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Dragon Ball par FumyTech, c’est vous qui voyez…

FumyTech est une entreprise chinoise produisant du matériel à vaper animée d’une volonté farouche de sortir des sentiers battus, nous proposant des produits au design souvent novateur, parfois déroutant. Ainsi, les Navigator, Cyclon, Windforce ont pu séduire quelques pirates attirés par leur aspect original. J’ai pour ma part un peu hésité à accepter le Dragon Ball lorsque le Cap’tain me l’a proposé pour revue et puis finalement, le voici dans les colonnes du Navire !

Le Dragon Ball est un RDTA, comprendre dripper à tank, volumineux et impressionnant de prime abord. Personnellement, je le trouve assez moche et mon peu de connaissance du monde des mangas japonais auquel le nom de cet atomiseur fait référence ne permet guère de pallier une première approche vaguement incrédule de l’objet. Mais voyons plutôt de quoi il retourne…

La découverte du Dragon Ball

Le Dragon Ball arrive dans une belle boîte colorée accompagné d’un tank de rechange, d’une clé allen adaptée aux vis de serrage du résistif, d’un jeu de joints divers, de deux bobines résistives de bel aspect et d’un pad de coton. La livraison est donc bien complète, il ne manque q’une fiolette de liquide style jus de dragon pour pouvoir vaper direct.

Outre les pièces de l’atomiseur, la photo ci-dessus montre la boîte en arrière plan, permettant de parjurer élégamment ma décision de ne plus photographier les emballages. Il faut quand même reconnaître que le fabricant a produit ici un louable effort et qu’il aurait été dommage de ne pas l’évoquer. Nous avons ici sur la rangée de pièces du haut et de gauche à droite la base de l’atomiseur, la chambre de vaporisation, le tank et sur la rangée du bas, toujours de gauche à droite, le top-cap #2, le top-cap #1 et le drip-tip.

Ces pièces légères mais bien usinées se placent dans la moyenne de la production chinoise de milieu de gamme et n’amènent pas de commentaire particulier.

La base du Dragon Ball est en 24 mm de diamètre et présente des caractéristiques typiques d’une base de dripper avec arrivée d’air sous les bobines, plateau de montage « velocity » et cuve de belle contenance. La paroi haute de cette cuve est percée de quatre groupes de six trous destinés à l’alimentation en liquide de la mèche. Les deux air-holes diamétralement opposés réglables par rotation de la bague ont été mesurés à 12 x 3 mm. Inutile de préciser qu’avec ce genre d’aération, le Dragon Ball n’est pas là pour rigoler…

Une fois la chambre de vaporisation vissée, la position de ses quatre orifices ovales peut être réglée par rotation de la base sur les groupes de trous d’alimentation en liquide, soit en position ouverte comme sur le cliché ci-dessus, soit en position fermée comme ci-dessous.

La position ouverte permet d’utiliser le Dragon Ball comme un atomiseur à tank, le liquide passant alors du réservoir à la chambre par les orifices dégagés. La position fermée autorise l’alimentation des mèches par le haut, en mode dripper. Les deux modes nécessitent le montage du tank qui restera vide lors d’une utilisation en mode dripper.

Le tank affiche un diamètre de 34 mm en sa partie la plus large, offrant une contenance d’environ 5 ml. Le top-cap #1 vient le serrer sur la base en se vissant sur le filetage pratiqué en haut de la chambre. Les larges fentes pratiquées permettront le remplissage du tank en mode RTA.

Le top-cap #2 obture les orifices de remplissage mais laisse libre l’accès à la chambre pour une alimentation de la cuve par le haut en mode dripper.

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Le drip-tip fait d’une sorte de ULTEM au toucher assez agréable vient ensuite terminer le montage. Sa base non standard présente un petit ergot se logeant dans une encoche pratiquée au niveau du top-cap #2 afin de fournir une prise pour le démontage aisé de ce dernier lors de l’alimentation en mode dripper.

Le Dragon Ball ne ressemble à aucun autre atomiseur… Je laisserai donc chacun apprécier les choix esthétiques de FumyTech et juger si un atomiseur doit ou non rester cylindrique !

Le montage du Dragon Ball

La paire de bobines fournie avec l’atomiseur m’a paru de bonne facture, je l’ai donc utilisée pour le montage. Il doit s’agir d’une sorte de Clapton Wire très serré, bien clair pour être de Kanthal mais suffisamment net et rigide pour inspirer confiance. Le Dragon Ball ne me paraît pas savoir se contenter efficacement d’un simple coil…

Le plateau « velocity » permet une mise en place aisée et rapide des bobines, les vis de serrage sont franches et efficaces. Le positionnement du coton ne pose apparemment pas plus de problèmes. Sauf que…

Avant de se projeter vers des images de vape énorme et goûtue, il convient ici de remarquer un danger tapi tel le serpent sournois et venimeux pouvant causer d’amères déceptions. Les orifices d’alimentation, les quatre groupes de six trous déjà évoqués, sont ici en contact direct avec le liquide du tank et il faudra réussir à les obstruer très soigneusement à l’aide des pattes de coton pour éviter une montée inéluctable du niveau de liquide dans la cuve pouvant aller jusqu’aux tuyères d’air-flow et s’y engouffrer pour finir en un horrible filet poisseux dégoulinant sur la box, les mains, les vêtements…

La vape du Dragon Ball

Le montage réalisé ici affiche 0,2 ohm, valeur propice à chatouiller un peu les watts. J’ai testé le Dragon Ball jusqu’à 80 watts, valeur suffisante à mon goût pour obtenir une vape pêchue, savoureuse et extrêmement dense. La sensation est bien celle produite par les gros drippers à la Magma « Reborn », comme le laissait supposer le design de la base.

Le gros avantage du Dragon Ball par rapport à un dripper classique est bien sûr d’embarquer une confortable réserve de liquide, la bonne idée de FumyTech étant d’utiliser le réservoir comme un dissipateur thermique. Ainsi monté, le Dragon Ball ne chauffe quasiment pas, même chain-vapé en mode goret énervé !

Cette remarquable propriété pourrait à elle seule permettre de passer sur le look du Dragon Ball, doté à mon humble avis de tout ce qu’il faut pour déplaire. Malheureusement, la patience du vapoto est mise à rude épreuve lors du placement des mèches de coton et cette difficulté rend, toujours à mon avis, le Dragon Ball encore plus laid qu’il ne l’est…

J’ai pu constater les indéniables qualités de machine à vaper du Dragon Ball lors d’un premier tank porté par la chance du débutant, le second s’est répandu presque intégralement sur ma pauvre Reuleaux dont le connecteur 510 n’en demandait pas tant.

Comme tous les goûts sont dans la nature, les pirates séduits par l’esthétique originale du Dragon Ball pourront donc se satisfaire d’une excellente vape de dripper énergique et généreux à condition de choper d’entrée la « magic touch » cotonneuse, exploit banal pour certains mais inatteignable pour d’autres…

Bonnes fuites à toutes et tous, en Dragon Ball RDTA !  :bye:

Ecrit par Nesquick

Nesquick, dans la vape depuis 2013.
Intéressé par la découverte de ce nouveau monde de saveurs et de techniques... Bonne vape à tous !

47 Comments

  1. Nos bons fabricants chinois inondent littéralement le marché, sans doute que le modèle est viable… Les succès compensent les flops, la balance reste positive et tout le monde est content.

    Sûr qu’on ne bosse pas comme ça chez SvoëMesto où des types très calés doivent se faire des noeuds au cerveau pour que le futur Kayfun 6 parvienne à sortir 130 boules des poches de ceux qui ont déjà raqué pour les 3, 4 et 5.

    Dans tous les cas le produit est dead si nous autres vapotos le boudons et il se fera un nom si nous l’adoptons. On trouve encore du spare pour le KF4, qui se souviendra du Dragon Ball dans deux ans ?

    Personne n’est à l’abri d’un coup de coeur pour une chinoiserie puisqu’il en sort pour tous les goûts… À chacun de décider s’il vaut mieux, pour vaper durant une année, prendre une bonne box à 100 boules qui tiendra la distance ou en acheter une à 40 boules tous les trois mois.

  2. je pense qu’un svoëmesto fait moins kitsch qu’un dragon ball, après il y a plus de personne qui connaisse dragon ball que svoëmesto, et les asiates fans de manga, il y en a, de même que dans le reste du monde, why not…

  3. Salut Nes
    As-tu au moins pu lire l’avenir de la vape dans ta boule de Crystal ???
    Je reste toujours coi devant de telles innovations .
    Bientôt on va avoir droit à un ato en forme de pinte ou de bouteille de pinard ; qui sait ?
    :scratch:

  4. @nesquik le cerveau des chinois est à mon avis très costaud et véloce… ,20 000 ans de civilisation raffinée, ça pèse. Je trouve qu’ils manient l’art de la réplique à la perfection. Ceci et valable dans les fringues, la peinture, etc… Ils répliquent tout à l’identique et pas que… du grand talent. Fabriqué en Europe ce dragon coûterait bien plus cher je pense. Mais bon, je préfère le travail artisanal, en tout état de cause. Celui des petits fabricants

  5. Senzi ,c’est ce qui est justement génial. Nous mêmes avons évoqué spontanément l’idée d’un concours pour l’ato le plus adapté au dragon. Au fait il y a t’il des représentantes de le gente féminine chez les pirates ?