Atomiseurs reconstructibles : Les bases

9 Nov 2015/
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Par :Lodse

Qu’est-ce qu’un atomiseur reconstructible ? Pourquoi s’y mettre ? Et comment ça fonctionne ?

C’est sûr, la vape est meilleure qu’avant sur du matériel réservé au « tout public ». Pas besoin de se prendre la tête, il suffit de visser une résistance, remplir de e-liquide, et vaper. Subtank(Kangertech), Ego-One(Joyetech), Nautilus(Aspire), GS Air(Eleaf), et leurs multiples déclinaisons, sont autant de références à prendre en compte lorsqu’on souhaite remplacer un starter kit vieillissant et de moins en moins satisfaisant.

Cependant, il arrive qu’on ne se satisfasse plus non plus de ces clearomiseurs -pourtant performants-, à la recherche d’un petit plus… Lorsqu’on recherche une vape plus précise et vraiment « sur mesure », c’est là qu’on va généralement se frotter à la cour des grands : Les atomiseurs reconstructibles. Il va falloir mettre un peu les mains dans le cambouis et faire ressortir le bricolo en herbe qui est en nous !

De plus en plus de clearomisers, offrent la possibilité de reconstruire nos propres résistances, en plus des résistances jetables. Les plus connus sont le Subtank et l’Ego-One. Ils permettent de mettre le pied à l’étrier en douceur sur la reconstruction. Si on se rate, on met une résistance jetable et ça refonctionne !

Principes de base

L’atomiseur reconstructible est un peu particulier, car c’est à nous de fabriquer la résistance, et à moindres frais s’il vous plait ! Cet atomiseur n’est pas jetable : On peut le garder pendant des décennies s’il est bien entretenu.

La résistance va se composer d’une portion de fil résistif, et d’un matériaux capillaire(coton, Fiber Freaks, fibre de silice, mesh, cable acier, et bien d’autres) et sera fixée aux pôles positifs et négatifs de l’atomiseur. Le fil résistif va chauffer grâce au courant qui passe dedans, quant au matériaux capillaires, ils permettent de transporter le liquide jusqu’à la résistance.

La façon de réaliser la résistance et le choix des matériaux capillaires sont cruciales. C’est ce qui va définir le rendu de la vape. Mais il ne faut jamais oublier l’airflow (flux d’air), c’est 50% de notre vape.

Ces reconstructibles sont nombreux et se composent en 3 grandes familles : Le dripper, l’atomiseur fibre, et l’atomiseur genesis.

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Mes atomiseurs, de gauche à droite : Le Taifun GS II(en dripper), Le Kayfun 4(atomiseur fibre), et le MCR303(atomiseur genesis).

Les 3 grandes familles du reconstructible

Le Dripper (ou RDA : rebuidable Dripping Atomizer)

Il s’agit d’un atomiseur qui n’a pas de réservoir. Il suffit de mettre quelques gouttes de liquide sur la résistance et le capillaire, puis de vaper. L’absence de réservoir peut paraître étrange aux premiers abords, mais c’est un type d’atomiseurs qui a ses aficionados. L’avantage certain est de pouvoir accéder à son montage à tout moment, et changer de liquide quand bon nous chante.

Il s’agit probablement de l’atomiseur le plus simple à aborder lorsqu’on se lance dans le reconstructible. C’est une excellente idée d’acquérir un dripper pour débuter dans les montages, puis, une fois qu’on est plus aguerris, on peut alors aborder d’autres types d’atomiseurs sans trop de craintes.

Ici le dripper igo-l, composé d'une base, et d'un "topcap"(capuchon). On peut apercevoir les pôles positif et négatif surmontés d'une vis.

Ici le dripper igo-l, composé d’une base, et d’un « topcap »(capuchon).
On peut apercevoir les pôles positif et négatif surmontés d’une vis.

Un montage a été réalisé à l'aide de kanthal(fil résistif) et d'Ekowool(fibre). Il suffit d'y rajouter quelques goutes de liquide

Un montage a été réalisé à l’aide de kanthal(fil résistif) et d’Ekowool(fibre). Il suffit d’y rajouter quelques goutes de liquide

L’atomiseur fibre (ou RTA : Rebuildable Tank Atomizer)

Cette fois, il s’agit d’un atomiseur beaucoup plus ressemblant aux clearomisers « tout public » car il est pourvu d’un tank(ou réservoir), et il est principalement utilisé avec du coton(ou autres fibres), comme les clearomizers donc.

La procédure ne diffère pas trop du dripper pour ce qui est du montage : On a toujours les deux pôles et on fixe la résistance dessus.

La partie un peu plus délicate vient de la gestion de l’alimentation en liquide. Selon l’atomiseur, elle va se régler en dosant plus ou moins la fibre, ou bien par une certaine mécanique propre à l’atomiseur, ou encore par pression/dépression(l’une ne va pas sans l’autre), et parfois même, tout en même temps !

La majorité des soucis qu’on pourra avoir avec ce type de reconstructible aura pour cause l’alimentation du liquide. Si ce n’est pas bien réglé, on va avoir soit des inondations, soit des dry-hits.

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Le Taifun GT, un poids lourd des atomiseurs fibre

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La base du Taifun GT monté en « microcoil coton ». Le dosage de coton est primordial pour une alimentation en e-liquide équilibrée.

L’atomiseur Genesis

Probablement l’atomiseur le plus compliqué à faire fonctionner lors des premiers pas dans le reconstructible.

Il a la particularité d’avoir une chambre d’atomisation(et sa résistance) située dans la partie haute de l’atomiseur. Le montage est assez complexe car on va utiliser une fine toile d’acier appelée « mesh »(matériau capillaire), qu’on va rouler en tube pour transporter le liquide jusqu’à la résistance. Le mesh étant composé d’acier, on devra alors l’isoler(électriquement) de la résistance : Les courts-circuits sont légions si on ne sait pas comment s’y prendre. Un atomiseur genesis va réclamer beaucoup de minutie, de précision, et de connaissances pour fonctionner correctement.

Pour isoler le mesh, on va utiliser diverses méthodes qui vont produire une couche d’oxydation(isolant) sur sa surface. Les plus courantes étant le passage au chalumeau et la « méthode pulse ».

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L’Aga-T2, une référence des atomiseurs genesis. Pas cher, efficace, et adapté à l’apprentissage du genesis.

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Le montage genesis : Le mesh oxydé est roulé pour faire une tige qui baigne dans le réservoir et ressort sur le plateau de montage, et le fil résistif est enroulé autour. Le mesh se gorge de liquide par effet de capillarité pour alimenter la résistance.

Quelques outils pour commencer

On remarque que ces atomiseurs sont bardés de vis et écrous. Les résistances ne se font pas non plus rien qu’avec les doigts. Il faut alors se munir de quelques outils avant de se lancer dans ces montages.

Ici quelques uns qui reviennent très souvent :

  • Tournevis
  • pince de précision (brucelles par exemple)
  • Ciseaux
  • coupe-ongles (très utile pour couper le fil résistif avec précision)
  • tiges de différents diamètres, ou tige multidiamètre (pour donner forme aux résistances en enroulant le fil résistif autour)
  • seringue (pour pomper le liquide, remplir les réservoirs, etc.)
  • Petit chalumeau ou torche, ou même briquet « tempête »

Et quelques consommables :

  • Kanthal 0.3 (fil résistif idéal pour débuter)
  • coton japonais, Fiber Freaks, mesh, fibre de silice

Ça a l’air très compliqué…

C’est pas si compliqué que ça en a l’air, on s’est tous demandé si on était capables d’y arriver.

Il suffit d’avoir un peu de pratique, d’aller fouiller à-droite-à-gauche pour développer ses connaissances en la matière, et surtout, il ne faut pas hésiter à demander conseil. Il n’y a pas de questions bêtes dans ce domaine.

Alors on s’y met ?

Il existe des sous-familles, et chaque atomiseur a ses propres spécificités. Ici je ne fais que présenter les grandes lignes.

J’ai voulu, dans cet article, revenir un peu sur les bases fondamentales qu’on oublie bien souvent de donner aux nouveaux arrivants. Avant de commencer les articles sur le genesis, il m’a paru indispensable d’expliquer ce qu’est un reconstructible.

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24 Commentaires sur "Atomiseurs reconstructibles : Les bases"

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Wolf
Auteur invité

Un bon résumé pour reprendre les bases, ça peut en intéresser certains ! Merci maître charpentier 😉

Le Capitaine
Admin

merci pour ce tuto bien pratique pour les débutants.
C’est important de comprendre ces bases. :good:

Trob
Auteur invité
Il existe aussi une autre famille, les RDTA (Rebuidable Dripping Tank Atomizer) Concernant le Genesis, ce n’est pas forcément un atomiseur compliquer à monter. Si l’on souhaite faire un montage de puriste avec du mesh, oui, c’est chiant. Mais il existe aussi des montages un peu plus faciles avec du câble inox + gaine ou coton, et je pense même qu’il devient l’atomiseur le plus simple à monter si l’on utilise une mèche 100% coton. Il y a 0 chance d’avoir un court circuit et la capillarité et les saveurs sont au top. Le montage se fait en 2 minutes… Lire tout »
Nesquick
Auteur du navire

Bel article, clair et bien tourné qui amènera certainement quelques moussaillons vers les reconstructibles !

Je pense important de placer ce genre d’article de temps en temps afin de limiter l’installation d’un certain hermétisme inévitablement apporté par les membres d’équipage plutôt expérimentés du Navire de Dany…

Il faut du recul et de la maîtrise pour expliquer clairement les choses simples sans scories et complications inutiles. Et ben voilà, tu l’as fait ! :good:

Sezni
Auteur invité

Surtout que pour en avoir parler avec plusieurs gérants de magasins , les gens qui utilisent des reconstructibles représentent entre 5 et 10 % des « vapeurs  » , pas plus .
La plupart des vapeurs restent sur les egos ou des résistances toutes faites . Et tant mieux , chacun sa vape , comme tu dis souvent .

Nesquick
Auteur du navire

Parmi les 90 ou 95% d’utilisateurs de eGo et/ou de résistances toutes faites, doit bien y en avoir quelques uns qui lorgnent gravement les gros jus ricains en 30/70 ou 20/80 et leurs étiquettes chatoyantes…

Ceux-là vont vite se lasser de boucher leur clearo ou de bouffer une résistance à 3 ou 4€ tous les deux jours et viendront peut-être au reconstructible grâce aux plateaux RBA proposés pour la plupart des modèles d’atos récents.

Là intervient l’article de Lodse !

Sezni
Auteur invité

exactement Nes
Bon les résistances Subtank et cie ne durent pas aussi peu de temps , mais c’est juste un cap à franchir .
Je me souviens de la première fois en boutique où j’ai vu un mec avec un reconstructible , c’était un extraterrestre , c’était il y deux ans et demi , personne ,ne touchait à ça ou presque .
J’ai mis un an à y passer , et quand on voit les économies , la différence de qualité de ce que l’on vape , il n’y a pas photo . :good:

vapot'man
Invité

Bien vu Lodse, car je n’ais pas encore trouvé ma vape idéale avec mon Kronos de v giant. :scratch:

Y E S
Invité

Excellent article, merci, que je vais m’empresser de partager sur mon groupe de vape et qui intéressera du monde à coup sur.
Si je peux faire une petite requête, un article sur la sécurité lorsqu’on utilise un méca (sans kick si possible) serait tip-top. Puissance des accus à checker, valeur des résistances, etc…

Le Capitaine
Admin

Cool!
Et c’est quoi ton groupe de vape?
Car ton lien sur ton nom ne mene jamais nul part… :scratch:

Y E S
Invité
C’est un groupe Fb que j’ai mis en secret… C’est pour partager des infos avec les gens de plus en plus nombreux que j’incite ou aide à passer à la vape. Au début, je leur faisait suivre par mail les articles sur les études rassurantes pour lutter contre la désinformation. Partant du principe que les gens qui commencent à vaper vont en covertir d’autres et qu’on doit être de plus en plus nombreux. Comme y’a eu de plus en plus de monde, et que c’était trop de boulot d’envoyer des mails, j’ai fait un groupe FB… C’est un groupe pour… Lire tout »
Y E S
Invité

Voilà, je laisse un commentaire, ça devrait le lier à FB…

Y E S
Invité

et ça marchera que pour mes nouveaux commentaires… Je sais pas comment éditer mon profil DanyVape.
Super Blog au passage, il est devenu vraiment mon préféré.
Bravo pour la bonne humeur et convivialité.

Le Capitaine
Admin

Tu n’as pas de profil, seuls les auteurs en ont.
Merci pour tes compliments et bonne vape.

Ganesh
Invité

Salut !

Je suis actuellement avec un mini subtank v1 depuis un moment et le mutation x mt-rta ainsi que le billow v2 nano me font de l’oeil. Seulement ils m’ont l’air identique et au même prix alors pas facile de les départager..
Mis à part le remplissage par le haut pour le mutation et le pin en cuivre pour le billow, il y a-t-il des différences que je n’ai pas remarqué ? Qu’en est-il niveau saveurs ?

Merci d’avance, bonne soirée !

Kraod
Auteur invité

Le Mutation X MT a de plus gros airflows et de plus grosses arrivées de liquide que le billow.
Je n’en ai testé aucun cependant, mais la famille des Mutation est généralement orientée cloud-chasing…

Ganesh
Invité

D’accord merci pour ta réponse. Le cloud chasing c’est cool mais faut pas que ce soit au détriment des saveurs..

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