L’histoire commence au mois d’août dernier, lorsque je me suis mis en tête de dégoter une box bottom-feeder un peu péchue pour relayer ma Svapiamo v12, trop légère pour émouvoir correctement les gros drippers montés bas que j’apprécie de temps en temps. Après quelques investigations, mon choix s’est arrêté sur la G-Box S100 de GeekVape, une chouette box électronique double accus que je n’ai guère tardé à pré-commander sur le portail chinois eFun.top.

De reports en retards de livraison, nos amis chinois ont fini par me signifier qu’ils laissaient tomber la G-Box, lassés sans doute eux aussi des temporisations à répétition de GeekVape. C’est donc début novembre que j’ai du opter pour une autre box du catalogue eFun.top, pour le coup limite dans l’urgence. Le fait de me laisser poireauter deux mois n’a pas eu l’air de gêner qui que ce soit chez eFun.top, ce fut une toute autre chanson lorsqu’il s’est agi de régulariser ma commande. Et bim, un mail à 2h00 du matin ! Et paf, un deuxième à 6h00 parce que je ne répondais pas assez vite au premier… La conversation s’est cependant calmée après un bref rappel de ma part du mystérieux phénomène des fuseaux horaires et tout s’est finalement bien passé ou presque puisque j’aurai du renoncer à la box convoitée au profit de la Dripbox 160 de KangerTech dont nous allons parler ici, faute de mieux.

Découverte de la Dripbox 160

On l’aura compris, la Dripbox 160 n’était pas mon choix initial mais ce n’est certes pas une raison suffisante pour bouder le bel emballage proposé par KangerTech. Le packaging est en effet très soigné, la box arrive accompagnée d’une petite documentation et de nombreuses pièces de rechange. Comme la plupart de ces pièces ne concerne que le dripper calamiteux fourni avec la box, essayé vite fait puis oublié définitivement au plus profond d’un fond de tiroir obscur et rarement visité, je ne retiendrais ici qu’un second flacon à squonker accompagnant la box en plus de celui monté d’origine.

La Dripbox 160 est disponible en finition noire, blanche ou acier, j’ai opté pour cette dernière sans savoir au moment de la commande que plusieurs vapotos se plaignaient de la piètre tenue des peintures noire et blanche. Disons que j’ai eu du bol car mon exemplaire de Dripbox n’a toujours pas bronché après plusieurs semaines d’usage et de trimbalages intensifs. La forme générale de la Dripbox rappelle celle des Reuleaux RX-200, ce qui n’est pas pour me déplaire. La box mesure 84 mm de haut, 42 mm en son point le plus large et 50 mm de long. Oui, c’est une grosse box.

Vue d’en haut, la Dripbox révèle un connecteur 510 d’aspect robuste, plutôt bien fichu. On est ici assez loin des connecteurs Wismec donnant la frousse rien qu’à les regarder et c’est tant mieux. Il aurait été judicieux de la part du constructeur de décaler un peu la position du connecteur vers l’arrière afin de garantir une certaine élégance aux setups à base de dripper en 24 ou 25 mm mais bon… Tant pis. Les vis bien apparentes peuvent paraître un peu trop présentes mais après tout, on est bien content de les trouver facilement quand il s’agit de démonter la box pour tenter de la réparer si besoin.

La vue du dessous montre le clapet à accus et sa charnière, le tout ne faisant pas trop camelote. La pièce marquée « CE » est amovible, constituant une sorte de petit capot maintenu par des aimants donnant accès au flacon de liquide. Je ne suis pas sûr que ce choix soit la plus grande fierté de son concepteur, les utilisateurs empressés d’égarer cette petite pièce le maudiront sans doute.

L’encoche à squonker de la Dripbox 160 est large et bien polie, comme le montre la photo ci-dessus. On peut également y voir qu’aucune rayure ne ternit le revêtement de la box prouvant ainsi sa robustesse déjà évoquée.

Le panneau de contrôle de la Dripbox 160 est de type comme d’hab’ avec un bouton de mise à feu, un afficheur, un bouton « + », un bouton « – » et un port USB que l’on se gardera d’utiliser pour la recharge des accus, le réservant aux mises à jour de firmware que KangerTech ne propose paraît-il jamais. Deux groupes d’orifices situés vers l’arrière de la box garantissent une voie de sortie en cas de dégazage des accus. Les boutons de commande sont agréables à l’usage, « clickies » mais souples.

L’ouverture de la trappe à accus montre une plaque de contact dorée et les compartiments à accus. Les indications de positionnement tête-bêche de ces derniers laisse présumer un montage en série justifiant la puissance de 160 watts annoncée.

Le capot aimanté s’enlève sans effort, laissant voir la base du flacon à liquide.

Une fois le capot ôté, il devient possible de tirer le flacon vers le bas pour l’extraire de son logement. Sa contenance de 7 ml permet de bonnes séquences de vape. On voit sur la photo ci-dessus le bouchon du flacon solidaire de la tige creuse amenant le liquide jusqu’à l’atomiseur lors de pressions sur le flacon.

La Dripbox 160 est un produit d’entrée de gamme dont la finition ferait certainement bondir les habiles moddeurs italiens et pâlir leurs superbes box à squonker… La photo ci-dessus illustre l’art de l’assemblage vu par KangerTech et le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas brillant. A moins bien sûr que eFun.top ne m’ait refourgué un clone !

Utilisation de la Dripbox 160

La Dripbox 160 fait le boulot, sans plus. Ses fonctionnalités sont réduites au strict minimum puisqu’elle n’accepte que deux ou trois gadgets tels que la rotation de l’écran ou le verrouillage des touches, qu’elle ne propose qu’un TC rudimentaire Ni, Ti et SS que je n’ai pas testé.

En mode « power », la puissance est bien au rendez-vous malgré un chipset minimaliste. La jauge de batterie descend très vite au début pour s’éterniser sur le dernier carré restant, ce qui est déroutant en première approche. Le voltage n’est calculé que durant la pression du switch donc illisible tant en cours de vape qu’au repos. L’autonomie de la box me paraît assez limitée pour une double 18650 mais je ne l’ai il est vrai pratiquée qu’avec des drippers montés entre 0,2 et 0,3 ohm, parfois lourdement câblés. Son seuil inférieur de tension est situé à 3,4 volts.

La Dripbox 160 n’est donc pas une bête de course mais n’en reste pas moins élégante et conforme à son positionnement marketing. J’aurai certainement apprécié un chipset un peu plus sophistiqué dans ses prises de mesures et sa gestion de l’énergie mais pour un peu plus de 40€, le rapport qualité/prix reste très favorable pour qui acceptera de se taper les aléas d’une commande lointaine. Pour les autres, sujets au tarif national appliqué à cette box… Hum… Chacun fait ce qu’il veut.

Bon squonking à toutes et tous, pourquoi pas en Dripbox 160 !  :bye:

 

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