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Bomb Cat RDA de AceVape Tech, merci les gars !

Disons-le d’entrée, la découverte du Bomb Cat RDA de AceVape Tech n’est pas de mon fait, elle doit être mise au crédit d’une association de deux malfaiteurs sévissant régulièrement sur DanyVape. En effet, Kanti repérant le premier ce dripper n’a pu s’empêcher de signaler la ressemblance de ses gravures avec mon avatar, provoquant déjà un certain intérêt de ma part. Pensez, un dripper original en 24 mm, pas trop cher et doté d’un plateau de montage innovant… Inutile de préciser que le ver était d’ores et déjà entré dans le fruit. L’intervention de Mexicano, citant une boutique en ligne nationale proposant le Bomb Cat à moins de 25€ a définitivement mis fin au suspens, la commande étant bouclée quelques heures plus tard. Je n’ai absolument pas eu à regretter cet achat, le Bomb Cat se révélant très agréable à l’usage, alors voilà…

Découverte du Bomb Cat

Le Bomb Cat, comme toute pièce originale, n’arrive pas flanqué d’un tournevis bleu mais le sachet de pièces joint à la livraison contient tout de même quelques joints toriques, un pin BF, un adaptateur pour les drip-tips 510 et un second drip-tip d’un beau rouge pétant.

Ce dripper composé de quatre pièces principales est de conception classique, comme le montre la photo ci-dessous.

Nous reconnaissons aisément de gauche à droite un drip-tip, un top-cap à la jupe découpée en vue du réglage des flux d’air, un baril portant la fameuse gravure évoquée plus haut et une base dorée à l’or fin. Cette base est à mon sens le principal attrait du Bomb Cat et mérite sans doute que l’on s’y attarde un instant.

Le trou du haut attire immédiatement l’attention surtout lorsqu’on apprend que le côté opposé non visible sur la photo porte le même genre d’orifice. Il s’agit bien sur des arrivées de liquides, celles d’où jaillissent le jus en mode “bottom feeding”. Les grosses vis cruciformes à tête rainurée sont aussi bien utiles puisqu’elles permettent de serrer les plaquettes verticales maintenant les bobines résistives comme des étaux miniatures. Là réside une spécificité du Bomb Cat, je n’avais pour ma part jamais encore rencontré ce genre de plateau. Si nous poursuivons le démontage :

Nous devinons sur la photo ci-dessus le plot positif isolé à gauche sur la base, le plot négatif à droite. Le profilage des plots et celui des plaquettes de serrage laisse anticiper un montage facile, un peu comme sur un plateau de type Velocity mais aussi des trucs plus zarbi, genre double mesh. Le baril, par contre est de facture des plus traditionnelles.

Deux groupes de seize trous diamétralement opposés percés dans l’épaisseur d’un acier 304… Pas de quoi en faire des caisses ! Le top-cap ne nous surprend guère plus.

Oui enfin quand même, on peut se demander pourquoi les concepteurs de ce dripper ont jugé utile de découper quatre échancrures dans la jupe de ce top-cap alors que deux auraient suffi. Autant celles en “escalier” sont compréhensibles, permettant une obturation progressive de l’air-flow, autant celles taillées en carré paraissent inutiles, faisant double emploi avec les précédentes. Allez, c’est p’têt juste que je suis passé à côté d’une fonctionnalité démente et qu’il suffira de se taper une vidéo indigeste sur Youtube pour comprendre le pourquoi de cette étrangeté. Heureusement, le drip-tip bien standard ne nous plonge guère dans de tels abysses d’incompréhension.

Bon, les vapotos… On remonte notre dripper ? En commençant par exemple par placer le baril sur la base ?

Les deux pièces s’emboîtent parfaitement, ni trop lâches, ni trop serrées, le top-cap ne nous causera pas plus de souci.

Le drip-tip termine l’opération, toujours en souplesse.

Et voilà ! Cet examen rapide du Bomb Cat révèle un chouette dripper très bien réalisé, classique de conception mais présentant un plateau de montage innovant, promesse d’alléchantes découvertes.

Montage du Bomb Cat

A la réception du Bomb Cat, je l’ai rapidement équipé d’un double coil de Clapton affichant environ 0,35 ohm pour un résultat très satisfaisant. Si on ne peut raisonnablement pas attendre un rendu de saveurs exceptionnel avec ce genre de petit atomiseur teigneux, notre Bomb Cat ne s’en sort cependant pas trop mal. Arômes et nuages sont en effet largement au rendez-vous des bouffes inhalées et cerise sur le gâteau, sans chauffe excessive même en mode porkasse. Encouragé par cette très bonne tenue, je me suis alors lancé dans un truc un peu limite, un montage en double mesh.

Ben oui… Déjà qu’un montage en simple mesh plafonne à 0,10 / 0,15 ohm, va pas falloir s’attendre à une résistance résultante raisonnable ! Allez, on verra bien. Commençons par découper deux lamelles de mesh en 7 x 30 mm, de préférence dans une toile pas trop fine capable d’opposer tout de même un semblant de résistance au déferlement de watts prévisible.

La principale difficulté du montage consiste à placer les lamelles de mesh dans l’étau formé par l’une des deux plaquettes de serrage contre l’un des plots puis à pincer solidement ces lamelles à l’aide de la grosse vis prévue à cet effet. L’espace de fixation est ténu, les lamelles se barrent au moindre mouvement et on en vient rapidement à regretter de ne pas disposer de trois mains au lieu de deux. Courage, on finit normalement par y arriver !

À ce stade du montage, le plus dur est fait. Il ne reste qu’à ajuster la taille des lamelles à l’écartement des plots afin d’obtenir un demi-cercle gracieux inscrit dans le périmètre de la cuve. La bonne nouvelle est que les lamelles se montrent beaucoup plus coopératives une fois fixées par l’une de leurs extrémités.

La résistance ultra-basse étant notre principale préoccupation tout au long de l’opération, nous vérifions le résultat obtenu dès le dernier tour de vis donné.

0,10 ohm… Cette valeur est de nos jours bien souvent le palier bas des boxes électro, on devrait pouvoir s’en sortir de justesse ! Sortons donc le coton Kendo du dimanche et garnissons sans mollir nos demi-cercles de mesh.

Il faut en mettre, du coton. Il faut le pousser, le tirer, le tasser, l’aérer de façon à remplir le mieux possible l’espace disponible, afin que le mesh se retrouve intégralement en contact avec la fibre. Attention, c’est important de réussir cette garniture car le dry-hit y rôde sournoisement.

Utiliser le Bomb Cat

Le test a débuté par un échec assez cuisant, cette bonne vieille Reuleaux sans doute précédemment abusée par une valeur de résistance optimiste ne voulant plus rien entendre.

Rien d’étonnant à cela après un passage du Bomb Cat à l’ohmmètre puisque apparemment, la résistance du double mesh n’a rien trouvé de plus amusant que profiter de quelques instants d’inattention de ma part pour chuter à 0,06 ohm. Ceci étant, pas question de renoncer après les longues minutes consacrées au serrage des lamelles sur les plots, pas question de jeter l’éponge. Si l’électronique n’en veut pas, le mécanique nous sauvera.

Ce sera donc la Dimitri Box, philippine “full méca” double 18650 parallèles qui se chargera d’animer le Bomb Cat. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’en pareil cas on presse le switch de la box sans appréhension mais on se dit que c’est pour la science et on y va, yeux fermés et doigts croisés. Alors oui, ça poutre gravissime. L’énorme vapeur générée monte dans un concert de grésillements et explose la truffe d’un feu d’artifice de saveurs mais voilà, ça chauffe terriblement et l’atomiseur ne tarde pas à devenir dangereusement brûlant. Et puis 0,06 ohm… Hum… Ça met quand même un peu la pétoche, non ? Alors me demanderez-vous, on fait quoi ? On jette tout et on revient au Kanthal de mère-grand ? Meuh non, on va faire du TC !

Le mode “temperature control” se montre nettement plus conciliant avec notre Bomb Cat bas du coil. La vape est dense, savoureuse mais étrangement molle et largement moins festive que sur la Dimitri. Forcément, on ne peut pas tout avoir et il vaut certainement mieux accorder quelques concessions que se faire éclater le groin par un dégazage d’accus. Nonobstant, même si le mode TC sauve ici l’affaire, je pense revenir très bientôt à des montages filaires et à une vape sans contrôle.

Et pour finir…

Pour finir, il me reste à remercier les pirates Kanti et Mexicano pour la découverte du Bomb Cat qui, au-delà de sa chouette gravure est avant tout un excellent dripper généreux en vapeur et en goût, capable d’encaisser les watts sans chauffe excessive, dans la mesure bien sûr d’un montage raisonnable.

Alors bonne vape à toutes et tous, en Bomb Cat RDA ! :bye:

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Amiral

Ecrit par Nesquick

Fonction sur le navire : Gabier promu Lieutenant de vaisseau - Nesquick, dans la vape depuis 2013, intéressé par la découverte de ce nouveau monde de saveurs et de techniques... Bonne vape à tous !

16 Comments

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  1. Hey, Nes, précise et un chouïa flippante revue !
    Kanti et mexicano t’ont (presque) tuer… :-)
    Mais je sais que, venant de toi, c’est pour la science vapisticienne… :scratch:
    Ce dripper ne s’appelle pas Bomb pour rien, j’ai l’impression !
    En tout cas, il m’a l’air de t’aller comme un gant ! :good:

    • Yo, c’est une sorte de jeu sur le Navire et ailleurs aussi… On file des bons plans, on en reçoit, ça met de l’animation !
      Personnellement, je dois beaucoup aux trouvailles des vapotos tant en matière de matos que de liquides. On finit par repérer ceux qui ont des goûts de vape voisins alors forcément, quand un avis ou une remarque tombe, on tend l’oreille !

  2. De rien!
    Quelle rapidité, j’ai filé le tuyau il y a seulement quelques jours… :wacko:
    Il est tellement beau ce dripper, il te va comme un gant! Si en plus il marche bien, on est cool là. Après le Ring Lord, j’attends un petit Kalora (Corona) donc tu ne vaux pas mieux que moi!

    • Oui il marche bien, le Bomb Cat. C’est pas la 8ième merveille du monde mais c’est un dripper-type, il est là où on l’attend et il ne deçoit pas.
      Le Corona n’est pas des plus faciles à maîtriser mais quand on a pigé comment placer les coils face aux air-holes, c’est une authentique tuerie !

    • Le plateau permet pas mal de types de montages, verticaux ou horizontaux, possible en effet que les air-flows soient prévus pour tous les cas. Je testerai !
      En méca avec une résistance aussi basse, on y va à très courtes pressions sur le switch et ça suffit pour envoyer le steak. Franchement, j’apprécie assez cette vape ultra-péchue mais pas en all-day. Trop risqué et beaucoup trop de chauffe !

    • Ben le mesh c’est de l’acier 316 !
      En tout cas, ça marche et la vape est correcte. C’est rigolo d’ailleurs car la sensation est molle alors que la production de vapeur est énorme. Le rendu des saveurs ne m’a pas convaincu, je l’ai trouvé comme dilué.
      À mon avis, le double coil de fil plat ou cylindrique reste préférable…

    • Hey, 0.06 seulement ! Bon déjà, ça poutre…
      Un tel montage est fun sur deux/trois taffe, après il chauffe énormément jusqu’à devenir impraticable. Quand au TC, il ne vaut à mon avis pas le mal qu’on se donne à coiler en mesh.
      Alors oui pour l’expé, pour pas mourir idiot mais avec toutes les précautions (accus en bon état, box bien récurée) requises !

  3. Nesquick, merci pour ta revue détaillée, beau travail ! Tu pousses les limites de ton Bomb Boom ! ? ? ? ?
    Kanti, je peux te trouver plein de box et d’atos à ton effigie, oui oui oui ! ( Pirate King RDA, Damnation, box Dopvo MVV280 , etc… ) ☠
    Mexicano, pour toi, je sèche !
    Autre chose ; petit HS que je me permets : Vapodistri a maintenant 12 concentrés à base de macérat La Tabaccheria ?

    Bonne soirée les pirates !

    • Oui, Zaza, je suis en contact avec eux depuis quelque temps… wait and see… :mail:

      Ça m’a l’air appétissant, mais j’attends un peu.
      Ce serait bien qu’ils mettent un coupon sur le Navire,
      mais je crois qu’ils font une ristourne de 10 % sur tout le site en ce moment. :good:

      Pour en revenir au montage expérimental du Bomb Cat, beau courage de Nes, :yahoo:
      belle prise de risque pour démontrer ce qu’il ne faut pas faire !

      En tout cas, je ne conseillerai personne à vaper des macérats sur une telle configuration !

      • C’est vrai que ce serait cool – pour tout le monde il me semble – que Vapodistri devienne partenaire de Danyvape !
        Vapodistri, on parle bcp de vous ici !
        Vapodistri, si tu me lis… ;-) ( ça rime en plus, hein ! )

    • Le commentaire de Jib au sujet des macérats, le “terreau avec du cuir dedans” m’est resté dans un coin de la tête…
      C’est vrai que ces jus sont particuliers, leurs saveurs tournent souvent autour de la terre, du bois, des cuirs, de la paille, de l’herbe.
      Peu de personnes aiment le goût du vin, de la bière, du sky ou même du tabac en première dégustation mais beaucoup y reviennent pour finalement y trouver finesse et complexité en évitant bien sûr l’excès de consommation.
      Ainsi vont les macérats… On peut être dérouté sur les premières taffes mais si une étrange envie d’y revenir se manifeste, c’est que la rencontre a eu lieu. Sinon, ben… Tant pis, il y a assez de saveurs en vape pour satisfaire tous les goûts !

      • Je partage ta réflexion, et d’ailleurs, le Persian Apricot me fait cet effet : bizarre, mais attirant, et je suis en train de m’y faire, il est bien possible qu’il rejoigne la petite sélection de saveurs qui accède à la permanence dans ma réserve.
        Le Sobranie, par contre, est probablement trop loin de moi : je l’ai mélangé à du miel et un peu de gâteau pour l’arrondir, et aider à me familiariser sans rejet, comme une sangria quoi. Mais je sens que j’aurai plus de mal.
        En même temps, je n’aime pas les bières fortes, ce n’est probablement pas sans lien !

  4. Merci Zaza! J’ai vu ça. Par contre, ils sont plus chers que les Azhad’s, presque le double même pour certains. Un tel saut qualitatif est-il possible? Je me paierai une fiole de Sélection Premium I Liquorosi – Passito Di Tabacco à l’occasion pour en avoir le coeur net.

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