Contrôle de température, le test!!

21 Août 2017/
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Par :Nesquick

Montage d’un atomiseur en nickel 200 et test de vape en mode « contrôle de température » pour enfin savoir de quoi il retourne !

Ah, le contrôle de température… Depuis le temps qu’on nous bassine avec ce truc, depuis le temps que l’on nous vend des boxes électroniques dotées de cette mystérieuse et incontournable fonctionnalité, il fallait bien un jour l’essayer. Personnellement, elle ne m’intéressait pas vraiment depuis deux ou trois tests effectués il y a bien longtemps sur de pauvres boxes électroniques moisies, juste capables de couper l’alimentation électrique une fois la température programmée atteinte. Oh, je me doutais bien que des chipsets plus finauds produisant une toute autre expérience existaient parmi les boxes peuplant le tiroir à matos mais non, je n’avais pas envie et surtout pas besoin d’un circuit imprimé pour contrôler ma vape.

Le déclic est venu de Eric, taulier du shop « Le Vapoteur » à Versailles et ami du Cap’tain qui nous a mis bien minables en nous interrogeant autour d’une binouze estivale sur cette technique de vape à laquelle nous ne connaissions à peu près rien. Comme on ne peut pas à la fois faire le mariole sur un blog en expliquant à la terre entière comment vaper et ne rien empanner d’un système aussi répandu que le contrôle de température, je me suis senti obligé d’essayer un montage adapté afin d’au moins savoir pourquoi je n’en voulais pas et peut-être même… Changer d’avis !

Le thermo-contrôle

L’idée de ce contrôle est d’utiliser un fil métallique dont la résistivité varie linéairement selon la température. La box peut alors, en fonction de mesures de résistance effectuées en temps réel, déduire la température du montage et par suite adapter la puissance envoyée au maintien de cette température en dessous d’un seuil programmé. La vape obtenue s’en trouve régulée, préservée des dry-hits et autres désagréments inhérents à une élévation trop importante de la température au cœur de l’atomiseur. Les fils présentant l’intéressante propriété requise sont le plus souvent d’acier inoxydable, de titane ou de nickel. C’est avec ce dernier métal que nous allons ici procéder à l’expérience, sur le plateau sympa à monter d’un Origen Tank 19/22 alimenté par une box Reuleaux RX-200 made by Wismec.

Le nickel 200 préconisé pour la vape dont je dispose est fin et mou comme une chique ou une limace, au point d’en devenir inquiétant dans le cadre de la réalisation d’une bobine à vaper. Ce pauvre fil de misère ne va-t-il pas s’écraser comme une bouse à la moindre manipulation, se montrant particulièrement énervant à tournicoter ?

Un montage thermo-controlable

La manipulation se résume à la réalisation d’un coil en spires espacées identique à ceux que l’on façonne parfois à l’aide de Kanthal bel et bon. Le nickel ne se révèle finalement pas si horrif que ça à l’usage et la bobine ne tarde pas à prendre forme autour d’un gabarit en 3,0 mm de diamètre.

Huit tours et quelques réglages des espacements de spires plus tard, notre bobine s’insère facilement dans les trous de serrage du Origen, bien aidée par le faible diamètre du fil. Elle parvient à garder sa forme sans trop de difficultés, le nickel 200 semblant tenir à une certaine dignité malgré sa nature molle et amorphe.

Les résistances obtenues par le bobinage de nickel plutôt conducteur sont forcément plus basse que celles issues de Kanthal limite résistant. Le contrôle de température autorise des valeurs inférieures au dixième d’ohm, celle de notre bobine reste toutefois assez nettement au-dessus.

Hum… Ce 0,16 ohm ne serait-il pas trop élevé pour une vape contrôlée ? Hum… Comme personne n’a réellement envie de s’embêter à démonter le coil pour lui supprimer une spire ou le resserrer autour d’un gabarit plus fin, nous allons y aller comme ça et nous verrons bien car il est parfois nécessaire de savoir prendre une décision ferme sans regarder en arrière. Le placement d’un coton bien aéré ne pose finalement pas de problème malgré la finesse et la malléabilité du fil.

L’amorçage du coton s’effectue exactement de la même façon que sur un coil destiné au mode puissance, il n’y a pas de technique particulière à observer pour le contrôle de température. Le choix du liquide reste également libre, aucun jus spécialement étudié n’est encore proposé et celui qui s’aventurera un jour à le faire un sera juste un gros escroc car il n’y en a nul besoin.

Une fois le remplissage effectué, l’atomiseur thermo-contrôlable est prêt à vaper. Le montage n’aura pas amené de difficulté particulière par rapport à un équipement de Kanthal en spires espacées traditionnel, le nickel restant très gérable tant au niveau du façonnage que de la garniture de coton malgré quelques a priori défavorables.

Une box thermo-contrôleuse

Quasiment toutes les boxes proposent aujourd’hui un mode dit « TC » supportant le contrôle de température. Le tout est bien sûr de trouver comment l’activer et le régler correctement pour le type de fil utilisé. L’opération est simple sur la Reuleaux où quelques pressions sur le bouton « fire » suffisent à entrer dans le mode spécifique au nickel 200.

Dans ce mode comme dans tous les modes contrôlés, la box abandonne l’affichage de la puissance fournie au profit du seuil de température à ne pas dépasser dont le réglage s’effectue par les boutons « + » et « -« . Comme dit plus haut, la résistance du fil varie en fonction de la température. La box doit donc disposer d’une valeur de référence pour effectuer ses calculs en cours de vape, il n’est pas idiot de verrouiller celle obtenue là où l’on pense vaper. Les méthodes de verrouillage diffèrent en fonction des matériels mais cette phase d’étalonnage est importante pour le bon déroulement de la vape.

Cette dernière opération accomplie, on se retrouve prêt à la première bouffée thermo-contrôlée, une étape importante dans le parcours initiatique du vapoto moyen.

Le vapoto thermo-contrôlé

Parti de 215°, j’ai du augmenter le seuil de température jusqu’à 260° pour retrouver les sensations habituellement produites par le Origen 19/22. A cette température, la vape devient dense et goûteuse comme en montage de Kanthal et je dois reconnaître avoir été agréablement surpris.

Les choses se sont gâtées ensuite, notamment lors d’une petite séance de chain-vaping permettant au contrôle de s’exprimer pleinement. Même si la Reuleaux ne coupe pas l’alimentation de l’atomiseur comme le faisaient ses consœurs bon marché, le tassement de la vape est sensible. J’imagine que cette régulation conviendra aux adeptes de la vape pépère mais dois avouer qu’elle me frustre quelque peu en cours de vaporisation. Les nuages sont là, les saveurs également mais la prise de contrôle du chipset me paraît tout de même affadir la vape, la rendant plate et monotone, jusqu’à effacer le hit habituellement provoqué par le déboulé du nuage en fond de gorge.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un premier test et des réglages restent certainement à affiner. Je crains cependant que l’aplatissement de la vape ne puisse qu’être amoindri sans disparaître complètement, contrôle électronique oblige. Le bilan de cette expérience restera malgré tout positif dans la mesure où la vape produite en contrôle de température possède quand même assez d’arguments gustatifs et sanitaires pour plaire. Cette vape maîtrisée doit en effet s’avérer plus saine que les nuages craspouilles émis par une mèche saturée en limite de dry-hit, le choix de son adoption ou de son rejet restant à mon avis une question de plaisir…

Bonne vape contrôlée ou non à toutes et tous ! :bye:

 

 

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21 Commentaires sur "Contrôle de température, le test!!"

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Zaza
Auteur du navire
Merci pour ces explications intéressantes Il y a de la place sur un plateau d’Origen 19/22 ! Intriguée et surtout attirée par la halte aux drys hit, j’avais testé le TC avec coil en inox, mais n’ai pas été convaincue. C’est vrai aussi que la tenue du fil n’est pas la même qu’avec le kanthal et donne des valeurs de coil très basses. Par contre, le coil inox est très réactif dès qu’on appuie sur le switch de la box ! Avec l’habitude ( ah, les habitudes !) de mes atos, et du bon vieux kanthal, je gère finalement plus… Lire tout »
Le Capitaine
Admin

J’ai essayé le TC avec Nes et c’est pas concluant : pas de pêche ni de hit par rapport au Kanthal.
C’est mou, c’est lisse, c’est pas pour moi :unsure:
Merci pour ce recapitulatif :good:

jib
Auteur du navire

Merci pour cette tentative Nes !
Bon, on sent bien quand même qu’à la base l’idée ne te plait pas tant que ça, sinon tu aurais poursuivi tes investigations : on t’a connu plus accrocheur :heart:
J’ai fait pareil… en fait mes essais m’ont surtout servi à savoir à quelle température je vapais avec des résistance en acier à 0.7 ohm : réglée à 210/220 degrés, la box ne régulait presque jamais !

Ael
Invité

Pour ma part je suis passé au SS316 après 5 ans de Kanthal.
Avec l’inox aucun problème au montage car très très semblable au Kanthal
Avec le firmware ArticFox sur ma eVic VTwo Mini la régulation est parfaite.
Je ne retournerais plus en arrière !
Avantage : beaucoup de puissance au départ pour 0 effet diesel et régulation très précise ensuite (sans effet on/off)

Eniotna
Auteur invité

je suis d’accord avec AEL le SS fonctionne mieux et est moins capricieux que le ni200 et l’avantage est que tu peux quand même retourner en watt si ça te gonfle.

Chapeau d’avoir monter ça sur l’origen, le Dieu de la saveur, j’avais jamais testé ce mode de cotonnage là je vais faire un éssai 🙂

TheFlow
Matelot
AH WOUI JIB ça sent la rentrée  » Scolaire » pour Nes , mais il s’y colle au TC c’est déjà pas mal . Qui plus est sur le 19/22 , ma BOMBA en Triple Exemplaire, Oui ENIOTA le DIEU des Saveurs version 4×4 , Passe partout à souhait et tellement qualitatif, C’est Vrai que je fais le cotonnage par en dessous pour ma part … DONC ce TC en Ni 200, résistif qui paraît-il fut à l’origine du développement du TC … PERSO je suis aussi plus adepte du SS316, car en effet adaptable en Wattage, ce qui formellement déconseillé… Lire tout »
jpr
Matelot

J’ai fait des essais près de 6 mois le TC (et beaucoup appris sur les temperatures de mes coils) avec du SS sur un Crius et un Istick TC 100.
Je me sentais un peu « ignorant (et fainéant de ne pas faire l’effort d’apprendre) avec tous les retour sur TC que l’on peut lire.
Je ne sais pas si j’ai raté quelque chose mais
finalement après le pic passionnel de l’apprentissage, je suis revenu au khantal et vape a plus de 60 pour cent du temps sur des mod mécaniques.

Thomas
Invité

Bonjour,

je fais régulièrement de nouveau test en TC, mais mes coils ne tiennent pas sur la longueur. Au bout de 24h, plus de production de vapeur, la box refuse – les box, le problème a été constaté sur différents modèles et avec différent fils – d’envoyer les W comme si la températeur max étaient atteinte instantanément. Re-calibrer la résistance ne résout pas le problème. Lorsque le coil est en SS316 ou 304, il fonctionne encore en mode W.

Est-ce que vous avez déjà rencontré ce problème ?

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