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Celui qui vapotait dans les ténèbres

L’œuvre de H.P Lovecraft, le créateur du mythe de Cthulhu, a profondément marqué la littérature fantastique du siècle dernier, jusqu’à s’inscrire au fil du temps dans l’inconscient collectif de notre culture populaire à travers ses expressions les plus diverses (romans, films, occultisme, arts, jeux de rôles et vidéo…). C’est donc sans grande surprise que le Grand Ancien étend maintenant ses tentacules vers l’univers de la vape par l’arrivée d’un nouveau venu sur le marché, un créateur chinois de produits originaux innovants : Cthulhu Mod qui nous présente comme première production le Cthulhu RTA, tout simplement.. L’occasion était trop belle pour ne pas rendre hommage au Maître de Providence en tirant quelques barres à sa mémoire…

Chapitre 1 : L’appel du RTA

L’urgence de coucher par écrit les faits qui se sont succédés ces derniers jours se fait chaque jour plus pressante. Comment aurais-je pu un instant imaginer, à la réception du courrier de mon oncle Auguste m’invitant à profiter de la quiétude de son cottage à la faveur d’un congé estudiantin, que ce séjour mettrait autant à mal mes certitudes et ma foi en l’esprit analytique ?
Ne serait-ce que pour poser à plat les événements tels que mes nerfs éprouvés me permettent encore de les percevoir, à la lumière d’une raison que je crains plus fragile que mon titre d’universitaire ne saurait le tolérer.
Mais déjà, alors même que je cherche à assurer ma prise sur le fil ténu de la rationalité, les images se bousculent dans mon esprit fiévreux et troublent la lecture d’un déroulement logique que j’appelle d’une prière fervente.
Afin de jalonner la géographie mouvante de mes souvenirs encore vivaces, je me dois de présenter, dans un ordre probablement peu académique, l’improbable lecteur aura l’indulgence de me le pardonner, le récit des incohérences qui se sont dernièrement accumulées.
Tout remonte, autant que je puisse en juger, quoi que même d’une aussi simple évidence je doive désormais douter, à l’invitation que je reçus sous la forme d’une courte lettre de la part de mon oncle, pour qui, bien que près de vingt ans séparaient notre dernière rencontre, j’ai toujours nourri un sentiment d’affection mêle d’admiration pour sa brillante carrière d’anthropologue, ce qui alimenta très certainement la fascination pour les peuples lointains et primitifs qui, par la suite, m’amena à embrasser ses pas.

Description du Cthulhu RTA

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Le Cthulhu RTA, pour reconstructible tank atomiseur en bon franglais, se présente comme une belle pièce d’acier dans un simple écrin de plastique orné à effigie tentaculaire de son propriétaire et servie sur son lit de o-rings et de spares, relevée de ses pré-coils et agrémentée d’une clé alien. D’un diamètre de 22mm pour une contenance de 4 ml, le RTA, avec son tube pyrex et sa cheminée décorée de la créature stylisée, s’inscrira naturellement sur la plupart des mods de bon aloi, ici sur une eVic VT parce que Cthulhu le vaut bien.

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Le cher vieux professeur, me priait, dans un style jovial et impérieux qui lui était singulier, de le rejoindre dans sa maison de campagne, le long des rives verdoyantes de la rivière Miskatonic afin d’échanger sur nos recherches respectives. Devrais-je déjà parler au passé alors qu’il n’y a encore que quelques heures, j’aurais juré avoir reconnu sa silhouette efflanquée danser de toute son ombre ? Mais à nouveau, je m’égare à retracer un récit circonstancié de cette histoire.
Grande fut ma surprise à la lecture de ce courrier, car, même si je savais mon oncle toujours en lien avec l’université d’Arkham, je m’imaginais celui-ci jouissant d’une retraite paisible, n’ayant eu vent d’aucune activité professionnelle de sa part depuis de nombreuses années.
Quelle pouvait-être alors la nature de son travail ? Connaissant le tempérament passionné du vieux chercheur, l’enthousiasme que trahissaient sous un ton badin les quelques lignes qui m’étaient adressées étaient contagieuses. La joie de retrouver un être cher à mon cœur, que les années d’éloignement n’avaient participé qu’à rendre plus vénérable encore, couplée à l’anticipation exaltante de partager avec celui-ci nos dernières trouvailles entre pairs, me poussaient par orgueil à accélérer mon départ.

Démontage

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Le bestiau est entièrement démontable en 13 pièces distinctes (sur la photo la base n’est pas entièrement démontée et comporte également la bague de réglage d’air flow), ce qui permet un nettoyage complet mais nécessite de se familiariser avec l’assemblage un peu minutieux dans les premiers temps.
Il s’agit d’une version retravaillée par le constructeur qui propose désormais une meilleure finition et un produit propre à réception, les premiers exemplaires souffraient apparemment d’imprécision sur certains filets. Seuls les joints restent un peu durs et résistent lors de la manipulation de la bague d’arrivée d’air. Les humidifier avec un peu de liquide solutionne ce problème mineur.
A moins de 40 euros en boutique, prix général constaté en France, cet atomiseur présente donc un rapport qualité/ prix très satisfaisant pour un original.

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Débarquant dès le surlendemain en gare d’Arkham, une simple valise en guise de tout bagage, j’en scrutais, fébrile, les quais, m’attendant à voir se diriger vers moi le vieux mentor, son éternel fédora vissé sur un haut front. Quelle ne fut ma déception quand, en place et lieu, un morveux tirant sur ma gabardine me remit un billet à mon adresse en échange d’un quart de Dollar qui lui apparaissait, aux mines qu’il prit alors, bien maigre. Bien qu’aussitôt je reconnus l’écriture serrée de mon oncle, la concision sèche de la lettre contrastait avec l’habituelle bienveillance que je lui connaissais. Auguste regrettait de ne pas pouvoir m’accueillir personnellement et m’indiquait de m’adresser au Derleth Inn, une auberge du centre, qui se chargerait de m’emmener jusqu’au cottage.
Surpris de l’étrangeté du procédé, je décidais néanmoins que cette légère contrariété n’entamerait pas la joie que je me faisais à l’idée des retrouvailles qui s’annonçaient et c’est donc d’un pas léger que j’entrais dans l’établissement indiqué en m’y présentant. J’y fus reçu par une femme trapue, à l’âge indéfinissable et aux traits épais. Sans autre forme de politesse elle m’indiqua que son fils, le palefrenier, préparait déjà le coche pour me conduire chez le professeur. Je me souviens avoir perçu, à l’énonciation de ce titre, la voix rauque de mon interlocutrice se parer de respect et en ressentir du soulagement tant les manières de ces gens me paraissaient austères.
Je me retrouvais donc dans la cabine poussiéreuse aux sièges cramoisis, à filer le long des berges de la rivière paresseuse, laissant dernière moi la ville dans le couchant. Quand, après un trajet qui me parut interminable, les pas des chevaux se figèrent, je débarquais sur le perron de la vieille bâtisse aux accents victoriens, je fus frappé par la noirceur du ciel qui en écrasait le toit et semblait vouloir souffler la lumière vacillante qui filtrait sous la porte dont j’heurtais l’huis alors que mon chauffeur s’était déjà évanoui dans l’obscurité.

La structure du Cthulhu RTA

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La structure du Cthulhu RTA avec son plateau à quatre postes, dont un double positif surélevé n’est pas sans rappeler celui d’un Goblin de Youde par exemple. Mais là ou le streum se démarque, c’est avec ses dimensions hors normes : double arrivée d’air de 3mm, cheminée gargantuesque à l’avenant, canaux d’alimentation de 2,5mm pour s’accorder avec de larges coils, des dimensions cyclopéennes pour un atomiseur aux proportions élégantes (quoique je ne m’attendais guère à utiliser ce qualificatif au sujet de Chtulhu!).
Très clairement, ce RTA est taillé pour la chasse aux cumulus et rappelle un Orchid gonflé aux stéroïdiens, avec en plus un tirage cyclonesque heureusement réglable.

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Je relâchais le heurtoir de laiton retenu dans une gueule de griffon infernal alors que la lourde porte de chêne miaulait sur ses gonds, découvrant dans son ouverture une forme chétive couverte d’un châle hirsute. Refrénant à grand peine ma révulsion devant le visage grotesque qui s’avançait, je me présentais et m’enquérais de la présence de mon oncle. Mrs Peacock, comme elle se présenta, était la gouvernante de la maison, au service de mon oncle, comme les autres membres de la famille Peacock, depuis son arrivée dans la région. Hélas, m’annonça t’elle, je jouais de malchance, le malheureux professeur était cloué au lit par une méchante fièvre depuis hier au soir, et ne pouvait-être vu sous aucun motif, ordre du médecin. Jusqu’à nouvel ordre, seul un bouillon et un seau d’aisance devaient lui être apportés quotidiennement, étant donné, je comprendrais, le risque de contagion, acheva la marâtre avant de se saisir de mon bagage et de le porter à la chambre qui m’avait été attribuée.
Inutile d’ajouter que je ne gouttais guère le sel de la situation, moi qui me faisais une telle joie de renouer avec mon parent des liens qui ne s’était jamais, du moins tel que je le percevais, distendus. Tout autant profondément agacé par la tournure qu’avaient jusqu’alors pris les événements, que terriblement affecté par la nouvelle de la maladie subite de mon oncle, je me promis d’obtenir auprès du médecin de ce dernier, une entrevue, aussi courte soit elle. Pouvoir me sentir être ne serait ce qu’un simple réconfort par ma présence à ses côtés justifierait au moins ma présence en ces lieux.
Devant également me contenter d’un maigre brouet pour tout souper, que je pris dans ma chambre, c’est tout à ces pensées, qu’harassé par une longue journée de voyage, je finis bientôt par m’abandonner au sommeil sur l’antique lit aux pieds torsadés. Hélas, c’est en vain que je devais chercher le répit en ces lieux cruels. Point de songe léger et réparateur, de ceux qui allègent l’esprit et rafraîchissent le corps. En lieu et place, des visions tourmentées et irréelles, si absurdes qu’elles ne provoquent que l’incompréhension, le dégoût ou la peur. Je vis des murs gigantesques, taillés d’un bloc par la colère des Dieux Anciens, constructions délirantes aux perspectives cauchemardesques, se dresser depuis le tréfonds des failles englouties. Les mots buttaient sur mon esprit médusé qui recevait des images à qui elles n’étaient pas destinées. Des profondes vallées chthoniennes montait une mélopée cacophonique et incohérente, un murmure de montagne qui s’écroulait dans un caisson sans fond. La brume flottait, indicible et maligne, envahissant chaque recoin, s’infiltrant par les pores mêmes de la peau en diffusant un parfum obsédant, obnubilant, aliénant. Je me sentais branchie, je me croyais nageoire, je n’étais plus qu’un alevin qui se laissait emporter par le vortex qui s’engouffrait dans cette gueule béante, toute dents, écailles et tentacules. Nous étions myriades comme moi, à nous laisser absorber par le Dieu Ancien qui rayonnait à nouveau comme aux jours premiers. Tel un gigantesque organisme secoué du spasme de vie, les abysses battaient au rythme d’une clameur sourde. Ke-Thu-Lhu ne se soucie guère de sa pitance, mais celle-ci est toute acquise à son maître.

Montage du RTA

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Coté montage, c’est désormais du classique, on prendra soin de réaliser un coil large, d’au moins 2,5mm de diamètre afin d’être en cohérence avec les canaux d’irrigation en jus et d’amener la fibre jusqu’à la moitié des filets de la base environ pour une bonne alimentation. Inutile d’en rajouter des masses, le Cthulhu correctement monté (ne dit-on pas d’ailleurs, monté comme un Cthulhu?) ignore superbement tout phénomène de burn-sèche.
Les quantités de vapeur produites sont absolument phénoménales toutes voiles dehors, tout en réussissant à préserver l’essentiel des saveurs de vos liquides préférés grâce à une chambre démontable réduite. Le RTA au comportement fougueux exprime tout son caractère à des puissances conséquentes si telle est la vape que vous appréciez. Il servira honorablement à des puissances plus modestes (20 watts et moins), mais il ne s’agit pas, comme vous vous en doutez, de son terrain de prédilection. Ce Cthulhu est un vampire stellaire et siphonnera allègrement les millilitres sans coup férir. Prenez-y garde !

Non ! Quelque-part en moi, un sursaut d’humanité me rappela à ma nature. Je criai et me réveillai sur le lit trempé, une odeur d’iode s’entêtait dans mes narines. Pendant que je m’efforçais à domestiquer la folle cavalcade qui battait dans ma poitrine et que je me redressais sur mon séant, mes sens me ramenèrent à ma réalité. Je battis le briquet pour allumer la lampe posée sur mon chevet, mais la mèche crépita comme si elle était mouillée. A force d’obstination, j’obtins satisfaction et replaçai le verre pour guider la lumière, résignée, à se frayer un passage dans les ténèbres qui m’entouraient. C’est alors que je pris conscience de la brume flottant dans la pièce qui semblait s’infiltrer par le plancher avant de s’étendre en longues nappes éthérées venant lécher les murs, diffusant une odeur douce-amère aux notes océanes sur leur passage. Un long frisson me cassa brusquement l’échine suivi d’un glacement qui me pétrifia lorsque je perçus à nouveau, s’amplifiant avec le battement de mes tempes, la rythmique qui habitait mon rêve. Un tohu-bohu infernal à nouveau emplissait mon être. M’extirpant de cette torpeur hypnotique qui me gagnait, je me dressais, et à pas feutrés me dirigeais avec la lampe vers le couloir.
Plus j’avançais, plus la brume s’épaississait, semblant monter en cascade se riant de la gravité depuis le bas des escaliers. Je peinais à reconnaître les lieux tant le faisceau de lumière que je tenais à bout de bras semblait s’amenuiser à chaque pas. Je descendis les marches une à une, plongeant au cœur de ce maelström spectral, luttant pour contrôler une angoisse qui me nouait le ventre alors que l’atmosphère cotonneuse et fragrante m’invitait à m’abandonner à sa gouverne. Les directions n’avaient alors guère plus de sens et je peinais à discerner l’endroit où je me trouvais. Le reflet d’une vitre entourée de boiseries m’indiquait une probable bibliothèque et il me sembla discerner quelques reliures de cuir racorni pour abonder dans ce sens. Les battements s’amplifiaient terriblement et heurtaient mes tympans bourdonnants. Les vapeurs parfumées circulaient librement au rythme de ma respiration et j’eus le sentiment d’expirer d’épais nuages aux saveurs indéfinissables et multiples, ce qui entraîna un réflexe de ventilation impromptu. Cette débauche d’expériences sensorielles inattendues provoqua un relâchement de ma vigilance, et, pris au dépourvu, je m’abandonnais à l’appel lancinant et perdis alors conscience de mes mouvements.
Lorsque j’ouvrais à nouveau les yeux, le soleil filtrait à travers les rideaux de velours émeraude qui recouvraient les larges fenêtres de ma chambre. Le temps de réaliser où je me trouvais, ma gorge sèche se rappela à moi et je cherchai sur le guéridon un verre d’eau puisé à la carafe qu’on avait eu l’excellente idée de placer. Petit à petit, le souvenir de la nuit passée s’imposa à ma mémoire dubitative. Les murs baignés de lumière se lavent des angoisses nocturnes. Après tout, tout ceci n’avait été que l’élaboration fantasmatique d’un esprit fatigué. Le jour rendait à ma raison sa préséance. (à suivre…)

Remplissage

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Enfin, cerise sur le nappage, le Cthulhu RTA dispose de la toute dernière innovation en matière de remplissage par le top cap, allègrement pillée au Kaï foune 4, et c’est tant mieux, une rondelle dévissable percée de quatre trous permettant le ravitaillement sans dévisser l’ato. Ouf !

Conclusion sur le Cthulhu

En guise de conclusion, quelques petits conseils pour un refilling supérieur sans histoire :
-Tout d’abord, cela semble une évidence mais une étourderie est si vite arrivée : assurez vous que l’air flow soit bien fermé à fond avant le remplissage !
-Remplissez allègrement votre ato avec le flacon de votre choix (trop cool!), puis vissez le cap jusqu’au joint sans serrer.
-Renverse alors l’ato, assurez vous que le liquide soit redescendu avant de visser à fond.
-Vous pouvez rouvrir l’air flow, votre RTA est prêt à l’emploi !
Merci grand Cthulhu ! (et merci à Cédric, de la boutique Vap-ô-rêve, ça s’invente pas, de Bergerac, pour s’être prêté au jeu des photos et pour ses conseils techniques avisés).

portrait« Dans sa demeure de R’lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant. »
Howard Phillips Lovecraft

Ecrit par Cap's

Dany, fondateur du Danyvape et de Danyworld
Plus de clopes depuis le 1er jour, le 21 sept 2012...
À l'abordage !!

22 Comments

  1. J’en ai déjà 2. Je lui trouve quand même quelques défauts : les plots allen, qui accrochent avec la clef et qui ne serrent pas à fond, du coup on a un montage qui peut être un peu « loose ». Même s’il ne fuit pas si on ferme l’airflow, je constate qu’il pissote légèrement par le dessous ( très légèrement, du genre à laisser une petite flaque autour du pin).

    • Ah oui, c’est possible. Je n’ai rien constaté de tel concernant les plots, mais je dois avouer que cet article a été écrit à chaud, et que je ne possède pas encore le recul nécessaire pour avoir observé ces défauts qui peuvent apparaître avec le temps. J’ai eu l’occasion de tester cet ato par curiosité et il m’a vraiment enthousiasmé. Maintenant, je me ménage l’occasion de revenir dessus plus tard, et de poursuivre le récit du narrateur malmené, pour affiner mes impressions.
      Merci pour ton retour en tout cas!

  2. Un article très bien écrit et très agréable à lire, merci pour cette review! :good:
    Juste une remarque: pour ceux (dont je ne fait pas partie) qui ne souhaitent lire que la review, il serait peut-être judicieux de passer la partie roleplay en italique ;-)

  3. Bravo pour la partie narrative ! Tu parviens à recréer l’atmosphère d’un roman d’aventure un peu suranné, prenant comme une nasse au fur et à mesure que le héros progresse vers l’inconnu. Il y a du style et du souffle, ça le fait ! :good:

    Le Cthulhu a l’air de plutôt bien se défendre lui aussi, dans un autre domaine… Je le comprends pour ma part comme un Kayfun 4 survitaminé et m’avouerais assez curieux d’en tirer quelques taffes. Affaire à suivre…

    Y-a-t-il une raison particulière aux spires non jointives de tes coils ? Il me semble que Lodse nous a parlé récemment de ce retour au look silice et je m’interroge donc sur un éventuel gain de quelque chose par rapport à nos chers micro-coils bien serrés. :scratch:

    Serait-ce juste pour éviter de chaloufer le Kanthal ?

    • Salut Nesquick, merci pour ton commentaire, tu sais que je prends toujours bonne note de tes retours. En ce qui concerne le style, je l’ai vraiment souhaité dans l’esprit lovecraftien, étant un grand fan de son mythe depuis l’adolescence. Cette forme de pastiche sera poursuivie au fur et à mesure de ma progression dans la maîtrise de la créature (le RTA).

      Pour en revenir aux aspects techniques, je dois avouer que ce montage n’est pas le mien. Je l’ai emprunté à mon comparse Cédric, de la boutique citée dans l’article, auprès de qui j’ai puisé de précieux conseils.

      M’étant interrogé au même titre sur la raison de cet espacement inter-spiral, le bougre m’a assuré que cela permettait une meilleure diffusion des arômes, alors que le traditionnel micro-coil, chauffant davantage, privilégiait la production de vapeur.

      Il s’agit d’un des effets que je compte investiguer au fil de ma tentative de domestication du Grand Ancien.

    • Eh bien je suis entièrement d’accord avec ton comparse Cédric. Pour ma part, je ne fais plus de microcoils. J’espace systématiquement les spires.
      La différence est très largement perceptible.
      J’ai l’impression qu’avec un microcoil, les saveurs sont un peu étouffées sous le coil.
      En revanche, il est aussi vrai qu’un microcoil produira une vapeur plus dense qu’avec les spires espacées, ça ne fait pas un plis.
      :bye:

  4. C’est excellent!
    J’ai bien aimé ce roman se situant au milieu ou bien à l’intérieur de cette review sur un ato qui au demeurant je ne connaissais pas.
    Je ne sais si je m’attendais à l’arrivée d’Hercule Poirot sous la plume d’Agatha Christie mais j’ai particulièrement aimé ce suspense.

    • Merci! Pour les curieux, la nouvelle qui a inspiré le titre de l’article s’intitule « Celui qui chuchotait dans les ténèbres ». To be followed…

    • À lire l’essai de Houellebecq sur HP Lovecraft paru il y a quelques années
      « Contre la vie, contre le monde »

  5. Suis pas un grand fan de HP Lovecraft à cause justement de l’excès d’expressivité de ses écrits… Je me souviens avoir fermé un de ses romans il y a bien longtemps, en proie à un réel malaise. Excès de talent !

    Un des membres de Metallica, p’têt ben le bassiste, a mis du Cthulhu dans la disco du groupe. Me concernant, ça passe mieux en zik qu’en roman.

    Ceci ne m’empêche bien sûr pas d’apprécier ta prose, Bukaner… Et de glisser au passage un p’tit merci au Cap’tain pour l’agréable liberté de ton règnant sur son Navire !

    :yes:

    • Do what you want, ‘ cause a pirate is free
      You’re a pirate!
      Yar har, fiddle di dee
      Hurray for the Captain!

  6. Merci pour cette superbe review.
    Tu as saisi à la perfection le style de Lovecraft; on s’y croirait.
    Je pensai qu’à l’origine le Cthulhu était un clone du Kayfun 3 ou Lite, mais je vois qu’il a évolué pour devenir un ato original…

    • Merci Kraod, content que ça t’ai plu. Parfaitement me parait largement excessif, mais c’est encourageant pour écrire la suite, dont la conclusion est toujours incertaine pour l’instant. :mail:
      Un petit indice: le nom de l’auberge peut vous aiguiller vers le sujet du deuxième épisode, hum,hum…
      Pour en revenir à l’objet premier de la revue, je trouve pour ma part que c’est un excellent ato et j’espère que les prochains produits de cette nouvelle société sino-cthulhienne seront à l’avenant!
      A plus, par les cornes de la Chèvre Noire! :bye:

  7. Mon gravatar résume tout le bien que je pense de ton article !

    Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn

    Ce qui, une fois traduit, donne approximativement :
    « Dans sa demeure de R’lyeh la morte, Cthulhu rêve et vapote comme un goret »