Mosé RDA, le super-philippin (clone)

6 Jan 2017/
Atomiseur
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Par :Nesquick

Découverte du Mosé RDA, un excellent dripper de bonne tradition philippine

On évoque souvent les drippers philippins comme référence des larges arrivées d’air, des plots déments acceptant jusqu’au fil de fer barbelé mais finalement, on en voit assez peu en vrai. Ce genre de matériel à vaper a peut-être perdu un peu de son aura, quasiment tous les fabricants proposant désormais des usines à nuages devenues presque banales. Pourtant le genre existe toujours, alimenté par des « teams » plus ou moins artisanales comme par exemple MCM Mods et son dripper Mosé dont nous allons parler ici.

Le Mosé est né d’une rencontre cosmique entre la terre et le feu unissant une quintessence de perfection, une incarnation divine de la vape. Ses caractéristiques hors du commun n’ont d’ailleurs pas tardé à émouvoir l’ensemble de notre microcosme au niveau mondial. On ne compte plus les témoignages dithyrambiques, les revues stupéfaites chantant l’éloge de ce magnifique objet à vaper. Après sa présentation en fanfare au journal de TF1, il paraît même qu’un vapoto illuminé par la grâce se serait immolé sur un générateur électrique haute tension en clamant qu’après avoir essayé le Mosé, il pouvait périr. Ah… J’en fais trop peut-être… Bon, voici la vraie histoire : le remplacement de la G-Box S100 par une DripBox 160 m’ayant laissé un avoir sur le portail chinois eFun.top, j’ai été sommé de choisir sur le catalogue du site de quoi le liquider. Après la mise au panier d’une copie de Squape X [dream], il me restait $6,03 à dépenser. J’ai donc passé les pages en revue pour trouver un matériel à ce prix et suis tombé sur un clone du Mosé proposé à $5,99. Oui c’est beaucoup moins sexy comme ça, il faut bien le reconnaître mais le Mosé, pas choisi totalement par hasard quand même s’est révélé être un excellent dripper, au point de me paraître mériter quelques lignes chez Dany.

Découverte du Mosé

Le Mosé peut sans conteste se classer dans la catégorie des drippers complexes puisqu’il se compose de quatre pièces au lieu des trois généralement rencontrées.

Nous avons de gauche à droite sur la photo ci-dessus la base, la chambre de vaporisation, le bidule et le drip-top. Encore une fois et n’en déplaise aux anti-clones, cette copie chinoise est parfaitement usinée, les pièces lourdes et massives s’emboîtent comme qui rigole, les joints toriques ne déméritent pas. Comme il serait sympatoche de pouvoir comparer ce type de copie bon marché avec un exemplaire original ! Ah, si Porky (le cochon-tirelire) n’avait pas refait son stock de munitions, fourbi son méchant petit uzi et réactivé la batterie de missiles sol-sol sournoisement pointée vers mon bureau…

Comme la mode est au « bottom-feed », j’ai immédiatement remplacé la vis de contact positif du Mosé par une des vis creuses en 3 mm du stock. L’opération s’est bien déroulée, il aura juste fallu meuler un peu la tête trop saillante de la pièce de remplacement.

La base du Mosé est un peu particulière car si l’on identifie tout de suite le système d’aération passant sous les bobines, on ne peut éviter de se demander à quoi servent les deux autres encoches signalée par les flèches bleues sur la photo ci-dessus. Et bien il s’agit vraisemblablement d’un air-flow complémentaire, le flux venant du haut de l’atomiseur pouvant ainsi rejoindre celui guidé sous les résistances par le canal circulaire creusé sur le périmètre de la base. Le dripper philippin respire par tradition, le Mosé est philippin…

L’autre caractéristique troublante de la base est l’énorme diamètre des orifices de passage du fil résistif. On peut trouver ce choix des concepteurs absolument épatant mais on peut aussi le regretter car notre Mosé ainsi percé n’acceptera que des fils de très fort diamètre. Inutile d’essayer de lui fourguer du Kanthal 0,4 ou même 0,5 mm, les brins échapperont inéluctablement à l’étroite surface de serrage des vis pour se balader à droite et à gauche ce qui est évidemment désastreux pour une vape agréable, équilibrée et homogène.

Remontage du Mosé

Peut-être qu’ici, bon nombre de pirates auront déjà lâché la lecture, rebutés par ce dripper s’annonçant très aérien et amateur de gros fils composites. Comme il faut bien continuer quand même, plaçons la chambre de vaporisation sur la base en prenant soin de respecter les détrompeurs permettant d’aligner parfaitement les prises d’air face aux bobines résistives.

La photo ci-dessus permet d’un peu mieux appréhender l’ingénieux système d’aération du Mosé. Lors de l’aspiration par le dip-tip, le flux venu du haut de l’atomiseur descend vers les résistances via deux canaux directs avec l’apport supplémentaire des deux canaux indirects situés latéralement. Voilà qui devrait produire une vapeur goûteuse et bien saturée.

Le cylindre métallique extérieur vient ensuite se fixer sur la base, tenu par un joint torique tout ce qu’il y a de plus vigoureux. La lubrification par une trace de VG est quasi obligatoire pour espérer fermer correctement le Mosé. Inutile après ça de craindre la moindre fuite de liquide, la moindre goutte de condensation. Ce système efficace de fermeture allié à la prise d’air par le haut feront du Mosé un atomiseur étanche et propre, qualités majeures suffisamment rares pour être signalées.

La quantité d’air traversant le Mosé peut être réglée par rotation du cylindre métallique, ouvrant plus ou moins les quatre prises bien larges prévues à cet effet.

Il suffit à présent de visser le drip-top sur le filetage porté par le haut de la chambre de vaporisation pour contempler notre Mosé monté. Le diamètre de ce dripper est de 24 mm pour une hauteur de 27,3 mm sans drip-tip, 37,7 mm avec drip-tip, 42,5 mm avec drip-tip et connecteur 510.

Equipement du Mosé

Comme dit précédemment, le Mosé n’aime que les gros fils résistifs et ne semble pas non plus très disposé à se satisfaire d’un simple bobinage.

Ce montage est un double-coil de « fused Clapton », deux bobines constituées en 8 tours de 3 mm de diamètre affichant une résistance d’environ 0,20 ohm.

Pas trop fan de l’échauffement rapide du « fused », j’ai réalisé un autre double-coil de Kanthal 0,8 mm constitué de deux bobines en 8 tours de 3 mm de diamètre, situé autour de 0,25 ohm.

Le Mosé est plutôt aisé à monter, l’espace de travail étant large et bien dégagé. Le diamètre des brins de « fused Clapton » permet un blocage efficace des bobines par les vis de serrage, celui du Kanthal 0,8 mm est à peine suffisant, il faudra vraiment oublier les fils moins épais à moins d’apprécier particulièrement les bonnes galères qui énervent…

La vape du Mosé

J’imagine qu’il n’est point nécessaire de s’étendre sur le style de vape proposé par le Mosé… Gros air-flow, grosses bobines et résistances basses décrivent d’énormes nuages tandis que l’aération sous les bobines rassure quant à la qualité gustative de la vapeur produite. Le « bottom-feeding » pallie efficacement le manque d’autonomie d’une cuve un peu restreinte pour le type de vape pratiqué ici, l’astucieux système d’air-flow contient efficacement la monté en température de l’atomiseur en cours de vape et surtout, le Mosé ne lâche pas une goutte de liquide même en cas d’alimentation trop généreuse, même en fin de vie des mèches de coton. Le Mosé est un must dans son genre et devrait convenir à celles et ceux désireux d’en découdre avec la légende philippine.

Bonne vape philippine à toutes et tous, en Mosé RDA ! :bye:

http://danyvape.com/author/nesquick/

Fonction sur le navire : Gabier promu Lieutenant de vaisseau - Nesquick, dans la vape depuis 2013, intéressé par la découverte de ce nouveau monde de saveurs et de techniques... Bonne vape à tous !

Comments

Cet article a 8 commentaires.

  • PixelPoney - Rang : Argent foncé 6 janvier 2017 20 h 26 min Répondre

    Et qui s’est qui va encore claquer 6$ ?
    Merci Nesquick !! :good:

  • Nesquick - Rang : Diamant 6 janvier 2017 21 h 47 min Répondre

    @pixelponey Hey, $6 ça va encore ! Le vrai nuisible donne envie d’une box BF italienne à 450 boules… 😥

  • PixelPoney - Rang : Argent foncé 6 janvier 2017 22 h 36 min Répondre

    @Nesquick Ah mais c’était pas un reproche ahah ! Je te remercié vraiment pour le coup !
    Mais perso, je préfère claquer régulièrement 5/10$ dans des clones que 450€ dans une box… J’aime trop changer de matériel pour dépenser autant dans un seul et même produit 😉

  • Jonathan - Rang : Rubis 7 janvier 2017 7 h 40 min Répondre

    sympa ce petit générateur de cloud, la conception de ses airflows est top pour lutter contre les fuites comme tu la dit, surtout que le coton doit pas avoir longue vie vu les montages qu’il faut lui coller (ou coiler au choix…) on peut avoir recours à un kanthal twister avec 2 brins de 0.50 ça doit le faire?

  • Sezni - Rang : Emeraude 7 janvier 2017 19 h 21 min Répondre

    Le genre de matos qui te fait vider ta bouteillede 120 ml ( euh pardon tes douze bouteilles de 10ml ) dans la journée .
    T’as encore enclenché ton détecteur d’incendie avec ton Mosé ? B-)

  • Nesquick - Rang : Diamant 7 janvier 2017 21 h 24 min Répondre

    @pixelponey Yo, pareil ! Surtout quand on voit la qualité de certains matos bon marché issus des portails chinois…

  • Nesquick - Rang : Diamant 7 janvier 2017 21 h 26 min Répondre

    @jonathan Du 0,5 twisted… J’y avais pas pensé, c’t’une bonne idée… Merci !

  • Nesquick - Rang : Diamant 7 janvier 2017 21 h 28 min Répondre

    @sezni Nan, le détecteur a pas bipé. La pile doit être morte ! :yes:

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