Ma première expérience de DIY a maintenant quelques jours et je me demande encore si je vais en parler sur le Navire. Le Capitaine et les membres de l’équipage sont tous des DIYers avertis, notre maître-coq évoque arômes et recettes depuis plusieurs mois, notre maître-canonnier surfe sur des vagues quasi professionnelles pour la mise au point de ses liquides et j’imagine que la plupart des passagers du Navire n’en est pas non plus à son coup d’essai en la matière. Et pourtant, ça me gratte parce qu’il m’aura fallu plusieurs mois avant d’en arriver à une première expérience et que certains pirates silencieux sont peut-être dans des considérations similaires aux miennes.

01 - arthur

A départ de l’aventure vaporeuse, le DIY ne m’intéressait pas. Je n’avais pas envie d’encombrer mon bureau de seringues, de fioles et d’une multitude de flacons d’arômes dont il me manquerait toujours celui qu’il faut pour préparer la mixture du jour. L’immense variété des liquides commerciaux me paraissait pouvoir largement couvrir mes envies de découvertes et le cochon-tirelire, libéré des frais de cigarettes, pouvait assurer l’alimentation d’une consommation raisonnable sans trop dépérir. Mais c’est justement au fil des découvertes que je me suis aperçu que certains liquides pouvaient facilement être approchés voire remplacés par des mélanges simples. N’étant tout de même pas un jambon, il m’est alors devenu impossible d’acheter ces liquides « surfaits » en boutique et le temps à passé…

02 - pifou

Le déclic est venu d’une recette livrée par le chirurgien du Navire ici : http://danyvape.com/peregrin/. L’arôme M-Type Premium entrant dans la composition constitue l’épine dorsale gustative de l’excellent « Bread Of Heaven » de The Druid’s Brew chroniqué par le quartier-maître là : http://danyvape.com/degustation-du-bread-of-heaven/. L’occasion de retrouver les saveurs cosmiques de ce superbe liquide banni du tiroir pour cause de galvaudage étant trop belle, j’ai rapidement commandé les ingrédients nécessaires à la réalisation de la recette.

03 - ingrédients

Je n’ai pas administré de bourre-pif létal au malheureux cochon-tirelire pour me procurer le matériel de base, disposant déjà d’une seringue 5 ml offerte en bonus de commande par une sympathique boutique où j’ai mes habitudes. Ah, il n’y a bien que dans notre microcosme de la vape où l’on est susceptible de recevoir une seringue en cadeau… J’avais également un beau flacon de 30 ml en verre tout propre conservé d’un liquide Five Pawns et donc d’excellent augure pour ce premier pas de DIY.

04 - matos

L’aspiration par la seringue de la base 50%PG / 50%VG fortement visqueuse n’est pas d’une totale évidence, il vaut mieux retirer l’aiguille et plonger le corps de l’objet directement dans le flacon. J’ai prélevé six seringues de 5 ml pour doser 30 ml, sans essayer de calculer l’exact volume de base nécessaire à l’obtention de 30 ml de liquide comprenant le volume des arômes ajoutés. N’ayant pas prévu de protection corporelle particulière pour la manipulation d’une base nicotinée à seulement 11 mg, j’ai néanmoins pris soin de ne pas effectuer la manip’ en calbute et de me rincer fréquemment les mains lors de l’opération afin d’éviter de m’écrouler sur le sol de la cuisine, foudroyé par une overdose d’alcaloïde.

05 - charge_base

Le dosage de la base étant effectué, il faut entrer dans le lourd à savoir l’ajout des arômes. La légende stipule que le sacrifice d’un poulet à l’autel de Saint-Grumpy donne la main ferme mais je n’ai pu le vérifier, n’ayant pas eu de volatile adapté sous la main à ce moment-là. Je me suis donc contenté de placer la recette bien en vue, de prendre une profonde inspiration et de m’apprêter à compter ces foutues gouttes.

06 - recette

La recette étant donnée pour 10 ml, j’ai du tripler des nombres de gouttes déjà fort impressionnants pour atteindre 60 pour l’un des arômes. Là, on frôle l’épreuve d’endurance et il ne faut pas s’emmêler les pinceaux. C’est une bonne idée de virer de la pièce le matou trop intéressé par vos agissements. Il faut penser à respirer et à relâcher la pression des doigts sur le petit flacon de temps en temps pour le laisser respirer lui aussi. Et surtout, il ne faut pas oublier d’allumer la loupiote « On Air » préalablement montée sur la porte de la cuisine en prévision de l’événement, histoire de n’être dérangé sous aucun prétexte.

07 - goutte

En fin d’épreuve, le produit est pratiquement terminé. Me concernant, les arômes sont resté flotter à la surface de la base, comme de grosses quiches abruties. Je pense qu’ils se sont mis en attente du « top » pour aller égarer le taux de nicotine de la base par effet de dilution vers une valeur indéterminée que l’on ne peut que supposer être inférieure au taux original de 11 mg.

08 - termine

Il suffit cependant d’agiter vigoureusement tout le monde pour obtenir le résultat escompté, à savoir un superbe premier flacon de liquide DIY, done by myself ! La théorie stipule que ce genre de mélange doit steeper une à deux semaines avant consommation mais personne n’ira râler si vous vous en tapez un petit tank en loucedé sans attendre une minute de plus, vaincu par une légitime curiosité.

09 - e-liquide

Tout ceci n’est bien sûr qu’une première approche du DIY, sûrement la plus simple que l’on puisse imaginer. Après avoir montré de la base nicotinée, des fioles d’arômes, une seringue et un flacon vide, je laisserai les pirates intéressés aux bons soins des chapitres suivants de l’histoire DIY et poursuivrai très vraisemblablement mon chemin exploratoire de la même manière !

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