Vous commencez un peu à connaître le matelot, je n’ai jamais caché mon « grand amour » pour le modeur coréen FOOTOON, surtout depuis l’histoire de l’AQUA V2…
Pour ceux qui sortent du fond de la cale, j’ai fait partie des £%µ&*^s qui ont naïvement attendu à quai et qui ont payé le prix fort pour un RTA « home made » qui s’est au final avéré être une petite arnaque puisque fabriqué à l’échelle industrielle en chine (et donc à moindre coût).
Revers positif de la muraille… heu non, de la médaille, comme il a été pris la main dans le nem, les tarifs de ses réalisations sont miraculeusement devenus bien plus attractifs aujourd’hui.
Et oui, c’est désormais du Made in ………China, mais au moins c’est annoncé comme tel !

Bref…

Au-delà de cette polémique stérile à ce jour, force est de constater que ce gars est réellement talentueux et qu’il fait toujours preuve d’une belle créativité dans ce monde de la vape de plus en plus uniformisé et bien trop orienté « big cloud » à mon goût.
Ses dernières réalisations au design marqué rivalisent d’ingéniosité (gestion du flux de liquide et du flux d’air, nouveau format de base reconstructible etc…) et moi ça, j’apprécie.

Dans l’attente de mon Aqua Pro qui devrait pointer le bout de son 510 d’ici quelques jours et qui fera l’objet d’une revue spécifique, j’ai décidé de ressortir du tiroir mon AQUA SE acheté il y a des lustres et dont je ne me suis presque jamais servi du fait de ses problèmes récurrents de prostate…

« Faire une revue d’un truc ancien, mais dis moi White, c’est un peu une constante chez toi non ?.. »
« Heu oui, c’est pas faux moussaillon… En même temps, il n’y avait pas de topic à son sujet sur le navire et c’est aussi à ça que sert un journal de bord : faire partager une expérience, qu’elle soit bonne ou mauvaise … voire les deux à la fois !».

DEBOIRES AVEC L’AQUA.

Comme je le disais donc, j’ai acquis cet Aqua SE (« Shenzhen Edition»©) original il y a un petit bail maintenant, à la lecture des premiers commentaires dithyrambiques à son sujet.
Il semblait représenter un des « must have » du vapoteur underground, portant la vape à un niveau supérieur à celui du V2, pourtant déjà au top dans le domaine.
Je l’ai toutefois rapidement jeté par-dessus bord du fait de sa fâcheuse tendance à pisser partout et de ma fâcheuse tendance à ne pas être patient pour un sou.
Quoi que je fasse, en simple ou double coil, mes liquides finissaient irrémédiablement sur la table ou sur ma chemise. Coton bacon, fiber, kendo, même combat. Raaaaahhhhh ! Rien pour enrayer ce foutu flux de liquide via l’airflow….
M’aurait on vendu un clone pour un vrai ?!! Pour le coup ça serait le comble ! Après vérification du numéro de série, non, pas d’entourloupe en vue. Incompréhensible.

« Il doit y avoir un truc, mais là je sèche… » (enfin non, j’essuie).

J’ai donc rapidement repris mon Aqua v2 payé une blinde mais qui marchait super bien, vaincu par ce sino-coréen décidément hors catégorie.

Trop rapidement…

Et oui, trop rapidement, car au final c’était bien « de ma faute » :
– Primo, je n’étais pas suffisamment formé au coréen
– Secundo, j’ai fait preuve d’un laxisme certain en omettant de regarder LES 2 SEULES REVIEWS VIDEOS AU MONDE qui expliquaient comment solutionner définitivement le problème.

…………………

« Allez White, sort les rames qu’on arrive avant samedi. »
« Ok… »

C’EST QUOI, L’AQUA ?

C’est un petit RTA bicolore, à pin réglable de 46mm de haut, en diamètre 22mm, possédant un tank en finition brossée, une base « gold » et un top cap chromé. A l’époque on aurait même pu croire qu’il sortait directement des ateliers d’un grand couturier.

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Pour le coup, on sort du full inox de la précédente version et on commence à voir poindre la ligne directrice « esthétique » de ses réalisations actuelles (Aqua Pro et FX)
Il peut fonctionner en simple ou double coil, la deuxième solution semblant avoir la préférence de son créateur lui-même (et la mienne !).

En spare dans la jolie boîte :
– du coton bacon,
– des joints couleur fuchsia (un RTA fashion je vous dit !),
– des vis et un embout métal pour un éventuel montage hybride (je vais y revenir)
– un tank PMMA de type « bell cap » plutôt costaud que j’ai adopté rapidement. Les deux tanks offrent la même capacité totale à savoir 2.5ml.

En main, on retrouve de nombreuses similitudes entre le SE et le V2, à tel point que les différentes pièces sont même compatibles entre elles. Enfin pas toutes. Le tank dripper du V2 hélas ne jointe pas bien sur le SE… dommage.

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Le SE innove toutefois en offrant désormais le remplissage par le haut, un plateau plus large et aéré et enfin un airflow revu avec un guide interne en téflon.
Concernant cet airflow, sachez qu’il peut-être ajusté au micromètre pour une vape ultra serrée par dévissage du tank (même si cet ato n’est clairement pas pensé pour cela).

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Autre bon point, la possibilité de l’utiliser en mode hybride en virant le plateau adaptateur 510 (gold) et le capuchon en…. heu…là je ne sais pas, on va dire « peak », puis en vissant en lieu et place le petit adaptateur en métal. (Fourni en spare).

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Nota : on peut aussi envisager de ne pas monter l’adaptateur métal voire même de virer totalement la vis de réglage pour jouer sur la profondeur et ainsi pouvoir l’adapter sur un grand nombre de mods.
Ainsi paré, c’est un ato de 41mm de haut uniquement ce qui, au regard de sa contenance, en fait déjà un RTA bien plus intéressant. Pour ma part, c’est comme cela que je l’utilise désormais.

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AQUA RAMBA !

La particularité de l’Aqua c’est d’offrir, à l’instar du Kayfun, un réglage d’arrivée de liquide par rotation de la base à la différence prés qu’ici cela règle aussi l’airflow.
On pourrait penser que c’est une hérésie, mais vous pouvez me croire, c’est assez bluffant tant l’adéquation est judicieuse à l’usage. En l’occurrence, pas un glouglou signe d’une suralimentation et à l’inverse pas un dry hit. Là j’avoue avoir été bluffé, enfin …. une fois que j’ai eu réglé ce problème de fuites évidemment !

Et oui, car je suis désormais en possession du saint graal : L’ASTUCE SECRÈTE, L’ANTI-FUITE ULTIME, LA TECHNIQUE 自爾秦書有八體© (ndlr : PAMPERS©).

La manipulation est la suivante, peu importe le montage :
– fermer totalement l’airflow (et donc l’arrivée de liquide,) comme sur les derniers kayfun, dévisser le top-cap et remplir par le haut,
– revisser légèrement le top cap (le visser juste d’un quart de tour pour qu’il tienne à peine et ne jointe pas hermétiquement),
– retourner l’ato (si si… au début on a peur, mais de toute façon on est habitué question fuites) et laisser monter l’air tranquillement puis visser totalement le top cap la tête en bas,
– ouvrir l’airflow en grand.
– retourner enfin l’ato et le visser sur votre mod.

Sur le kayfun, le problème ne se pose pas puisque le pas de vis du top cap est intelligemment limé sur deux côtés.

En single coil, en sus de la manip précitée, il est impératif de mettre la vis spéciale dans le trou d’arrivée de l’airflow et de constituer un pont (ou un « U ») de coton qui va venir obstruer les deux rigoles inusitées. En gros faire un montage double coil mais sans le second coil, sinon… hé oui, des fuites !
A l’usage ça se fait vite, mais comme ce RTA donne tout son potentiel en double coil, on s’embête même pas à en dire plus.

Au niveau du plateau de montage, rien d’extraordinaire à dire excepté le fait que le plot positif possède 4 trous et le négatif deux (j’ai beau chercher, je ne trouve pas d’explication logique à la chose).
Bon point pour les larges vis de réglage, de bonne qualité et à empreinte plate, qui permettent un serrage réellement efficace.
Notez toutefois que cet ato est assez ancien et que du coup il n’est pas adapté pour recevoir des coils de trop gros diamètres.

Concernant la pose du coton, attention, ce n’est clairement pas un matériel pour débutant sur reconstructible, mais tout amateur ayant un minimum de pratique (sur kayfun 3 ou expromizer par ex.) ne sera pas dépaysé.
Les mèches doivent être coupées courtes et en pointe pour rentrer légèrement au sein des rigoles sans toutefois toucher le plateau. L’idéal est de les couper aussi légèrement en biseau sur le haut pour ne pas qu’elles soient trop épaisses.

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AQUA BON… ?

– « A vous lire, c’est pas l’atomiseur rêvé hein Mr White… ? »
– « Non, mais c’est bête, on n’est pas passé loin à l’époque ! »

Oui pas loin, car une fois que l’on sait l’utiliser, c’est finalement excellent. Cet ato vape et il vape réellement bien. Il possède en fait une réelle et belle personnalité.

Avec le recul cet Aqua me fait penser dans une certaine meure au serpent mini avec cette cheminée ultra courte et cette petite chambre de combustion. La vape est toutefois un tantinet différente, elle apparaît plus « détaillée ». L’ato chauffe moins et respecte mieux les nuances, surtout sur le long terme.

En double coil, le hit est violent, rageur, la fumée est tiède/chaude et ultra dense. Bizarrement on ne perd pas en détail comme c’est le cas parfois en dual. Attention, on est loin des machines à fumée actuelles type TFV14 à 12 coils ! Non, là je vous parle de densité à dimension humaine avec du détail et du goût.
En double coil (0.6 ohm et 35w) avec du « Projet Lenny », je peux même vous dire que je me régale !

Même si je n’ai pas les qualités de notre ami Nesquick pour décrire son rendu dans toute sa subtilité, sachez que c’est un ato « pour homme », qui dynamise réellement les tabacs et surtout les gourmands.
Matelots amateurs de liquides frais ou de fruités, passez votre chemin, ce n’est clairement pas pour vous!

Au final et bien évidemment, cet Aqua SE n’est clairement pas un ato indispensable (encore plus aujourd’hui) mais c’est un matériel attachant que l’on prend plaisir à sortir pour une vape différente et ciblée avec certains liquides.
Un « beau RTA » que tout vrai collectionneur amateur de gourmand devrait, je pense, avoir dans sa collection.

Bonne vape à tous !

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