça a été beaucoup mieux ! Le côté hyper sucré de la mixture est estompé, mais le miel et les céréales sont bien distincts. Je m’attendais à une grosse saturation des saveurs style GT4S, mais il n’en est rien : le Druga est très différent du Taifun. À comparer, je le rapprocherais plus d’un Relaod RTA, avec une vape un peu fofolle de type Feu d’artifice où ça part un peu dans tous les sens. La saturation des arômes, modérée en full open, augmentera à mesure que l’on réduira les airflows. Néanmoins, tout est là, et l’ensemble est étonnamment restitué, dans une sorte d’équilibre improvisé et différent mais qui tient la route, genre dérapage contrôlé. C’est comme si les arômes principaux passaient un peu au second plan tandis que les notes/nuances gagnaient en importance.

Tout ceci est évidemment un peu déroutant au début, parce qu’un jus qu’on connait par cœur sort différemment dans ce Druga RTA, et que l’on en vient à se demander si c’est fait exprès ou pas. Mais après tout, on s’en fout un peu finalement, parce que les faits sont là : je descends tank sur tank sans même m’en apercevoir ! C’est ce qui compte, non ? Alors j’vais vous dire : ce Druga RTA, c’est une balle de petit ato. Bien sûr, il n’ira pas rivaliser tout à fait avec des atos 5 ou 6 fois plus chers, mais il est sobre, costaud, extrêmement facile à vivre et à mettre en œuvre. Conçu sous le sceau de la simplicité, il ne fuit jamais sauf si on ne sait pas cotonner un atomiseur, et il propose de surcroit une vape singulière. Tout ça pour moins de 20 balles… Qui dit mieux ? Ben…. Personne ! Voilà, justice est faite. B-)

 

Druga RTA : bonne pioche !

Ecrit par Clandestino

Passager clandestin du Navire pendant des années, les rats ont failli avoir ma peau dans les soutes, alors j'ai dû quitter ma planque. Mais maintenant que je suis à découvert, pas le choix, je vais filer un petit coup de main à l'équipage, en toute subjectivité bien-sûr. Pas envie de finir balancé aux requins... Loin d'avoir l'expérience et la roublardise des vieux loups de mer qui sévissent sur ce rafiot, je vais humblement commencer par aller frotter le pont, histoire de pas faire de vagues.

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