C’est sûr, la vape est meilleure qu’avant sur du matériel réservé au « tout public ». Pas besoin de se prendre la tête, il suffit de visser une résistance, remplir de e-liquide, et vaper. Subtank(Kangertech), Ego-One(Joyetech), Nautilus(Aspire), GS Air(Eleaf), et leurs multiples déclinaisons, sont autant de références à prendre en compte lorsqu’on souhaite remplacer un starter kit vieillissant et de moins en moins satisfaisant.

Cependant, il arrive qu’on ne se satisfasse plus non plus de ces clearomiseurs -pourtant performants-, à la recherche d’un petit plus… Lorsqu’on recherche une vape plus précise et vraiment « sur mesure », c’est là qu’on va généralement se frotter à la cour des grands : Les atomiseurs reconstructibles. Il va falloir mettre un peu les mains dans le cambouis et faire ressortir le bricolo en herbe qui est en nous !

De plus en plus de clearomisers, offrent la possibilité de reconstruire nos propres résistances, en plus des résistances jetables. Les plus connus sont le Subtank et l’Ego-One. Ils permettent de mettre le pied à l’étrier en douceur sur la reconstruction. Si on se rate, on met une résistance jetable et ça refonctionne !

Principes de base

L’atomiseur reconstructible est un peu particulier, car c’est à nous de fabriquer la résistance, et à moindres frais s’il vous plait ! Cet atomiseur n’est pas jetable : On peut le garder pendant des décennies s’il est bien entretenu.

La résistance va se composer d’une portion de fil résistif, et d’un matériaux capillaire(coton, Fiber Freaks, fibre de silice, mesh, cable acier, et bien d’autres) et sera fixée aux pôles positifs et négatifs de l’atomiseur. Le fil résistif va chauffer grâce au courant qui passe dedans, quant au matériaux capillaires, ils permettent de transporter le liquide jusqu’à la résistance.

La façon de réaliser la résistance et le choix des matériaux capillaires sont cruciales. C’est ce qui va définir le rendu de la vape. Mais il ne faut jamais oublier l’airflow (flux d’air), c’est 50% de notre vape.

Ces reconstructibles sont nombreux et se composent en 3 grandes familles : Le dripper, l’atomiseur fibre, et l’atomiseur genesis.

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Mes atomiseurs, de gauche à droite : Le Taifun GS II(en dripper), Le Kayfun 4(atomiseur fibre), et le MCR303(atomiseur genesis).

Les 3 grandes familles du reconstructible

Le Dripper (ou RDA : rebuidable Dripping Atomizer)

Il s’agit d’un atomiseur qui n’a pas de réservoir. Il suffit de mettre quelques gouttes de liquide sur la résistance et le capillaire, puis de vaper. L’absence de réservoir peut paraître étrange aux premiers abords, mais c’est un type d’atomiseurs qui a ses aficionados. L’avantage certain est de pouvoir accéder à son montage à tout moment, et changer de liquide quand bon nous chante.

Il s’agit probablement de l’atomiseur le plus simple à aborder lorsqu’on se lance dans le reconstructible. C’est une excellente idée d’acquérir un dripper pour débuter dans les montages, puis, une fois qu’on est plus aguerris, on peut alors aborder d’autres types d’atomiseurs sans trop de craintes.

Ici le dripper igo-l, composé d'une base, et d'un "topcap"(capuchon). On peut apercevoir les pôles positif et négatif surmontés d'une vis.

Ici le dripper igo-l, composé d’une base, et d’un « topcap »(capuchon).
On peut apercevoir les pôles positif et négatif surmontés d’une vis.

Un montage a été réalisé à l'aide de kanthal(fil résistif) et d'Ekowool(fibre). Il suffit d'y rajouter quelques goutes de liquide

Un montage a été réalisé à l’aide de kanthal(fil résistif) et d’Ekowool(fibre). Il suffit d’y rajouter quelques goutes de liquide

L’atomiseur fibre (ou RTA : Rebuildable Tank Atomizer)

Cette fois, il s’agit d’un atomiseur beaucoup plus ressemblant aux clearomisers « tout public » car il est pourvu d’un tank(ou réservoir), et il est principalement utilisé avec du coton(ou autres fibres), comme les clearomizers donc.

La procédure ne diffère pas trop du dripper pour ce qui est du montage : On a toujours les deux pôles et on fixe la résistance dessus.

La partie un peu plus délicate vient de la gestion de l’alimentation en liquide. Selon l’atomiseur, elle va se régler en dosant plus ou moins la fibre, ou bien par une certaine mécanique propre à l’atomiseur, ou encore par pression/dépression(l’une ne va pas sans l’autre), et parfois même, tout en même temps !

La majorité des soucis qu’on pourra avoir avec ce type de reconstructible aura pour cause l’alimentation du liquide. Si ce n’est pas bien réglé, on va avoir soit des inondations, soit des dry-hits.

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Le Taifun GT, un poids lourd des atomiseurs fibre

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La base du Taifun GT monté en « microcoil coton ». Le dosage de coton est primordial pour une alimentation en e-liquide équilibrée.

L’atomiseur Genesis

Probablement l’atomiseur le plus compliqué à faire fonctionner lors des premiers pas dans le reconstructible.

Il a la particularité d’avoir une chambre d’atomisation(et sa résistance) située dans la partie haute de l’atomiseur. Le montage est assez complexe car on va utiliser une fine toile d’acier appelée « mesh »(matériau capillaire), qu’on va rouler en tube pour transporter le liquide jusqu’à la résistance. Le mesh étant composé d’acier, on devra alors l’isoler(électriquement) de la résistance : Les courts-circuits sont légions si on ne sait pas comment s’y prendre. Un atomiseur genesis va réclamer beaucoup de minutie, de précision, et de connaissances pour fonctionner correctement.

Pour isoler le mesh, on va utiliser diverses méthodes qui vont produire une couche d’oxydation(isolant) sur sa surface. Les plus courantes étant le passage au chalumeau et la « méthode pulse ».

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L’Aga-T2, une référence des atomiseurs genesis. Pas cher, efficace, et adapté à l’apprentissage du genesis.

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Le montage genesis : Le mesh oxydé est roulé pour faire une tige qui baigne dans le réservoir et ressort sur le plateau de montage, et le fil résistif est enroulé autour. Le mesh se gorge de liquide par effet de capillarité pour alimenter la résistance.

Quelques outils pour commencer

On remarque que ces atomiseurs sont bardés de vis et écrous. Les résistances ne se font pas non plus rien qu’avec les doigts. Il faut alors se munir de quelques outils avant de se lancer dans ces montages.

Ici quelques uns qui reviennent très souvent :

  • Tournevis
  • pince de précision (brucelles par exemple)
  • Ciseaux
  • coupe-ongles (très utile pour couper le fil résistif avec précision)
  • tiges de différents diamètres, ou tige multidiamètre (pour donner forme aux résistances en enroulant le fil résistif autour)
  • seringue (pour pomper le liquide, remplir les réservoirs, etc.)
  • Petit chalumeau ou torche, ou même briquet « tempête »

Et quelques consommables :

  • Kanthal 0.3 (fil résistif idéal pour débuter)
  • coton japonais, Fiber Freaks, mesh, fibre de silice

Ça a l’air très compliqué…

C’est pas si compliqué que ça en a l’air, on s’est tous demandé si on était capables d’y arriver.

Il suffit d’avoir un peu de pratique, d’aller fouiller à-droite-à-gauche pour développer ses connaissances en la matière, et surtout, il ne faut pas hésiter à demander conseil. Il n’y a pas de questions bêtes dans ce domaine.

Alors on s’y met ?

Il existe des sous-familles, et chaque atomiseur a ses propres spécificités. Ici je ne fais que présenter les grandes lignes.

J’ai voulu, dans cet article, revenir un peu sur les bases fondamentales qu’on oublie bien souvent de donner aux nouveaux arrivants. Avant de commencer les articles sur le genesis, il m’a paru indispensable d’expliquer ce qu’est un reconstructible.

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